Anthropic unifie enfin la mémoire de Claude et Cowork : ce qui change
Anthropic fusionne les systèmes de mémoire de Claude, du chat à Cowork. Ce que l’assistant retient d’un côté devient accessible de l’autre, avec un réglage dédié aux sujets considérés comme sensibles.
L’agent IA d’Anthropic, Cowork, fonctionnait jusqu’ici en vase clos. Ce que Claude retenait des conversations dans le chat ne franchissait pas la frontière de l’agent et la mémoire propre à Cowork restait cantonnée à chaque projet. Anthropic fait tomber cette cloison. Tour d’horizon de ce qui change.
Une mémoire commune au chat et à Claude Cowork
Anthropic a annoncé la fusion des deux systèmes de mémoire. Le contexte accumulé au fil des échanges est disponible dès qu’une tâche est confiée à l’agent, tandis que ce qui émerge pendant l’exécution de cette tâche vient enrichir les conversations suivantes. « Cowork a désormais une mémoire, et c’est la même que celle du chat », indique Anthropic dans son billet de blog.
La mémoire étendue à Cowork réduit les explications répétitives et permet de reprendre plus facilement là où vous en étiez (…) Le contexte que vous avez construit au fil des mois de conversations est disponible dès que vous confiez une tâche à Cowork, et les informations affichées dans Cowork sont automatiquement répercutées dans vos conversations.
Le mécanisme d’écriture évolue en parallèle lui aussi. La mémoire s’alimente désormais pendant la conversation, alors qu’elle reposait jusqu’ici sur un résumé produit en fin de session. Un délai de projet mentionné en cours d’échange, par exemple, est donc pris en compte dès la conversation suivante, sans consigne explicite de mémorisation. La nouveauté ne couvre que le chat et Cowork, Claude Code n’y est pas mentionné.

Deux interrupteurs et une liste de sujets dans les paramètres
Tout se règle dans les paramètres, onglet Mémoire. Un premier interrupteur autorise la génération de mémoire à partir des conversations, un second l’inclusion des sujets sensibles. Le même écran regroupe la fiche de profil, les préférences de réponse et la liste des sujets retenus, chacun supprimable à l’unité. Pour corriger un sujet, un champ de saisie sert à indiquer à l’assistant ce qu’il doit changer ou retirer.
Ces fiches sont courtes et s’appliquent partout. Corriger un nom dans un seul sujet suffit pour que toutes les conversations ultérieures reprennent le bon. La mémoire peut par ailleurs être mise en pause ou réinitialisée à tout moment.

Les sujets sensibles sont exclus par défaut : santé, origine ethnique, croyances religieuses, opinions politiques, identité de genre. Anthropic justifie leur activation optionnelle par le fait qu’une même information n’a pas la même valeur pour tout le monde. Le réglage déclenche une notification à chaque enregistrement et ne vaut que pour la suite, sans reprise des échanges passés. Certaines catégories ne sont jamais conservées, quel que soit le réglage :
- Les numéros d’identification sensibles, dont les pièces d’identité officielles,
- Le casier judiciaire,
- Le statut migratoire,
- Tout élément contraire à la politique d’usage d’Anthropic.
La mémoire est activée par défaut sur les plans Free, Pro et Max, sur le web, le bureau et le mobile, la mise à jour de l’application étant nécessaire sur iOS et Android. Sur les plans Team et Enterprise, elle reste désactivée jusqu’à décision de l’administrateur. Cette unification était attendue, mais elle supprime toute cloison entre usages personnels et professionnels d’un même compte, la seule granularité offerte se jouant au niveau du sujet ou de la mise en pause.
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