Miser sur la pratique pour former des créatifs opérationnels, la méthode gagnante d’EFET CREA
Découvrez comment l’école EFET CRÉA s’appuie sur l’immersion totale et des cas réels pour révéler les talents créatifs de ses apprenants en design graphique, avec plusieurs prix remportés lors de concours professionnels.
Une pédagogie orientée vers la pratique pour progresser plus rapidement
Alors que les entreprises recherchent de plus en plus de jeunes talents opérationnels, il devient essentiel de se former aux métiers du design pour répondre aux besoins des recruteurs. Pour y parvenir, EFET CRÉA, l’école du design et des arts appliqués, mise sur la pédagogie « learning by doing », via des modules courts et condensés. Si l’alternance est proposée dès la seconde année, les étudiants réalisent de nombreux projets et participent à des concours professionnels à partir de leur troisième année au sein du cursus dédié au design graphique et au numérique. Une méthode privilégiée par Xavier Urity, directeur pédagogique au sein de cette filière, et professeur de création publicitaire.
Mon rôle consiste à accompagner nos étudiants tout au long de leur scolarité, de la première année jusqu’à l’obtention de leur diplôme, et dans leur insertion professionnelle avec les entreprises. Grâce à ma double casquette, j’apprends aux étudiants à avoir des idées, à les concevoir et à les mettre en application, notamment dans le domaine de la publicité.
Au cours de l’année, l’école organise différents séminaires et des workshops. Ce sont des projets très denses, qui durent une semaine. Les apprenants vont travailler soit sur un sujet fictif, soit avec un client réel, soit dans le cadre de partenariats avec d’autres écoles ou d’autres étudiants, soit sur des concours. Si un cas fictif reste un exercice conçu pour développer des compétences précises, un cas réel va favoriser la mise en application directe des connaissances vues en cours.
Ce qui change, c’est la tension : celle de ne pas pouvoir se rater, parce que l’on doit rendre un travail à des professionnels. Sur un cas fictif, les étudiants travaillent pour la note. Sur un cas réel, ils sont beaucoup plus attentifs, investis et impliqués. Il y a une vraie bascule. Ils savent que leur nom peut apparaître, que leur production peut sortir. Cette attention et cette tension changent complètement leur manière de travailler, souligne le directeur pédagogique.
Une méthode efficace aux résultats concrets : concours Mlle Pitch, Club des Directeurs Artistiques, Biennale de Chaumont…
Les Mlle Pitch Awards, organisés par l’agence créative du même nom, est un concours de publicité citoyen autour d’un thème social. De jeunes créatifs et des professionnels du secteur, en agence ou en freelance, s’affrontent pour concevoir des campagnes publicitaires à destination d’associations et d’ONG telles que le Secours Populaire, la Croix-Rouge, Médecins du Monde… Pour l’école EFET CRÉA, qui participe à cette compétition depuis plusieurs éditions, c’est aussi l’occasion de mettre en avant le travail réalisé par ses étudiants.
Cela fait longtemps que je travaille sur le concours de Mlle Pitch. En 2025, nous avons travaillé sur la problématique du Samu Social. Il fallait augmenter la notoriété de l’ONG sur la lutte contre l’exclusion et la question du sans-abrisme à travers un message humain fort, et de permettre une collecte de dons pour venir en aide aux personnes qui vivent dans la rue.
Pour ce concours, l’école organise un séminaire dédié : « Le lundi matin, les étudiants sont briefés sur l’ONG et sur le concours. Le vendredi, ils présentent les campagnes qu’ils souhaitent soumettre devant un jury, composé de professeurs et de moi-même. Ils ont donc cinq jours pour travailler sur cette problématique, imaginer, formuler, transformer et produire leur campagne. » À l’issue du séminaire, ils reçoivent les retours des membres du jury sur leurs propositions et disposent ensuite de quelques semaines pour peaufiner leurs campagnes, avant de les présenter officiellement au concours.
Cinq jours, c’est très peu, mais cela peut changer une vie. Je leur fais comprendre cela. Et surtout, j’ai confiance en eux. Je les pousse, je les mets face à l’exigence, à la pression aussi, mais toujours en leur montrant qu’ils en sont capables. Je leur dis : si vous voulez gagner, on gagnera, mais il faut être prêts à ce que cela demande. Et ils me suivent.
Les étudiants d’EFET CRÉA ont ainsi remporté trois prix lors de la dernière édition du concours Mlle Pitch : la campagne « L’Avis de la Rue » a été lauréate du Grand Prix Médiatransports et du Grand Prix Campagne 360°, et celle intitulée « Personne n’aime être ignoré » le Prix Affichage. Plusieurs facteurs expliquent ce succès, selon Xavier Urity : « Déjà, le format : une capsule de cinq jours où on est très concentrés. Ils ont très peu de temps pour trouver des idées, ce qui crée une forme de pression. Je balaye beaucoup d’idées très vite avec eux. Il y a aussi une prise de risque : il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises idées, il faut en trouver, parfois celles qui sont un peu à côté. » Pour le directeur pédagogique, l’identification de la cible est un autre facteur qui a été maîtrisé par les étudiants : « Le Samu Social voulait toucher une cible plus jeune. En reprenant les codes du digital, notamment les commentaires Google, on n’attendait pas une ONG sur ce terrain-là. C’était inattendu. »

Enfin, l’empathie, en donnant la parole à des personnes qui sont rarement entendues. « On a remis leurs mots sous forme de commentaires, on leur a rendu la parole. Il y a aussi quelque chose de très fort dans les commentaires : on écrit surtout quand cela ne va pas. Donc cela crée une urgence, un problème réel. Les codes visuels – les étoiles, les bulles – donnent une force énorme aux messages. »
J’aimerais remercier le Samu Social et l’agence Mlle Pitch pour ce concours. Ce qu’elle propose chaque année aux étudiants et aux ONG est quelque chose de fabuleux. Donc merci et bravo !, tient à ajouter Xavier Urity.
Parmi les autres concours professionnels, on retrouve aussi le Club des Directeurs Artistiques pour lequel 2 projets étudiants ont été shortlistés dans le cadre de cette autre compétition qui regroupe les acteurs de la publicité. « On a travaillé sur un brief pour l’association Les Déterminés. Sur 80 étudiants participants, seuls six sont arrivés en finale, dont deux des nôtres. L’efficacité de notre approche pédagogique a été un levier essentiel pour répondre de manière pertinente à ces problématiques. » Autre succès lors de la Biennale de Chaumont autour de la création visuelle, avec la transcription en images d’un morceau de musique.
Un prix consolide le fait qu’ils sont au bon endroit, à la bonne place.

Une formation pour booster l’employabilité des étudiants et révéler leurs talents créatifs
Ces concours professionnels représentent de véritables tremplins pour ces jeunes créatifs, avec la possibilité d’étoffer leurs portfolios. En remportant le concours de Mlle Pitch, la campagne réalisée par les étudiants d’EFET CRÉA a bénéficié d’une belle visibilité : pendant un an, elle sera affichée gratuitement dans les abribus, le métro et les gares. « Lorsqu’on participe à un concours, on ne le considère jamais comme gagné. La victoire est souvent inattendue. Il y a énormément de participants très talentueux. La shortlist est toujours impressionnante. Pour eux, c’est une confirmation : celle de leur talent face à beaucoup d’autres, mais aussi une immersion directe dans le milieu professionnel. En agence, on vit de compétitions : on gagne ou on ne gagne pas. Là, c’est exactement la même chose. »
Grâce à une certaine forme de naïveté et de candeur, les étudiants de la filière design graphique et numérique d’EFET CRÉA proposent des idées qui sortent du cadre. « Mon rôle, c’est de casser l’auto-censure. Les professionnels ont de l’expérience, mais aussi des barrières. Je pense que le secret, c’est que quand on en sait trop, on reproduit les mêmes mécaniques. Quand on en sait moins, on ose. Une fois cette barrière levée, ils sortent des idées incroyables. C’est généralement là que naissent les idées gagnantes. »
En les accompagnant, en les poussant à avoir confiance dans leurs projets, l’école les place dans les meilleures conditions pour se préparer à la vie professionnelle qui les attend, dans les industries culturelles et créatives. « Techniquement, cela prouve que nos étudiants savent concevoir, produire, argumenter, parce que ce sont des concours qui mobilisent énormément de compétences. Par rapport à la réalité du marché, ces briefs sont en effet ancrés dans des problématiques contemporaines et des besoins réels, auxquels ils répondent avec des outils et des codes actuels. Et au niveau de la différenciation, entre deux CV, celui qui a un prix passera toujours devant. Et quand il y a la visibilité à la clé, ils donnent des interviews, leur travail circule. C’est un processus qui révèle les talents créatifs. »
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