Les workspace agents d’OpenAI promettent d’automatiser les workflows directement dans ChatGPT
Déployés en research preview auprès des abonnés Business, Enterprise, Edu et Teachers, ces agents s’appuient sur Codex pour automatiser des tâches récurrentes comme des reportings ou des collectes de feedbacks.
Dans un communiqué publié ce mercredi 22 avril 2026, OpenAI a introduit les workspace agents dans ChatGPT, des agents alimentés par Codex « capables de gérer des tâches complexes et des workflows de longue durée, tout en opérant dans le cadre des permissions et des contrôles définis par leur organisation ». La fonctionnalité est déployée en research preview auprès des abonnés Business, Enterprise, Edu et Teachers.
Des agents qui comprennent, mémorisent, et opèrent en continu
La firme californienne, qui multiplie les annonces d’envergure ces dernières semaines, présente les workspace agents comme une évolution des GPT personnalisés. Là où les GPT permettaient de cadrer le chatbot pour accomplir une tâche spécifique, les workspace agents gèrent des tâches en plusieurs étapes dans le cloud, « même en votre absence », précise le communiqué. « Ils peuvent écrire ou exécuter du code, se connecter à des applications tierces, mémoriser ce qu’ils ont appris à travailler », ajoute l’entreprise, qui indique qu’il est possible de planifier leurs tâches « selon un calendrier défini » et de les déployer sur Slack afin « qu’ils traitent les demandes au fil de l’eau ».
Pour illustrer le potentiel de sa fonctionnalité, OpenAI cite plusieurs cas d’usage, parmi lesquels le traitement des demandes de logiciels en interne, l’agrégation de feedbacks sur un produit ou la génération automatique de reportings hebdomadaires.
Quelle tarification pour les workspace agents ?
Les workspace agents sont disponibles gratuitement jusqu’au 6 mai 2026, date à partir de laquelle un modèle tarifaire à la consommation par crédits s’appliquera.
Pour créer l’un de ces agents, il suffit de cliquer sur Agents dans la barre latérale de ChatGPT et de décrire le workflow en langage naturel. Le chatbot se charge, ensuite, de la configuration : il définit les étapes, se connecte aux outils adaptés et teste le flux de travail « jusqu’à obtenir le résultat attendu » par l’utilisateur, peut-on lire. Une fois déployé, un agent peut être partagé à l’échelle de l’organisation depuis ce même onglet.
Comment les entreprises gardent-elles la main sur ces workspace agents ?
Selon OpenAI, les administrateurs peuvent restreindre les outils et données accessibles à chaque agent, contrôler les droits de création, de validation et de partage, et monitorer l’ensemble des actions effectuées en arrière-plan. « Pour les étapes sensibles, comme la modification d’un tableur, l’envoi d’un e-mail ou l’ajout d’un événement au calendrier, il est possible d’exiger que l’agent demande une validation avant de poursuivre », ajoute l’entreprise.
Vers une mise au placard des GPT personnalisés
Avec le déploiement de cette nouveauté, OpenAI continue de consolider son positionnement sur le segment professionnel. Comme nous l’évoquions en mars, la firme a mis fin à plusieurs projets annexes pour concentrer ses ressources sur des terrains prisés par des entreprises et théoriquement fructueux : l’agentique et le code. Deux domaines où Anthropic a pris de l’avance, notamment grâce à Claude Code ou Cowork, son outil permettant à des profils non techniques de confier des workflows ou des tâches à Claude.
La fonctionnalité marque par ailleurs le début d’une transition pour les GPT personnalisés. Lancés en novembre 2023 et accessibles via le GPT Store depuis janvier 2024, ces chatbots personnalisés coexisteront provisoirement avec les nouveaux agents. OpenAI précise qu’un outil de conversion permettra prochainement de « convertir facilement les GPT en workspace agents ».