Slack dévoile 30 fonctionnalités pour Slackbot : skills, recherche approfondie, mémoire…

Dépeint comme « le coéquipier ultime », l’assistant de la messagerie collaborative peut transcrire et exécuter des tâches en réunion, ou concevoir des skills réutilisables pour automatiser les actions récurrentes.

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Slackbot, déjà entièrement repensé en janvier, se dote de trente de nouvelles capacités. © Slack

Slackbot continue d’étendre son périmètre. Ce mardi 31 mars 2026, Salesforce a dévoilé, dans un communiqué, plus de trente nouvelles fonctionnalités pour son assistant, qui avait déjà été doté de capacités agentiques lors d’une mise à jour majeure en janvier. Cette nouvelle mouture « est disponible dès aujourd’hui sur les plans Business+ et Enterprise+ en activant simplement un paramètre dans le panneau d’administration », indique la maison mère de la messagerie collaborative, et sera déployée plus largement courant avril.

Slackbot : un assistant qui voit, écoute et agit

Longtemps cantonné à des tâches simples malgré son ancrage historique dans la messagerie collaborative, Slackbot est désormais présenté par Salesforce comme « le coéquipier ultime », un collègue « toujours disponible et profondément informé de chaque aspect de votre activité ». Une compréhension contextuelle qui lui ouvre de nombreuses possibilités et lui permettrait de surpasser d’autres assistants généralistes dans les tâches professionnelles, selon l’entreprise.

Pour exploiter cette manne d’informations, Slackbot s’est donc vu doter de plusieurs nouvelles capacités :

  • Transcription et prise de notes en réunion : l’assistant écoute les appels en arrière-plan, effectue des actions en temps réel — « comme afficher une fiche Salesforce dans le chat dès qu’un nom de client est mentionné », illustre la firme — et génère un résumé en fin de réunion.
  • Agent desktop : Slackbot peut accéder au contenu affiché à l’écran et effectuer des tâches à partir ce qu’il voit voit, directement dans Slack. Et ce, sans outrepasser les permissions définies par l’administrateur. « Il ne prend pas le contrôle de votre souris et ne sort pas de votre espace de travail », précise Salesforce.
  • Recherche approfondie : Slackbot embarque désormais un mode Deep Toughts, qui lui permet de décomposer un problème en plusieurs étapes, creuser le sujet, parcourir de multiples sources et générer un brief « stratégique et actionnable (…) en quelques secondes », vante Salesforce.
  • Commande vocale : depuis l’application mobile, Slackbot peut exécuter des tâches à partir d’une requête orale, comme mettre à jour le CRM ou envoyer des invitations.
  • Mémoire : Slackbot retient les préférences et habitudes de travail pour personnaliser ses réponses au fil du temps.

Côté connectivité, Slackbot adopte le protocole MCP (Model Context Protocol), ce qui lui permet notamment de se connecter à Agentforce, la plateforme d’agents IA de Salesforce, ainsi qu’à n’importe quelle application compatible. Il peut d’ores et déjà accéder à plusieurs milliers d’applications issus de Slack Marketplace ou Salesforce AppExchange. « Les collaborateurs n’ont jamais à savoir quel système traite quelle tâche. Il suffit de demander. Slackbot trouve le bon chemin et s’en charge », indique le communiqué.

Comme Claude, Slackbot peut automatiser des tâches récurrentes grâce aux AI Skills

C’est sans doute la nouveauté phare de cette mise à jour. Depuis ce mardi, Slackbot intègre, comme Claude, des AI Skills, soit des « jeux d’instructions » réutilisables, conçus pour automatiser les tâches récurrentes à l’échelle d’une organisation. Un AI Skill peut, par exemple, être configuré pour produire un compte-rendu de réunion dans un format spécifique, ou générer un résumé de pipeline commercial selon une structure prédéfinie.

Slack met à disposition un catalogue de templates de skills couvrant les besoins professionnels les plus fréquents. Les utilisateurs peuvent également en créer via une description manuelle, ou en laissant Slackbot identifier des patterns « dans leur façon de travailler » et les formaliser. Une fois créés et validés, les skills sont enregistrés dans un canvas et peuvent être diffusés à l’ensemble de l’organisation.

L’activation des skills est automatique. Slackbot reconnaît quand une requête correspond à un skill disponible et l’applique sans que l’utilisateur ait à le préciser. Les skills ne sont, par ailleurs, pas figés. « Slackbot suggère proactivement des améliorations et maintient les AI Skills à jour à mesure que vos processus évoluent », détaille Salesforce.

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