Freelance dans la tech : les taux journaliers moyens par métier en 2026

L’étude des rémunérations 2026 de Hays France dresse un état des lieux des TJM pratiqués dans la tech. Découvrez où vous vous situez par rapport au marché.

salaires hays 2026
Le TJM d'un développeur full stack débutant à Paris est de 450 €. © Hays

Hays France vient de dévoiler son étude des rémunérations 2026, fondée sur les réponses d’un panel national de plus de 2 500 professionnels. Cette nouvelle édition analyse les pratiques de rémunération de plus de 700 métiers, répartis dans une vingtaine de secteurs, et apporte un éclairage actualisé sur les grandes évolutions du marché de l’emploi en France, en particulier dans les fonctions technologiques et numériques.

L’étude met à disposition des taux journaliers moyens (TJM) observés pour les principaux métiers exercés en prestation de services. On fait le point !

Les salaires des freelances dans la tech en France en 2026

Dans son étude des rémunérations 2026, Hays France met en évidence plusieurs métiers de la tech particulièrement sollicités en prestation de services. Ces profils concentrent l’essentiel de la demande en freelance et font l’objet de grilles de taux journaliers moyens détaillées.

En matière de rémunération, voici les taux journaliers moyens (TJM) observés pour ces métiers de la tech, en euros hors taxes, à Paris :

  • Architecte cloud : 580 € (de 0 à 3 ans d’expérience), 620 € (de 3 à 5 ans d’expérience), 700 € (de 5 à 8 ans d’expérience) et 780 € (plus de 8 ans d’expérience).
  • SecOps : 530 € (de 0 à 3 ans d’expérience), 600 € (de 3 à 5 ans d’expérience), 635 € (de 5 à 8 ans d’expérience) et 750 € (plus de 8 ans d’expérience).
  • Data engineer : 480 € (de 0 à 3 ans d’expérience), 590 € (de 3 à 5 ans d’expérience), 660 € (de 5 à 8 ans d’expérience) et 700 € (plus de 8 ans d’expérience).
  • Développeur full stack : 450 € (de 0 à 3 ans d’expérience), 515 € (de 3 à 5 ans d’expérience), 580 € (de 5 à 8 ans d’expérience) et 650 € (plus de 8 ans d’expérience).
  • Chef de projet : 600 € (de 0 à 3 ans d’expérience), 680 € (de 3 à 5 ans d’expérience), 730 € (de 5 à 8 ans d’expérience) et 800 € (plus de 8 ans d’expérience).

Le cabinet de recrutement précise également les écarts de rémunération observés entre Paris et les régions pour ces mêmes fonctions exercées en prestation de services. Hors Île-de-France, les TJM sont en moyenne inférieurs de 7 % pour les métiers du cloud, de 6 % pour les fonctions liées à la cybersécurité, de 9 % pour les métiers de la data et de la business intelligence, et de 10 % pour le développement de logiciels. Du côté de la gestion de projets, l’écart constaté avec les régions est plus modéré, autour de –5 %.

Découvrez la grille complète

Le freelancing tech entre flexibilité et recherche de sécurisation

Selon Hays, le freelancing reste un domaine attractif. Le statut séduit par sa promesse de revenus plus élevés (critère mis en avant par 55 % des répondants), mais également par sa flexibilité (27 %) et la diversification des missions (27 %). Pour autant, le panel reste conscient des limites du modèle, comme la moindre sécurité de l’activité et le manque d’avantages professionnels (tous deux pointés par 78 % des répondants). Résultat : plus d’un freelance sur 4 envisage de revenir à une activité de salariat.

Ces données révèlent ainsi une ambivalence. Les freelances sont, d’une part, attirés par la liberté offerte par le statut, tout en déplorant l’absence de sécurisation. Hays souligne ainsi que les modèles hybrides, combinant CDI, missions ponctuelles et prestation de services, séduisent de plus en plus, car ils permettent de bénéficier des avantages du freelancing tout en conservant un filet de sécurité permis par le salariat.

Une tendance qui rejoint en partie les besoins exprimés par les entreprises, qui intègrent davantage le freelancing dans leur stratégie de recrutement.

Le freelancing s’impose progressivement comme un levier stratégique pour répondre aux difficultés de recrutement en CDI (75 %), aux besoins de compétences spécifiques pour des projets ponctuels (62 %) et à la recherche de flexibilité sur les coûts (38 %). Autrefois perçu comme un simple appoint, il tend désormais à s’intégrer dans les stratégies RH pour accompagner les évolutions du marché.

Les 5 principales raisons qui poussent les entreprises à avoir recours aux freelances sont :

  1. Agir face à la difficulté de recruter des profils permanents (75 %),
  2. Accéder à des compétences spécifiques pour des projets ponctuels (62 %),
  3. Assurer la flexibilité des coûts de personnel (38 %),
  4. Remplacer le personnel en congé de longue durée (25 %),
  5. Répondre aux pics de demande (25 %).
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