ChatGPT va afficher des publicités en France à partir de la fin août
OpenAI a prévenu ses utilisateurs européens par email. Les comptes Free et Go verront des publicités dans ChatGPT avant la fin du mois d’août.
OpenAI a commencé à tester la publicité dans ChatGPT le 9 février aux États-Unis, quelques semaines après en avoir annoncé le principe. Le dispositif s’est étendu au Canada, à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande, puis à cinq nouveaux marchés le 11 août, dont le Royaume-Uni. Au tour, désormais, de l’espace économique européen et de la Suisse.
Les offres Free et Go visées, les abonnements payants exemptés
Dans un email adressé samedi 15 août à ses utilisateurs européens, OpenAI indique que des publicités dans ChatGPT peuvent apparaître sur les forfaits Free et Go « plus tard dans le mois », selon le texte rédigé en anglais. Les formules Plus, Pro, Business, Enterprise et Edu n’en affichent pas.
Le format reste celui déployé sur les autres marchés. L’annonce se place sous une réponse de l’assistant, identifiée comme sponsorisée et séparée visuellement du texte généré. L’entreprise redit que les annonceurs n’ont accès ni aux conversations, ni à l’historique, ni aux données personnelles, et qu’ils ne reçoivent que des mesures agrégées de vues et de clics.
Les options sans publicité dans ChatGPT
Deux possibilités existent pour échapper aux annonces, selon OpenAI :
- Souscrire un abonnement payant, Plus ou Pro,
- Rester sur l’offre gratuite en basculant en mode sans publicité, contre des limites de messages abaissées et un accès réduit à certains outils comme la génération d’images.
Une publicité non personnalisée, puis un consentement demandé
Le régime européen s’écarte de celui appliqué ailleurs. Au démarrage, les annonces ne sont pas personnalisées. OpenAI les sélectionne à partir du sujet de la conversation en cours et d’informations contextuelles limitées, comme la localisation générale et le type d’appareil. « Nous n’utilisons pas vos conversations passées ni vos souvenirs pour sélectionner ces publicités », précise l’entreprise.
La personnalisation viendra ensuite et elle sera soumise à l’accord préalable de l’utilisateur, qui pourra la gérer dans les paramètres. Le fonctionnement diffère de celui décrit dans la FAQ d’OpenAI pour les marchés déjà ouverts, où la personnalisation puise dans l’historique des conversations et la mémoire, à charge pour l’utilisateur de la désactiver.
Le responsable de traitement pour l’espace économique européen et la Suisse demeure OpenAI Ireland Limited. La commission irlandaise de protection des données fait donc office d’autorité chef de file. Les utilisateurs peuvent par ailleurs saisir leur autorité locale, comme la CNIL pour la France, s’ils estiment que leurs droits ne sont pas respectés.
Le message annonce enfin une mise à jour de la politique de confidentialité européenne pour y intégrer la publicité. Le document en ligne reste daté du 4 juin et n’évoque nulle part la publicité. Le texte qui encadrera ce ciblage n’est donc pas encore public.
Les annonceurs français doivent encore attendre l’Ads Manager
Le calendrier des utilisateurs n’est pas celui des annonceurs. La page de disponibilité d’Ads Manager, le gestionnaire publicitaire lancé en mai, recense pour le moment sept pays : l’Australie, le Canada, la Corée du Sud, les États-Unis, le Japon, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni.
La France n’y figure pas encore et le déploiement de l’Ads Manager n’a pas fait état de précisions. Les internautes français verront donc sans doute des annonces avant que les marques françaises puissent en acheter en libre-service. Pour le moment, ces dernières avaient seulement la possibilité de manifester leur intérêt auprès d’OpenAI en attendant l’ouverture.
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