Comment faire une detox digitale après les fêtes

Hyperconnexion, fatigue mentale, notifications en rafale : en janvier, la detox digitale séduit. L’enjeu : trier ses usages pour retrouver attention et équilibre.

Digital detox fetes
Un internaute passe en moyenne 4h47 par jour en ligne. © RABBI - stock.adobe.com

Les fêtes de fin d’année laissent des traces : consommation exacerbée, repas copieux, apéros en cascade, soirées interminables. En janvier, nombreux sont ceux qui ressentent l’envie de repartir sainement pour la nouvelle année, de retrouver de l’équilibre et des habitudes plus mesurées.

Ce besoin de détox s’applique aussi au digital. Après une année d’usage intensif, la réduction des usages numériques figure souvent en bonne position dans la liste des bonnes résolutions. Dans cet article, on vous propose de nettoyer cet encrassement digital et de retrouver une relation plus consciente avec la technologie.

Faire un état des lieux de ses usages numériques

La plupart des usages numériques s’installent par glissement. Pour les identifier, les outils de suivi du temps d’écran sur smartphones, tablettes et ordinateurs offrent une base concrète pour mesurer l’exposition aux écrans, repérer les applications dominantes et situer les pics de connexion.

Sur Android, par exemple, vous pouvez accéder au temps passé par jour sur les différentes applications, avec un détail par plateforme. Vous pouvez également y observer les données liées aux notifications, pour visualiser les applications qui vous sollicitent le plus au cours d’une journée.

Au-delà des chiffres, il est nécessaire de distinguer les usages intentionnels des usages réflexes. Certains répondent à un besoin clair : consulter ses emails, vérifier un horaire, rechercher une information. D’autres, comme écouter Spotify en faisant le ménage, ne compromettent ni la concentration ni la vie sociale. En revanche, ouvrir un réseau social sans intention précise, vérifier son téléphone par nervosité ou scroller les réseaux sociaux avant de dormir relèvent de la compulsion. Ces consultations réflexes et cette ouverture automatique des applications creusent la fatigue mentale et la dispersion. Ce sont ces usages qui pourront être questionnés.

Le chiffre à retenir : en moyenne dans le monde, un internaute passe 33 heures et 27 minutes en ligne chaque semaine, soit 4 h 47 par jour.

Contrôle temps écran
10h36 ont été passées sur les applications lors de la journée du samedi 3 janvier 2026. © Montage BDM

Faire le ménage dans les notifications, applications et abonnements

Une détox digitale passe avant tout par un allègement assumé de l’environnement numérique. Vous pouvez notamment agir sur ces leviers :

  • Notifications : la plupart n’apportent rien d’essentiel et imposent une sollicitation continue. Seules méritent d’être conservées celles liées aux échanges importants ou au travail. Les autres (réseaux sociaux, promotions, mises à jour) peuvent être désactivées ou regroupées pour limiter les interruptions.
  • Applications inutilisées : certaines ont été téléchargées pour un besoin ponctuel et ne servent plus. D’autres s’ouvrent par automatisme sans apporter de valeur réelle. Les supprimer réduit les consultations réflexes et clarifie l’interface.
  • Organisation de l’écran d’accueil : reléguer les applications chronophages (réseaux sociaux, jeux) en deuxième ou troisième écran freine les consultations impulsives. La première page doit afficher uniquement l’essentiel.
  • Messagerie et abonnements : newsletters peu lues, messages promotionnels, flux redondants saturent l’attention. Se désabonner régulièrement et trier ses emails permet de retrouver une information plus lisible, sans accumulation parasite.
  • Équipements obsolètes : smartphones conservés après un renouvellement, tablettes ou ordinateurs peu utilisés s’accumulent sans usage réel. Cette multiplication d’appareils entretient un encombrement numérique et banalise la surconsommation technologique. S’en débarrasser revient également à clarifier son rapport à la technologie.

Le chiffre à retenir : les foyers français possèdent en moyenne 9,6 appareils numériques avec écran, dont 1,8 inutilisés, soit près de 20 % des équipements conservés sans usage réel.

Instaurer des plages de déconnexion

Après avoir allégé son environnement numérique, la détox digitale passe par une meilleure organisation du temps de connexion. Définir des plages de déconnexion permet de réduire les usages compulsifs et de redonner de la place à des moments de concentration ou de repos. Certaines périodes se prêtent particulièrement à cette démarche, comme le début et la fin de journée. Limiter l’exposition aux écrans le matin favorise un démarrage plus posé, tandis qu’une coupure en soirée contribue à une meilleure récupération.

Certains milieux professionnels peuvent également avoir tendance à empirer ce phénomène, en particulier les emplois de bureau, où il n’est pas rare de consulter ses emails le matin dès le réveil ou le soir avant de se coucher. Quelques mesures peuvent aider : fixer des horaires de consultation, désactiver les notifications, utiliser des appareils dédiés au travail, et éviter d’installer les applications professionnelles sur son téléphone personnel, lorsque cela est possible.

De manière générale, la déconnexion peut également s’appuyer sur des règles simples liées aux lieux et aux activités. Exclure les écrans des repas ou de la chambre limite leur omniprésence et aide à recréer des temps réellement déconnectés. Ces plages, clairement identifiées, favorisent une relation plus maîtrisée et moins intrusive avec le numérique.

Le chiffre à retenir : 40 % des employés consultent leurs emails avant 6 heures du matin.

Sources des chiffres à retenir cités dans cet article :  We Are Social/Meltwater, ARCEP, Microsoft.

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