Avec Muse, Meta mise sur un agent IA capable d’exécuter les tâches du quotidien

Meta dévoile Muse, un agent IA qui exécute des tâches concrètes à la place de l’utilisateur, en s’appuyant sur une machine virtuelle sécurisée dédiée.

Meta Muse 2026
Muse peut générer une carte bancaire à usage unique par achat. © Montage BDM

Meta étoffe sa famille Muse, déjà composée du modèle Muse Spark, de l’agent de programmation Muse Code et du générateur d’images Muse Image. Le groupe y ajoute un agent, sobrement baptisé Muse, conçu pour agir directement à la place de l’utilisateur, du remplissage de formulaires à la réservation en ligne. Tour d’horizon.

Un agent qui exécute les tâches à la place de l’utilisateur

Meta présente Muse comme un agent personnel capable de mener une tâche jusqu’au bout, sans intervention à chaque étape. Concrètement, Muse peut envoyer un mail, prendre un rendez-vous ou remplir un formulaire à la place de l’utilisateur. L’utilisateur communique avec l’agent de manière conversationnelle, dans l’application dédiée ou directement dans WhatsApp.

Contrairement à d’autres agents, Muse a été conçu pour des milliards de personnes à travers le monde, sans aucune formation préalable. Son utilisation est immédiate et intuitive, sans aucune compétence technique requise. Il peut gérer des tâches simples, comme l’envoi d’ emails ou la réservation de voyages, et s’attaquer à des projets ambitieux, indique Meta.

Une fois qu’un objectif lui est communiqué, l’agent élabore un plan, organise le temps et les ressources nécessaires, puis avance seul sur la tâche. Pour les tâches plus longues, il continue de travailler après la fermeture de l’application et revient vers l’utilisateur quand une validation est nécessaire, par exemple avant l’envoi d’un courriel ou la réalisation d’un achat. L’agent s’appuie sur Muse Spark, le modèle IA de Meta. Il mémorise aussi des informations mentionnées une seule fois par l’utilisateur pour faire des suggestions non sollicitées, par exemple transformer une recette repérée sur Instagram en liste de courses.

Comment Muse paie à la place de l’utilisateur

Pour les achats, l’agent passe par Link, la solution de paiement développée par Stripe. Plutôt que d’utiliser directement la carte bancaire de la personne, Muse génère une carte à usage unique pour chaque transaction : le vrai numéro de carte n’est donc jamais transmis au marchand.

Meta indique que Muse est le premier agent IA à bénéficier des protections d’achat de Link :

  • Objet endommagé ou perdu : une prise en charge gratuite est prévue.
  • Baisse de prix : la différence est remboursée si le tarif diminue après l’achat.
  • Retour : il s’effectue sans frais, avec une garantie sur les achats éligibles.

Meta prévoit d’ajouter prochainement Shop Pay comme mode de paiement supplémentaire, ainsi qu’une prise en charge de 1Password pour permettre à l’agent d’utiliser des identifiants déjà enregistrés par l’utilisateur.

Des garde-fous de sécurité

Muse fonctionne sur Muse Secure VM, une machine virtuelle dédiée à chaque utilisateur, isolée de celles des autres et hébergée dans le cloud. Elle stocke les données personnelles ainsi que les identifiants des services connectés. Un second agent, baptisé Sentinel, y tourne en parallèle : aucune action de Muse n’atteint Internet sans sa validation. Il sollicite l’utilisateur lorsque c’est nécessaire.

Meta précise que l’agent n’a jamais accès aux mots de passe ni aux moyens de paiement de l’utilisateur, conservés dans un espace de stockage sécurisé. La personne garde la main sur les autorisations accordées : elle peut modifier l’accès, refuser que ses échanges servent à l’entraînement des modèles de Meta, ou demander à l’agent d’oublier une information précise. Une version chiffrée de la machine virtuelle, où même Meta ne pourra pas accéder aux données, doit être lancée plus tard dans l’année sous le nom de Muse Confidential VM.

Une sortie limitée aux États-Unis pour le moment

Muse est disponible dès aujourd’hui aux États-Unis, sur iOS, Android et via le site muse.ai, ainsi que dans WhatsApp. Meta annonce une arrivée prochaine sur ses lunettes connectées, mais sans donner de calendrier.

L’usage gratuit couvre la majorité des besoins. Deux formules payantes sont proposées pour aller plus loin : Power, à 20 $ par mois, et Maximum, à 100 $ par mois.

L’application intègre un compteur d’usage qui indique le pourcentage restant, et prévient l’utilisateur avant l’épuisement du quota gratuit.

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