French Tech : les 120 startups les plus performantes en 2026
Cette année, les lauréats du programme French Tech Next40/120 cumulent 11,3 milliards d’euros de revenus et embauchent 33 500 personnes en France.
Ce lundi 15 juin 2026, à quelques heures de l’ouverture de VivaTech, la French Tech a dévoilé la promotion 2026 du Next40/120, son programme lancé en 2019 qui vise à accompagner pendant un an les « 120 scaleups françaises les plus performantes dans leur passage à l’échelle et leur développement international », rappelle un communiqué.
Cette année, pour intégrer le French Tech 120, une startup devait avoir réalisé au moins 20 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025 et affiché 15 % de croissance annuelle en moyenne sur trois ans, ou levé au moins 20 millions d’euros entre janvier 2022 et mai 2026. Elle devait également faire « la démonstration de son caractère innovant », en ayant déposé des brevets ou bénéficié d’aides à l’innovation. Les entreprises du Next40 ont, quant à elles, été choisies au sein « d’une présélection objective » par un comité dédié, qui avait pour objectif que l’ensemble de la promotion « s’inscrive dans une logique de contribution au progrès commun, à la compétitivité de l’économie, à l’amélioration de la vie des citoyens », peut-on lire.
French Tech Next40/120 : les chiffres à retenir en 2026
Les 120 lauréats du programme cumulent 11,3 milliards d’euros de revenus en 2025, contre 10 milliards un an plus tôt. Trente entreprises ont franchi le cap des 100 millions d’euros de revenus annuels, et 46 % des lauréats hors deeptech sont rentables, à l’image de Blablacar, Back Market, Malt, Qonto, Spendesk ou Swile. « D’autres entreprises sont rentables depuis de nombreuses années, comme Mistertemp’, MWM, Positive ou encore Libon et Superprof, qui ont bâti leur croissance sur leur profitabilité », précise la French Tech.
Voici cinq chiffres à retenir sur la promotion 2026 :
- 11,3 milliards d’euros de revenus cumulés en 2025, en croissance moyenne de 31 % sur un an
- 46 000 emplois créés dans le monde, dont 33 500 en France,
- 97 % des entreprises se sont déployées à l’international, dans 89 pays,
- 38 % de leur chiffre d’affaires est généré à l’international,
- Avec 25 entreprises au sein de la promotion, la GreenTech est le secteur le plus représenté.
Quinze nouvelles entreprises au sein du Next40
Cette année, 34 entreprises font leur entrée dans le French Tech 120, dont 15 au sein du Next40. Cinq y accèdent directement :
- AMI Labs,
- Aura Aero,
- Hublo,
- Legalplace,
- Quobly.
Dix autres lauréats accèdent au Next40 depuis le French Tech 120, « confirmant leur passage à un palier supérieur de croissance et d’impact », se félicite la French Tech. Il s’agit d’Alma, Aqemia, Ekimetrics, Foodles, H Company, Medadom, Pasqal, Shift Technology, Tissium et Wandercraft.

Des entreprises françaises au rayonnement international
« La promotion 2026 est l’illustration de la tech française qui s’impose sur les marchés mondiaux », vante la French Tech. En 2026, les lauréats réalisent désormais 38 % de leurs revenus à l’international, grâce à une implantation dans 89 pays. Au-delà de l’entreprise Mistral AI, devenue la première décacorne française en déployant « ses modèles d’IA générative de l’Europe à l’Amérique et à l’Asie », l’organisme cite Back Market, devenu un leader mondial du high tech reconditionné, BlablaCar ou encore Contentsquare, qui équipe plus de 2 000 entreprises dans le monde. Ce rayonnement international s’explique aussi par les acquisitions ciblées menées à l’étranger par plusieurs scaleups pour consolider leur position. Doctolib a racheté Medicus Health pour s’implanter au Royaume-Uni, Mistral AI a acquis l’autrichien Emmi AI pour étoffer son « offre d’IA industrielle », tandis qu’Akur8 a absorbé l’américain Slope Software « pour s’étendre à l’assurance vie et retraite », peut-on lire.
Cette nouvelle promotion du Next40/120 démontre que la France dispose aujourd’hui de champions de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité et du calcul quantique capables de s’imposer face aux grandes plateformes mondiales, estime Anne Le Henanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique.

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