De juriste à social media manager : K-shu partage ses conseils pour une reconversion réussie

Social media manager freelance et coach en communication, K-shu nous raconte sa reconversion professionnelle après 40 ans. Formation, outils du quotidien, impact de l’IA, elle nous partage son expérience et ses conseils pour se lancer.

Réseaux sociaux, créativité, IA éthique... Portrait de K-shu, une social media manager engagée. © BDM

Nous avons rencontré K-shu, qui exerce la fonction de social media manager après une reconversion professionnelle réussie. Elle a créé sa propre agence de communication, K-shu Mix, à Marseille, et est également coach dans ce domaine. Pour BDM, elle nous présente son activité en tant que freelance, son parcours pour en arriver là, les outils qu’elle utilise au quotidien, ou encore l’impact de l’IA dans son métier. Elle revient également sur la formation en community management qu’elle a suivie au sein de l’organisme ifocop, qui a été un véritable tournant dans sa carrière.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous expliquer en quoi consiste votre activité en freelance ?

Je m’appelle K-shu. J’ai créé une agence de communication qui s’appelle K-shu Mix, à Marseille. J’ai un parcours un peu particulier : comme j’aime beaucoup étudier, j’ai repris mes études grâce à ifocop sur une quarantaine bien avancée. Cela m’a permis de faire une très belle reconversion pour arriver aujourd’hui à exercer en tant que social media manager et coach en communication.

Quelles sont vos tâches quotidiennes ? Avez-vous une journée type ?

Le matin, en général, je m’occupe des Stories de mes clients et de tout ce qui est en relation avec les réseaux sociaux. Je peux être amenée à créer des publications spontanées, hors programmation. Ensuite, je passe rapidement sur la veille LinkedIn, qui est très importante pour moi. Et puis, évidemment, tout ce qui concerne la médiation, c’est-à-dire commenter les messages que je reçois.

Après ces missions, je passe sur ma boîte email, où j’écris, je réponds, et je programme des tâches à réaliser. Il y a aussi toute la phase d’administration, avec la gestion de mon entreprise. Ce qui est aussi très important pour moi, c’est le suivi client : où j’en suis avec un client, qui je dois relancer.

Cette journée type, c’est un peu celle qui se déroule trois jours sur cinq, si on considère la semaine du lundi au vendredi. Elle permet de réguler toute ma semaine.

Souvent, je travaille aussi sur des podcasts, qu’il faut enregistrer. Je fais aussi de la création de contenu pour mes propres projets, pour mes réseaux personnels. Je peux également avoir des calls avec des clients, et je fais de la formation en visio.

Quels sont les outils que vous utilisez le plus, et pourquoi ?

Il y a beaucoup d’outils. Il y en a qui reviennent toujours parce qu’ils sont indispensables pour la gestion de l’entreprise, de la comptabilité au suivi des clients, avec un CRM sur Notion par exemple. J’utilise beaucoup les Google Apps pour toutes mes visios, avec Meet et mes agendas. Je ne vous cache pas qu’il y en a plusieurs et qu’il faut les synchroniser.

La créativité, c’est quelque chose qui m’emporte depuis toujours dans toutes les professions que j’ai pu expérimenter. Pour les outils créatifs que j’utilise, mes chouchous sont Canva, CapCut, que j’utilise beaucoup aussi, et Photoshop, car la suite Adobe est mon amie.

Je fais ma veille généralement le soir. Pour cela, je consulte des médias spécialisés, comme BDM, mais aussi Presse-Citron, SEMJI, le Journal du Net, l’ADN, entre autres.

En tant que social media manager, je passe évidemment beaucoup de temps sur la Business Suite de Meta, sur TikTok, sur YouTube. Je m’adapte beaucoup en fonction de mes clients et des plateformes dont ils se servent.

Cela peut varier, mais en tout cas, ce qui est sûr, c’est que les plateformes, les réseaux sociaux, c’est vraiment mon terrain de jeu.

Comment l’IA impacte-t-elle votre métier au quotidien ?

Hier, l’IA n’était pas encore trop à la mode. À ifocop, on parlait beaucoup de métavers, au moment où je faisais mes études. On parlait bien sûr un peu d’IA, parce que cela fait longtemps que l’IA est quand même dans nos outils et dope tous ces instruments digitaux. Le phénomène que l’on connaît aujourd’hui a un impact majeur sur mon travail, bien évidemment, parce que c’est une technologie qui permet de simplifier certaines tâches, mais l’IA peut aussi le caricaturer.

C’est la raison pour laquelle je me bats pour une IA éthique.

Je cherche absolument à ce que l’on comprenne que l’IA est un outil de plus. Je suis plutôt prudente par rapport à l’IA, même si je l’utilise beaucoup.

Par exemple, j’ai créé mon propre agent IA, que j’ai appelé La Matcha.

Je m’en sers plus au niveau de la rédaction et de l’organisation du travail que vraiment dans la création des visuels, parce qu’il faut que l’on reste à la source de notre créativité, à la source de nos propres réalisations. Je crois que l’on ne peut pas nous remplacer comme ça.

Quel a été votre parcours pour en arriver jusqu’ici ?

C’est un parcours de dinosaurus digitalus (rires). Parce que je suis de la génération X plus plus, et que, du coup, je le dis souvent, on a tout vu. On a commencé à vivre dans un monde où il n’y avait pas d’outils numériques du tout, pas de mobiles, pas Internet. J’ai fait toute cette transition.

Je suis un de ces phénomènes un peu bizarres qui s’est adapté avec le temps.

J’ai d’abord fait un parcours à l’université comme juriste. J’ai été très intéressée par les libertés publiques, les droits de la personne humaine, et c’est là où j’ai beaucoup voyagé. J’ai eu la chance de visiter la Grèce, l’Inde, le Népal, le Canada. Je faisais un PhD, qui est un doctorat avec les affaires étrangères. C’était vraiment passionnant. J’ai travaillé sur la dignité humaine, et c’est un fil conducteur sur tout ce que j’ai fait par la suite.

Et puis, la nécessité faisant loi, j’ai dû m’adapter. Après mon PhD, après mes dix ans de droit, je suis devenue make-up artiste dans l’audiovisuel.

Malgré ma passion pour la musique, pour l’univers du luxe, et pour l’audiovisuel, qui est un milieu dans lequel j’ai travaillé pendant quinze ans, il a fallu faire un point. Je devais trouver une autre profession.

J’ai donc fait un bilan de compétences, et j’encourage tout le monde à le faire parce que c’est vraiment génial.

La solution, c’était ifocop, avec le dispositif Transition Pro, qui m’a permis de financer ma formation. J’ai pu rentrer à ifocop sans perdre mon salaire, ce qui a été magique. Cela a été un tournant énorme pour moi, parce que j’ai pu consolider tout ce que j’avais appris sur le tas.

En quoi la formation que vous avez suivie à ifocop a été un tremplin pour votre carrière professionnelle ?

Cette formation en community management a été une vraie ouverture sur un métier qui n’existait pas quelques années auparavant. L’organisme ifocop a en effet été un vrai tremplin pour moi. Cela m’a permis de finaliser le puzzle et de passer à une autre posture, celle de l’entrepreneure. Sans cette formation à ifocop, je n’aurais pas pu faire cette reconversion.

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Parmi les compétences que vous avez apprises chez ifocop, lesquelles réutilisez-vous pour mener à bien vos missions ?

Il y a beaucoup de compétences que j’ai apprises chez ifocop qui me servent aujourd’hui. Ce sont des compétences très transversales. Il y a, par exemple, la pédagogie. Se remettre à la pédagogie quand on a une bonne quarantaine d’années, on ne la voit plus du tout comme à 20 ans. Cela permet de réorganiser sa pensée, tout en proposant des formations hyper impactantes.

C’est ce que j’ai appris en observant les formateurs et les intervenants d’ifocop. Ce sont des personnes très inspirantes, que je continue à suivre sur les réseaux sociaux.

Sur les outils numériques, la formation m’a aussi mis des points sur les i, comme le fait de savoir créer des sites Internet, avec WordPress, Elementor. Il y a aussi des compétences, qui sont incroyables, et que je ne possédais pas du tout.

C’était un peu le scoop : je ne pensais pas que j’aurais été capable d’aimer les statistiques !

Il y a aussi la compréhension des bases du marketing pour les adapter au digital, avec les accroches, les slogans, les hooks, qui sont des éléments déterminants pour une bonne communication. Et puis il a eu également toute cette prise de conscience, plus qu’une compétence, autour de la RSE (la responsabilité sociétale des entreprises, ndlr). Et, enfin, le travail autour du RGPD, qui faisait écho à mon parcours de juriste.

Je me tiens beaucoup informée auprès de la CNIL, parce que le RGPD, ce n’est pas seulement le fait de rajouter une mention légale en bas d’un site, c’est avant tout un effort de transparence à fournir tout au long de son travail.

Comment voyez-vous l’exercice de votre métier dans les 5 à 10 prochaines années ?

Je me challenge moi-même pour rester visionnaire. Avec le développement de l’IA, il est très important de trouver un équilibre entre ce que l’on produit en tant qu’humain et en tant qu’entreprise. L’IA va se stabiliser comme un assistant. J’encourage à travailler avec, parce que c’est une facilité et que c’est aussi stimulant.

Mais je suis convaincue que l’IA va stagner : elle coûte très cher, la gestion de la data est énorme. Il y a de forts enjeux écologiques. Et puis elle aussi ses limites. L’humain devrait rester au centre.

J’ai aussi une casquette de coach en communication. Dans ce cadre, je travaille sur l’empowerment au féminin, sur la prise de parole, le leadership, le mentoring, le consulting. C’est aussi une très belle perspective d’avenir.

Allons-y, allons-y ensemble. Je suis pour la collaboration, beaucoup moins pour la compétition. Unis, je pense que l’on va plus loin, c’est certain.

Quel conseil donneriez-vous à un professionnel du digital qui souhaiterait se reconvertir dans le même métier que vous ? Par quoi devrait-il commencer, concrètement ?

J’ai une parole de coach pour vous encourager vous aussi à évoluer. Ce passage par ifocop, vous l’avez compris, c’était une décision importante. Il faut avoir la volonté d’évoluer, de rester curieux. Et puis, il faut aussi travailler son mindset, le muscler, s’accrocher, mais cela en vaut la peine.

Mon conseil : conjugue ta vie au futur. Le passé, tu le portes dans ta valise, c’est ton expérience. Mais tourne-toi toujours vers demain. N’hésite pas, fonce. Crée de nouveaux challenges, et pourquoi pas, rejoins toi aussi ifocop, c’est une très bonne idée !

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K-shu, Social media manager en freelance et coach en communication

K-shu est une social media manager freelance et coach en communication digitale. Elle a fondé sa propre agence, K-shu Mix, à Marseille. Après une reconversion professionnelle, elle accompagne désormais les marques et les entreprises sur les réseaux sociaux. Elle a suivi une formation en community management chez ifocop, qui a marqué un véritable tremplin dans sa carrière.

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