Google va sanctionner les sites qui détournent le bouton retour du navigateur

La pratique consistant à détourner le bouton retour du navigateur est désormais une violation explicite des règles de Google. Les propriétaires de sites ont deux mois pour agir.

Google Back Button
Le back button hijacking était déjà contraire aux Google Search Essentials. © Andreas Prott - stock.adobe.com

Dans un billet publié le 13 avril 2026 sur son Search Central Blog, Google annonce s’attaquer au « back button hijacking », une pratique jugée contraire à l’expérience utilisateur. Les sites qui y recourent ont jusqu’au 15 juin 2026 pour se mettre en conformité.

Qu’est-ce que le back button hijacking ?

Le back button hijacking consiste à empêcher un internaute de revenir à la page précédente lorsqu’il clique sur le bouton retour de son navigateur. Pour y parvenir, certains sites intègrent des scripts qui manipulent l’historique de navigation, redirigeant l’utilisateur vers des pages qu’il n’a jamais visitées ou lui affichant des publicités non sollicitées. Cette pratique permet de maintenir l’internaute captif et multiplier les affichages publicitaires.

Si la manipulation était déjà implicitement contraire aux Google Search Essentials, elle n’avait jusqu’ici jamais fait l’objet d’une règle explicite. Mais après avoir observé une hausse de ce comportement, Google a donc décidé de l’intégrer formellement à sa politique contre les pratiques malveillantes. Ces dernières sont définies comme créant un décalage entre les attentes des utilisateurs et le résultat réel, conduisant à une expérience négative et trompeuse.

Google justifie :

Nous accordons une importance primordiale à l’expérience utilisateur. Le détournement du bouton « Retour » perturbe le fonctionnement du navigateur, rompt le parcours utilisateur habituel et engendre de la frustration. Les utilisateurs se sentent manipulés et finissent par être moins enclins à visiter des sites inconnus. 

Des sanctions prévues et des corrections attendues avant le 15 juin

Les sites ayant recours à cette pratique ont jusqu’au 15 juin 2026 pour supprimer ou désactiver tout script ou technique qui interfère avec la navigation de l’utilisateur. Après cette date, les pages contrevenantes pourront faire l’objet d’actions manuelles anti-spam ou de déclassements automatiques dans les résultats de recherche Google.

Google précise que le problème ne vient pas nécessairement du code développé en interne : il peut aussi provenir de bibliothèques tierces ou de plateformes publicitaires intégrées au site, dont le propriétaire reste malgré tout responsable.

Pour les sites qui feraient l’objet d’une action manuelle après le 15 juin, Google précise qu’une demande de réexamen peut être soumise via la Google Search Console une fois le problème corrigé.

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