Meta dévoile Muse Spark 1.1, un modèle agentique désormais accessible via une API payante
Trois mois après Muse Spark, Meta dévoile une version 1.1 axée sur les tâches agentiques et l’ouvre aux développeurs via sa première API payante.
Meta poursuit son offensive dans l’intelligence artificielle. Ce 9 juillet 2026, Meta Superintelligence Labs a dévoilé Muse Spark 1.1, une nouvelle version de son modèle de raisonnement multimodal pensé pour les tâches agentiques. Le groupe ouvre surtout la Meta Model API, sa première interface de programmation payante donnant accès à ses propres modèles. L’annonce arrive deux jours après le lancement de Muse Image, son premier modèle de génération d’images maison présenté cette semaine, avec un déploiement pour le moment cantonné aux États-Unis.
Muse Spark 1.1, un modèle pensé pour l’orchestration d’agents
Muse Spark 1.1 est un modèle de raisonnement multimodal conçu pour planifier et exécuter des tâches en mobilisant des outils externes. Meta revendique des progrès marqués sur l’usage d’outils, le computer use, le code et la compréhension multimodale par rapport à la première version. Le modèle peut agir comme un agent principal qui définit un plan, puis délègue son exécution à plusieurs sous-agents travaillant en parallèle.
Meta met en avant plusieurs avancées par rapport à la première version de Muse Spark :
- Une généralisation « zero-shot » à de nouveaux outils natifs, serveurs MCP et compétences personnalisées, sans réentraînement.
- Un usage de l’ordinateur sur desktop, navigateur et mobile, le modèle générant un script quand l’automatisation est plus rapide et cliquant quand l’interaction directe est plus simple.
- Des performances de code renforcées sur les grandes bases, de la correction de bugs à la migration de code.
- Une fenêtre de contexte d’un million de tokens, que le modèle compacte lui-même pour conserver les étapes utiles d’un workflow long.
Sur les performances, Meta avance ses propres mesures. Muse Spark 1.1 rivaliserait avec GPT-5.5 et Claude Opus 4.8 sur plusieurs évaluations agentiques, a affirmé Alexandr Wang, responsable de Meta Superintelligence Labs. Le modèle domine surtout les tests d’usage d’outils, mais reste derrière ses concurrents sur le code pur et le multimodal, d’après le tableau de résultats diffusé par la firme. Meta positionne donc Muse Spark 1.1 comme un modèle d’orchestration davantage que comme une référence de précision en programmation.
Une première API payante face à OpenAI et Anthropic
La principale nouveauté n’est pas que technique. Avec la Meta Model API, ouverte en préversion publique, la firme facture pour la première fois l’accès à son propre modèle de pointe. Jusqu’ici, Meta diffusait surtout ses modèles en « open weights », à l’image de la famille Llama. Muse Spark 1.1 est au contraire un modèle fermé, hébergé et facturé au token.
Le groupe mise clairement sur le prix pour s’imposer face à OpenAI et Anthropic. Son API se veut compatible avec les SDK des deux concurrents, ce qui permet de brancher un agent existant sur Muse Spark 1.1 en changeant simplement l’adresse et la clé.
Le tarif de la Meta Model API
L’accès développeur à Muse Spark 1.1 est facturé 1,25 dollar par million de tokens en entrée et 4,25 dollars par million de tokens en sortie. Meta offre 20 dollars de crédits à la création d’un compte. La préversion reste pour l’instant limitée aux États-Unis.
Côté grand public, Muse Spark 1.1 est proposé gratuitement en mode « Thinking » dans l’application Meta AI et sur sa version web. Signe de l’importance de ce lancement, Mark Zuckerberg a publié sur X pour la première fois en trois ans. Il y décrit Muse Spark 1.1 comme « un modèle agentique et de code puissant à très bas prix » et annonce que d’autres modèles suivront.
(1) Today we’re releasing Muse Spark 1.1 — a strong agentic and coding model at a very low price. It’s available through our new Meta Model API and in Meta AI.
— Mark Zuckerberg (@finkd) July 9, 2026
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