Mais d’où vient le nom Nano Banana ?

Ce jeudi, Google a dévoilé Nano Banana 2, la dernière itération de son modèle de génération d’images. L’occasion de retracer la genèse d’un nom aussi déconcertant qu’efficace, improvisé en pleine nuit par une cheffe de produit pressée par le temps.

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Nano Banana a longtemps été considéré comme le modèle de génération d'images le plus performant. © Nina - stock.adobe.com

C’est un nom catchy, mémorable et né dans l’urgence, qui a offert au modèle de génération d’images une tout autre dimension que s’il s’était simplement appelé Gemini 2.5 Flash Image, comme prévu à l’origine. Mais comment Google en est-il venu à baptiser sa technologie Nano Banana ? On vous explique.

Un nom de code pour évaluer le modèle sur LMArena

L’histoire derrière cette étrange appellation commence en juillet 2025, relate un article de blog publié par la firme en janvier. À l’époque, Google DeepMind aborde le sprint final avant le lancement de la première version du modèle, censé lui permettre de combler son retard avec OpenAI, qui domine outrageusement le secteur avec 4o Image Generation, le successeur de DALL-E 3, et ByteDance, qui tente de bousculer la hiérarchie avec Seedream. Si son nom technique, Gemini 2.5 Flash Image, est déjà arrêté, l’équipe songe, entre deux évaluations et corrections de bugs, à un nom de code qui lui permettra de tester discrètement ses capacités sur LMArena.

Lancée en avril 2023 sous le nom de Chatbot Arena par deux étudiants de l’Université de Berkeley, cette plateforme est devenue, en quelques mois, un « puissant terrain d’expérimentation », rappelle la firme. Et, par ricochet, un passage obligé pour les acteurs engagés dans la course à l’IA générative. De xAI à OpenAI, en passant par Google, donc, tous y testent discrètement des versions préliminaires avant leur déploiement officiel, afin de « recueillir des signaux de performance précoces et des retours humains en conditions réelles », contextualise Google. LMArena repose sur un système de duels : à partir d’un même prompt, deux modèles anonymisés produisent un résultat, que les utilisateurs départagent. Les modèles les plus performants lors de ces affrontements grimpent ensuite dans un leaderboard, basé sur le système Elo et particulièrement scruté par les observateurs du secteur.

« On a repoussé la discussion sur le nom de code jusqu’à la dernière minute », rembobine Naina Raisinghani, cheffe de produit chez Google DeepMind. Mais l’inspiration surgit à 2h30 du matin, à quelques minutes du déploiement sur LMArena : et si ce modèle s’appelait Nano Banana ? « Ouais, pourquoi pas. C’est complètement absurde », approuve unanimement l’équipe.

« On a complètement assumé l’absurdité de tout ça »

Improbable, certainement. Sorti de nulle part, pas vraiment. L’appellation a, en réalité, une origine plus intime. « Certains de mes amis m’appellent Naina Banana, d’autres Nano parce que je suis petite et que j’aime les ordinateurs. J’ai juste fusionné mes deux surnoms », révèle la cheffe de produit. Un nom d’autant plus approprié qu’il s’agit d’un modèle Flash.

En août, tandis que le modèle grimpe les échelons sur LMArena et que les spéculations sur sa société créatrice vont bon train, plusieurs membres de DeepMind dont Demis Hassabis, son cofondateur, alimentent le mystère en semant discrètement des emojis banane dans leurs publications sur les réseaux sociaux. Après son lancement, l’emoji banane s’invite jusque dans l’interface : dans l’application Gemini, il remplace le bouton Créer une image, tandis que le bouton d’exécution d’AI Studio vire au jaune.

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Si le modèle, qui a profité ce jeudi 26 février 2026 d’une mise à jour majeure avec Nano Banana 2, est devenu viral pour ses capacités de retouche alors impressionnantes, son aptitude à combiner plusieurs images ou sa disponibilité mondiale dès le premier jour, difficile de dissocier ce succès d’un nom aussi mémorable. « On a complètement assumé l’absurdité de tout ça. L’emoji banane fait désormais partie de la famille ».

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