AdSense : Google change sa méthode de comptage des impressions en février 2027
Google aligne AdSense et Ad Manager sur la méthode begin-to-render, un standard plus exigeant qui devrait faire mécaniquement reculer le nombre d’impressions déclarées.
Les compteurs de Google bougent. YouTube a modifié fin août sa méthode de calcul des vues, désormais enregistrées dès le lancement de la lecture, ce qui gonfle mécaniquement les chiffres publics. La firme de Mountain View, tandis que la publicité s’installe dans ChatGPT en France, change désormais la mesure publicitaire display, mais dans le sens inverse de YouTube. Google va compter ses impressions plus tard dans le processus d’affichage, donc moins souvent, mais pour plus de certitudes ? On vous explique.
Une impression comptée à l’affichage, et non plus au téléchargement
Google informe ses éditeurs et utilisateurs d’AdSense du passage au begin-to-render (BTR) le 17 février 2027, en remplacement du count-on-download (COD) appliqué jusqu’ici au display. Le changement porte sur l’inventaire banner, sur le web, le web mobile et la CTV. Les impressions seront dès lors comptées une fois l’affichage complet de l’annonce, et non au début de son chargement. Les autres formats sont déjà alignés ou compatibles : le natif et l’interstitiel, les applications avec le comptage 1-pixel, la vidéo avec la première image. Les impressions webview seront traitées comme celles du web mobile.
Les trois méthodes de comptage d'une impression
Les standards de mesure ont évolué en trois étapes, que Google définit ainsi :
- Served impression : l’impression est comptée quand le serveur envoie l’annonce à l’éditeur, sans garantie de téléchargement ni d’affichage.
- Downloaded impression ou count-on-download : elle est comptée quand la créa commence à se télécharger sur l’appareil de l’internaute.
- Begin-to-render : elle est comptée quand la créa a fini de charger et commence à s’afficher.
Google annonce un total d’impressions en baisse après la bascule. Une annonce dont le téléchargement a démarré mais qui n’a jamais commencé à s’afficher, parce que l’internaute a quitté la page trop vite, ne sera plus comptabilisée. Le moteur présente le BTR comme la méthode de référence de l’IAB (l’Interactive Advertising Bureau, qui regroupe les acteurs de la publicité sur Internet) et comme un moyen de réduire les écarts de mesure avec les acheteurs et les prestataires de mesure tiers. Aucune action n’est requise des éditeurs et Ad Manager conserve son accréditation MRC (Media Rating Council).
Comment chiffrer l’écart avant l’échéance
Les éditeurs qui passent par Ad Manager peuvent mesurer la baisse dès maintenant, une possibilité qui n’existe pas dans AdSense seul. La console expose déjà les deux métriques côte à côte, « Ad server impressions » et « Ad server begin to render impressions », dans un rapport interactif qui croise le canal de demande, le format et le type d’inventaire, ainsi que la catégorie d’appareil. La différence entre les deux donne l’ordre de grandeur à anticiper. Google conseille de partir d’un historique postérieur au 12 août 2026 et annonce des métriques équivalentes à venir pour Ad Exchange et les groupes de rendement.
Trois réglages pèsent ensuite sur le résultat :
- Le lazy rendering : les paramètres renderMarginPercent et fetchMarginPercent déterminent le moment où les créas commencent à s’afficher, au prix d’une charge réseau plus lourde.
- Le poids des créas : un nombre d’assets élevé ou des scripts synchrones allongent le temps de téléchargement.
- Le nombre d’intermédiaires dans la chaîne : chaque saut supplémentaire réduit la part de créas qui parviennent à s’afficher.
Chrome désactive par ailleurs les annonces trop gourmandes en réseau ou en processeur, ce qui peut empêcher l’affichage de la créa et, sous BTR, le comptage de l’impression.