ChatGPT en 2026 : la fin d’un quasi-monopole qui profite à Claude

ChatGPT, Claude, Gemini… Les alternatives se sont installées dans le quotidien des pros du numérique. Le 2e volet de notre enquête IA dresse le portrait d’un usage qui se partage.

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En 2026, Claude récupère des utilisateurs de ChatGPT.

L’usage de l’IA n’a jamais été aussi répandu chez les professionnels du digital. Et pourtant, l’outil qui l’a popularisé recule. En effet, après deux ans en tête, ChatGPT cède du terrain à ses concurrents. C’est l’un des principaux enseignements de notre 3e enquête sur le sujet, menée auprès de 807 répondants, en partenariat avec le cabinet de conseil et de formation IA SocIAty.

ChatGPT n’est plus le réflexe unique

Si, cette année, ChatGPT reste encore l’outil IA le plus utilisé, celui-ci connaît une érosion nette. Parmi les professionnels qui déclarent recourir à l’IA, 67,8 % se servent de ChatGPT en 2026, contre 88,6 % un an plus tôt, soit un recul significatif de presque 21 points.

C’est Claude qui profite directement de ce mouvement. L’outil d’Anthropic passe de 18,3 % à 51,2 % en un an, et s’empare de la deuxième place, ce qui lui permet de signer la plus forte progression de l’année.

Du côté des métiers, le recul se confirme jusque chez ceux qui sollicitaient le plus ChatGPT. Ils occupaient le haut du classement en 2025, et y restent en 2026, mais leur part d’usage baisse :

  1. Acquisition (SEO/SEA) : 84 % (-10 points vs 2025),
  2. Social media : 75 % (-15 points),
  3. Communication : 70,1 % (-19 points),
  4. Rédaction : 65,4 % (-20 points),
  5. Gestion de projet : 61,5 % (-25 points).
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Claude gagne 33 points en un an, lorsque ChatGPT en perd 21. © BDM

Ses utilisateurs s’engagent plus, mais en attendent moins

Un usage qui s’approfondit

Si ChatGPT perd en portée, il gagne en profondeur auprès de ceux qui le conservent dans leur stack d’outils. En 2026, la part d’utilisateurs ayant souscrit un abonnement payant est de 45 % (contre 39,4 % l’an passé).

La fréquence d’usage, elle, reste stable, avec 61,7 % d’utilisateurs quotidiens, et 30,5 % d’utilisateurs hebdomadaires. Les usages, eux, demeurent variés :

  1. Corriger ou reformuler un texte : 64,4 %
  2. Produire du contenu : 59,8 %
  3. Générer des idées : 59,4 %
  4. Synthétiser des informations : 57,3 %
  5. Faire des recherches sur le web : 43,7 %
  6. Générer des images : 37,7 %
  7. Demander une expertise sur un sujet (Deep Research) : 32,2 %
  8. Traduire des textes : 32,2 %
  9. Analyser un document PDF : 28,7 %
  10. Classer et analyser des données : 23,0 %
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Près de la moitié des utilisateurs de ChatGPT sont passés à une version payante de l’outil. © BDM

Une magie des débuts qui s’estompe

Reste à savoir ce que les utilisateurs en retirent. Côté performances, une majorité (51,1 %) d’utilisateurs les juge stables ces derniers mois, quand 32,4 % les trouvent en hausse et 16,5 % seulement en baisse. Mais c’est sur les bénéfices perçus que le changement est le plus net : les utilisateurs sont moins nombreux qu’en 2025 à reconnaître à ChatGPT ses atouts d’hier.

En effet, le gain de productivité recule de près de 10 points (67,8 %*) et la créativité de plus de 13 points (40,4 %). Un autre avantage émerge toutefois en 2026 : 61,9 % des utilisateurs estiment que l’outil améliore la qualité de leur travail. Voici le top 5 des avantages de ChatGPT les plus cités :

  1. Augmenter sa productivité (67,8 %),
  2. Améliorer la qualité de son travail (61,9 %),
  3. Développer ses connaissances (53,1 %),
  4. Se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée (43,9 %),
  5. Booster sa créativité (40,4 %).

Passé l’effet de nouveauté, l’outil a atteint une forme de plateau : il ne déçoit pas, mais il n’épate plus vraiment, notamment sur l’aspect créativité.

*Lecture : 67,8 % des utilisateurs de ChatGPT ont indiqué que l’outil leur permettait de gagner en productivité, contre 77,5 % en 2025.

L’utilisation d’outils multiples devient la norme

La rupture la plus marquante de 2026 concerne la manière dont ChatGPT est employé. Moins d’un utilisateur sur cinq, soit 18,6 %, utilise uniquement ChatGPT. Les autres se répartissent en deux groupes :

  • 63,8 % le combinent avec d’autres assistants IA,
  • 17,6 % ont arrêté d’utiliser ChatGPT pour le remplacer par un autre.

Dans les deux cas de figure, un outil se démarque tout particulièrement : Claude. Parmi les professionnels ayant remplacé ChatGPT, 69,6 % se sont tournés vers Claude, loin devant Google Gemini (35,9 %). Parmi ceux qui complètent ChatGPT avec d’autres outils, Claude arrive encore en tête avec 64 %, suivi de Gemini (54,1 %) et de Perplexity (23,7 %). ChatGPT ne perd donc pas ses utilisateurs, mais plutôt son exclusivité qui, jusqu’ici, était très prononcée.

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Le marché des assistants conversationnels se fragmente. © BDM

Au-delà des assistants IA, l’avance d’OpenAI se réduit sur tous les fronts

Le recul de ChatGPT s’inscrit dans un rééquilibrage plus large du marché. En additionnant tous les outils d’un même éditeur, du texte au code en passant par l’image et la vidéo, OpenAI conserve la tête, avec une portée de 70,9 % des répondants et une présence sur les quatre catégories d’outils, mais ses concurrents se rapprochent.

Deux éditeurs se disputent la deuxième place, au coude-à-coude. Anthropic atteint 54 % avec deux outils seulement, Claude et Claude Code, ce dernier étant utilisé par près de 30 % de l’ensemble du panel. Google suit à 52,3 % (ou 55 % en lui rattachant NotebookLM). L’éditeur est le plus présent sur l’ensemble des usages, premier sur la vidéo avec Veo et deuxième sur l’image avec Nano Banana.

Les deux trajectoires sont opposées. Google mise sur l’ubiquité, présent partout sans s’imposer nulle part. Anthropic, quant à lui, avance avec peu d’outils, mais performants et pensés pour un usage professionnel. OpenAI n’est donc plus seulement défié sur le terrain des chatbots, mais sur l’ensemble de ses usages. Sur la vidéo justement, l’éditeur a fait machine arrière : il a fermé Sora, son générateur de vidéos, en mars 2026, faute de rentabilité face à des coûts d’infrastructure massifs.

Méthodologie : enquête réalisée en ligne par BDM, du 24 avril au 29 mai 2026, auprès de 807 professionnels du digital exerçant dans les domaines suivants : communication, marketing, enseignement, gestion de projet, développement, direction générale, design, social media, rédaction, commerce et acquisition SEO/SEA.

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