Étude Instagram : les formats et les leviers qui fonctionnent en 2026
Les vues progressent de 27 % sur Instagram, mais derrière ce chiffre se cache surtout un changement de mesure et une nouvelle hiérarchie des formats.
Metricool publie son étude annuelle sur Instagram, un état des lieux fondé sur l’analyse de plus de 24 millions de publications issues de 375 118 comptes de toutes tailles, sur les mois de janvier et février 2025 et 2026. Son principal enseignement tient en un chiffre : les vues ont progressé de 27 % en un an. Mais ce résultat doit être resitué, car il tient autant à une évolution technique de la plateforme qu’à une hausse réelle de la visibilité.
Le périmètre de l'étude Metricool
L’analyse porte sur :
- 24 364 803 publications issues de 375 118 comptes,
- Les mois de janvier et février 2025 et 2026, comparés d’une année sur l’autre,
- Des comptes segmentés par taille, de Tiny (moins de 2 000 abonnés) à Huge (plus d’un million).
Des vues en hausse de 27 %, mais une mesure qui a changé
Depuis plusieurs mois, « les impressions n’existent plus sur Instagram ». En effet, la plateforme a abandonné cette statistique au profit d’une métrique unique appliquée à tous les formats : les vues. Chaque réaffichage d’un carrousel, chaque relecture d’un Reel compte désormais comme une nouvelle vue, sans limite. Le périmètre de comptage s’est donc élargi, ce qui gonfle mécaniquement les volumes, analyse Metricool.
L’algorithme accentue le phénomène. La plateforme réexpose les publications aux utilisateurs et utilisatrices qui n’ont pas réagi lors de la première diffusion, et valorise les contenus enregistrés ou partagés. Ainsi, une partie de la hausse de 27 % traduit moins une explosion de l’audience qu’une nouvelle façon de comptabiliser l’attention, explique prudemment Metricool.
Les Reels et les carrousels portent la visibilité
En 2026, les comptes ont publié davantage sur tous les formats : 35 % de Reels en plus, 24 % de carrousels supplémentaires et 12 % de publications à image unique en plus.

Mais le rendement varie fortement d’un format à l’autre, décrypte l’étude.
- Les Reels concentrent l’engagement. Un Reel génère en moyenne plus de quatre fois plus d’interactions qu’une publication à image unique, et c’est le seul format dont le taux d’engagement progresse (+24,76 %).
- Les carrousels misent sur la durée. Régulièrement réaffichés aux personnes qui n’ont pas interagi, ils accumulent les vues et génèrent neuf fois plus d’enregistrements que l’image unique.
- L’image unique recule, en particulier sur les gros comptes, où la portée et le taux d’engagement chutent nettement.
Les carrousels « surpassent les publications à image unique sur tous les indicateurs, sans exception », souligne l’étude.

La vidéo se distingue elle aussi : le temps de visionnage moyen par Reel a plus que doublé en un an (+118 %) et les partages ont bondi de 67 %. Les utilisateurs et utilisatrices ne se contentent plus de regarder les Reels, ils participent activement à leur diffusion.
Le référencement naturel prend le pas sur les hashtags
Les hashtags perdent de leur influence. Selon Metricool, les publications qui en utilisent enregistrent en moyenne 32 % de vues et 34 % d’interactions en moins. L’étude précise toutefois qu’il s’agit d’une corrélation et non d’un lien de cause à effet : les comptes très dépendants des hashtags sont peut-être simplement moins performants sur d’autres critères désormais valorisés par l’algorithme.

En parallèle, le référencement gagne du terrain. Instagram indexe les légendes à partir des mots-clés, et depuis l’été 2025, les publications publiques des comptes professionnels peuvent remonter dans les résultats de Google. « Le SEO Instagram est bien là », constate Metricool. Le langage naturel dans les légendes pèse désormais autant que le choix du format.
La communauté redevient le moteur des interactions
Pour générer des interactions, l’étude invite à solliciter directement son audience plutôt qu’à publier davantage. Plusieurs leviers se dégagent, relève Metricool :
- Poser une question dans la légende augmente le nombre de commentaires de 37 %,
- Un appel à l’action incitant à commenter ou à enregistrer multiplie les commentaires par trois et les enregistrements par deux. À l’inverse, demander explicitement un like fait baisser les likes de 5 %,
- Mentionner un autre compte profite surtout aux petites structures, avec une portée en hausse de 108 % pour les comptes Tiny.
Cette dynamique s’appuie sur des signaux venus des utilisateurs eux-mêmes. « L’algorithme humain est de retour », résume Metricool. Lorsqu’un contenu résonne, ce sont les partages et les enregistrements qui portent sa diffusion, davantage que les likes, auxquels l’algorithme accorde désormais moins de poids.
Un Instagram qui se compare toujours à TikTok
Ces performances restent à relativiser. « TikTok reste le leader incontesté de la vidéo verticale », rappelle Metricool. Les Reels affichent 29 % de vues et 14 % d’interactions de moins que les vidéos TikTok. Instagram reprend toutefois l’avantage sur les carrousels, avec 4,7 fois plus de vues et 5,8 fois plus d’interactions que le même format sur TikTok.
Le tableau tranche avec l’édition précédente de l’étude, où les Reels y voyaient alors leur portée reculer. Un enseignement demeure toutefois constant d’une année sur l’autre : les trois premiers jours sont déterminants, puisqu’ils concentrent environ 70 % des vues d’une publication, observe l’étude. Le créneau de 19 h à 21 h reste par ailleurs le plus favorable pour toucher une audience active, quel que soit le jour de la semaine.
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