OpenAI lance un outil pour identifier les images créées par ChatGPT

OpenAI met en ligne un outil pour détecter si une image provient de ses modèles, en croisant les métadonnées C2PA et le filigrane invisible SynthID de Google. Voici comment y accéder, et l’utiliser.

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La plateforme prend en charge plusieurs formats : PNG, JPEG et WEBP. © OpenAI

Dans un communiqué, OpenAI annonce le lancement d’un outil, en research preview, permettant de vérifier si un visuel a été généré à l’aide de ses outils. La firme californienne s’engage parallèlement se conformer au standard C2PA, une norme ouverte permettant d’ajouter aux fichiers numériques des métadonnées de provenance afin d’indiquer notamment si un contenu a été généré ou modifié par une intelligence artificielle.

Un outil qui repère deux types de marqueurs

Lancé ce mardi 19 mai 2026, l’outil de vérification d’OpenAI s’appuie sur deux types de signaux pensés pour se compléter mutuellement et pallier leurs limites respectives. D’une part, les Content Credentials (C2PA), qui « associent des métadonnées de provenance aux contenus numériques » et permettent ainsi de savoir si une image a été générée via l’API ou ChatGPT. D’autre part, SynthID, un filigrane invisible développé par Google DeepMind, conçue pour « résister à des modifications comme le recadrage, l’ajout de filtres ou la compression avec perte », peut-on lire.

Si un signal est détecté sur une image uploadée, cela indique « qu’elle provient probablement d’outils OpenAI », peut-on lire dans une FAQ. Même si la firme reconnaît qu’aucun outil n’est infaillible, elle estime « que les signaux détectés sont fiables et que les faux positifs sont rares ».

Il est important que les gens puissent comprendre et vérifier l’origine des médias afin de les interpréter avec plus de confiance. Les signaux de provenance peuvent y contribuer en fournissant aux utilisateurs un contexte sur l’origine d’un contenu, la façon dont il a été créé ou modifié, et s’il est bien ce qu’il prétend être », juge OpenAI.

L’outil se limite, pour le moment, à la détection de visuels générés via l’API, ChatGPT ou Codex. « Dans les prochains mois, nous visons à soutenir les efforts intersectoriels pour rendre la vérification possible sur toutes les plateformes », promet néanmoins la firme.

En nous appuyant sur notre soutien de longue date aux Content Credentials, en devenant conformes au C2PA, en adoptant SynthID et en présentant des outils de vérification publics, nous espérons contribuer à long terme à un écosystème de provenance plus interopérable, ajoute la firme.

Comment utiliser l’outil de détection d’OpenAI

Actuellement en research preview, la plateforme d’OpenAI est disponible à cette adresse. Pour l’exploiter, il vous suffit d’y déposer un fichier jugé suspect, puis d’attendre que l’analyse, qui prend quelques secondes, soit effectuée. L’outil prend en charge divers formats d’images, notamment PNG, JPEG et WEBP. « Pour de meilleurs résultats, recadrez les captures d’écran au plus près de l’image et évitez d’importer des fichiers contenant plusieurs images », précise OpenAI, qui ajoute que les images uploadées ne sont pas utilisées à des fins d’entraînement.

L’analyse dure quelques secondes. © Capture BDM
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