Jeux marketing : quelles sont les campagnes qui engagent vraiment ?
Adictiz a passé au crible 3 516 campagnes et 60 millions de sessions sur trois ans. Quels sont les profils des participants, les mécaniques qui performent et les comportements selon les temps forts ? Réponse ci-dessous !
La gamification s’est imposée comme un levier à part entière dans les stratégies marketing : jeux concours, instants gagnants, quiz interactifs… Ces formats promettent un engagement supérieur aux campagnes classiques, mais leurs performances varient fortement selon les mécaniques choisies, les secteurs et les moments de l’année. Pour y voir plus clair, la solution de gamification Adictiz a analysé 3 516 campagnes et près de 60 millions de sessions sur la période 2022-2024. Les enseignements couvrent quatre temps forts calendaires (Pâques, rentrée, Halloween et Avent) ainsi que plusieurs verticales sectorielles. Tour d’horizon.
Qui joue ? Le profil dominant des participants
Les campagnes de gamification marketing attirent majoritairement des femmes : elles représentent 77,4 % des participants sur l’ensemble des données analysées. La tranche d’âge 18-39 ans constitue le cœur de cible, avec une participation qui intervient le plus souvent de façon ponctuelle plutôt que récurrente.
Le device dominant est le mobile, conformément aux tendances générales du marketing digital. Les détails par secteur révèlent toutefois des comportements très différents d’une verticale à l’autre, comme le montre l’analyse sectorielle ci-dessous.
Adictiz : le jeu au service de la performance marketing
Instant gagnant ou jeu à score : deux logiques d’engagement
Parmi les mécaniques analysées, Adictiz distingue deux grandes familles : instant gagnant et jeu à score.
L’instant gagnant repose sur le hasard : le participant tente sa chance et découvre immédiatement s’il a remporté un lot. Simple et rapide, ce format génère des volumes de participation élevés, notamment sur des audiences larges peu familières du jeu. Le jeu à score fonctionne différemment : le résultat dépend de la performance du joueur (rapidité, précision, accumulation de points), ce qui implique davantage et incite à rejouer pour améliorer son résultat.
L’étude confirme cette distinction dans les données. L’instant gagnant domine les campagnes de Noël, porté par un contexte où l’audience cherche avant tout une expérience rapide et gratifiante. Sur les autres temps forts, ce sont les jeux à score qui prennent l’avantage, produisant un engagement plus long dans la durée. Le choix entre les deux logiques dépend donc du moment calendaire et de l’objectif de la campagne : volume de participation pour Noël, profondeur d’engagement pour le reste de l’année.
Des comportements distincts selon les temps forts
Chaque temps fort attire un public différent, avec ses propres caractéristiques démographiques et sectorielles. Halloween concentre une audience très jeune, sur mobile. La rentrée touche davantage les actifs, avec un taux d’usage mobile supérieur à 60 % ; les secteurs banque, assurance et distribution y sont particulièrement actifs. La période de l’Avent, autour de Noël, mobilise un public plus familial, avec une forte présence du retail, de l’e-commerce et des produits de grande consommation.
Ces données permettent aux équipes marketing d’adapter leur stratégie de gamification selon le moment de l’année, en tenant compte à la fois du profil d’audience attendu et des secteurs les plus actifs sur chaque période.
Des verticales aux comportements très contrastés
L’analyse sectorielle révèle des écarts significatifs entre les secteurs. La mode et la beauté affichent un usage 100 % mobile, tandis que la banque et l’assurance restent les secteurs les plus ancrés sur desktop, à contre-courant des autres verticales.
La distribution et le B2B concentrent leur activité autour de la rentrée, tandis que le retail, l’e-commerce et le FMCG orientent l’essentiel de leurs campagnes vers la fin d’année. Ces écarts soulignent l’intérêt d’une lecture sectorielle des données : les comportements d’engagement varient suffisamment d’une verticale à l’autre pour justifier une stratégie différenciée.
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