SEO : faut-il écrire des articles longs pour être bien référencé ?
Pour Amandine Bart, « il n’existe aucune preuve directe que ‘plus de mots’ entraîne un meilleur classement » dans les résultats de recherche.
En SEO, la longueur des articles est un sujet qui divise. Faut-il privilégier les pavés exhaustifs ou des textes concis ? Réponse avec Amandine Bart, alias La Loutre du SEO, fondatrice de l’agence SEO Sans Migraine et de l’outil Rédiger Sans Migraine.
Amandine Bart, Experte SEO, fondatrice de l'agence SEO Sans Migraine
Amandine Bart, alias la loutre du SEO, est consultante et formatrice en référencement naturel. Fondatrice de l’agence SEO Sans Migraine, elle accompagne entreprises et indépendants dans la visibilité en ligne, avec un style axé sur la pédagogie. Elle a également créé l’outil d’aide à la rédaction Rédiger Sans Migraine.
Le mythe des articles longs en SEO
Pendant des années, une intuition s’est imposée dans les esprits : plus un article était long, mieux il se positionnait dans les résultats des moteurs de recherche. Cette croyance a engendré une véritable inflation de contenus démesurés, avec des articles pléthoriques censés surpasser leurs concurrents. Cette tendance n’est pas dénuée de sens : la rédaction d’un long article est un moyen efficace de diluer les nombreux mots-clés à intégrer pour couvrir le champ sémantique de la requête ciblée.
Dès lors, les articles longs sont-ils une stratégie gagnante ? « Spoiler : non. Et si quelqu’un vous dit le contraire, il est resté bloqué en 2010 », prévient d’emblée Amandine Bart.
Le vrai enjeu du SEO, ce n’est pas « écrire plus », c’est répondre mieux. Plus de mots ne signifie pas un meilleur positionnement. Résultat ? On a vu fleurir des pavés de 5 000 mots, pour répondre à des questions qui auraient pu être traitées en 300.
L’intention de recherche : la vraie clé
La spécialiste SEO rappelle que l’intention de recherche, c’est-à-dire ce que le lecteur attend quand il tape sa requête, doit rester la boussole du référenceur. « Est-ce que le lecteur veut juste un oui ou non ? Un tuto complet ? Comparer des options ? Acheter un produit ? », commente-t-elle.
Si le lecteur cherche “Durée cuisson œuf à la coque”, son intention est d’avoir un chiffre clair, tout de suite. Si vous lui balancez 2 000 mots sur l’histoire de l’œuf depuis la préhistoire avant de donner la réponse, vous êtes à côté de la plaque, et votre lecteur repartira vite chez un concurrent plus direct.
Amandine Bart distingue ainsi 4 intentions majeures, que peut mettre en valeur l’outil Rédiger Sans Migraine :
- Informationnelle : l’utilisateur cherche à s’informer, comprendre un sujet ou acquérir de nouvelles connaissances.
- Transactionnelle : l’utilisateur a l’intention d’effectuer une action, comme acheter, s’inscrire ou télécharger.
- Navigationnelle : l’utilisateur souhaite accéder à un site, une marque ou une plateforme spécifique.
- Locale : l’utilisateur recherche un produit, un service ou une entreprise à proximité géographique.
Ces intentions peuvent toutefois se mélanger, ce qui aura un impact sur la nature de l’article en question. Amandine Bart illustre :
Si je reviens de vacances au soleil et que je remarque que mes cheveux ont besoin d’un soin post-vacances, je vais taper « masque cheveux après vacances ». Je veux qu’on me dise pourquoi le soleil sèche les cheveux, qu’on m’explique comment les adoucir et qu’on me propose des produits. Je suis dans 2 intentions : savoir ce que je dois faire et acheter.
Observer la concurrence, avec un regard critique
La longueur de l’article découle donc de la réponse à cette intention de recherche. Pour Amandine Bart, la bonne approche se résume en 3 axes : aller droit au but dès les premières lignes, donner de la valeur par des exemples et solutions concrètes, et adapter la longueur : « Courte pour une réponse précise, longue si le sujet est complexe. » Des recommandations qui vont à l’encontre de ce qu’on retrouve sur de nombreux articles publiés en ligne, pour lesquels un long scroll est nécessaire pour accéder à l’information recherchée.
À cet égard, la fondatrice de l’agence SEO Sans Migraine considère l’analyse de la concurrence comme une option intéressante, si celle-ci est réalisée avec un regard critique.
Observer la moyenne de mots des pages bien positionnées sur votre requête est une bonne pratique. Ça vous donne un ordre de grandeur sur la profondeur de traitement attendue par Google pour ce sujet. Ça vous évite de faire un contenu trop léger si la norme est au contenu détaillé… ou de faire un roman inutile si tout le monde répond en 500 mots.
À condition, bien sûr, de sélectionner un échantillon suffisamment large et représentatif, car certains articles parviennent à passer entre les mailles du filet, en raison de la forte autorité du domaine auquel ils appartiennent ou d’un volume important de backlinks.
Ce n’est pas parce que votre concurrent a pondu un article de 4 500 mots que vous devez faire pareil. S’il s’est éparpillé, qu’il a répété la même idée 15 fois ou qu’il a noyé l’info clé dans un océan de texte, Google le verra aussi.
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