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Etude : comment les journalistes utilisent les réseaux sociaux

C’est bien connu, les réseaux sociaux ont participé à la démocratisation de l’information. Le couple Twitter + blog est devenu un passage obligé pour qui veut s’exprimer sur n’importe quel sujet, qu’il soit d’actualité ou non. Dans ce contexte, les journalistes ont bien sûr encore leur place et ont su s’adapter à ces nouvelles pratiques.

Une étude menée par 10 yetis, une agence de RP basée au Royaume-Uni, met en lumière les pratiques de journalistes sur les réseaux sociaux. Elle fait écho à une autre étude de septembre dernier, toujours au Royaume-Uni, sur l’importance des médias sociaux pour le journalisme. Le panel est constitué de 2605 journalistes d’Europe (612 de France, 648 du Royaume-Uni, 522 d’Allemagne) et des Etats-Unis (823 interrogés). Ces derniers sont issus de plusieurs secteurs : actualité, mode, informatique, etc. En France, ce sont des journalistes du Figaro, des Echos, de 20 Minutes ou encore du Parisien qui ont été interrogés. Aucun pure-player dans la liste cependant (Slate, Mediapart, Atlantico, etc.), Parmi la dizaine de questions posées, quelques unes concernent la pratique journalistique sur le web et les médias sociaux.

  • Ainsi, environ 15% des journalistes de France et du Royaume-Uni utilisent les réseaux sociaux pour sourcer leurs infos, contrairement à l’Allemagne et aux Etats-Unis qui n’en font pas mention. 
  • Concernant Twitter, plus de deux tiers des journalistes britanniques l’utilisent pour trouver des sujets d’article. En France, on est plus dans un seul tiers. Les USA sont partagés avec une égalité à 50/50 sur la pratique. L’Allemagne elle, est plus timide avec seulement 17% des répondants l’utilisant.
  • Les résultats sont similaires pour la recherche d’informations sur Twitter, mais la pratique est bien plus répandu pour Wikipedia. 76% l’utilise au Royaume-Uni, 73% en France et 84% en Allemagne (91% pour les médias nationaux). Et oui, les étudiants ne sont pas les seuls !
  • Enfin, pour rechercher des informations sur les entreprises dont ils parlent, un tiers se fient globalement à leurs blogs et leurs comptes Twitter/Facebook.
  • 45% des journalistes du Royaume-Uni et des Etats-Unis ont évoqué un réel harcèlement des RP et autres référenceurs (SEO) pour avoir des liens dans leurs articles.

Ces chiffres montrent bien l’influence progressive de Twitter dans la pratique journalistique. Que ce soit dans un but de recherche ou de partage d’infos, la plateforme est devenue un centre névralgique de l’information. Pour preuve, de plus en plus d’actualité ont d’abord été publiées sur Twitter : on pense notamment à la mort de Steve Jobs ou encore le raid contre Ben Laden, qui a été live tweeté involontairement. La recrudescence de comptes Twitter d’agences de presse (Reuters, AFP, The Associated Press) est aussi une preuve de cette tendance.

On peut s’étonner de la domination toujours présente des canaux classiques dans la recherche d’informations et notamment, le sourcing. Mais malgré sa simplicité et son avantage « temps réel », Twitter peut aussi être un nid à fakes. L’information en temps réel peut parfois faire émerger des informations fausses, reprises par les médias nationaux. On pense notamment à toutes ces fausses photos pendant l’ourangan Sandy qui ont énormément tournées, et qui pour certaines ont été montrées à la télévision ou dans des articles de presse sur le web. Pour aller plus loin, nous vous conseillons la lecture de cet article sur l’apport de Twitter au journalisme de service public (via The Wall Blog).

Commentaires

  1. caroline
    6 mars 2013 - 15h09

    Article tres interresant. Les medias sociaux sont sans conteste incontournables aujourd hui.

  2. Pierre-Antoine
    6 mars 2013 - 19h19

    Voilà un article qui amène à se poser quelques questions.

    Hugo que faut-il comprendre par cette généralité :  » (…) 15% des journalistes de France et du Royaume-Uni utilisent les réseaux sociaux pour sourcer leurs infos (…)  » ?

    Au passage, je signale que ce ne sont pas  » 15% des journalistes de France et du Royaume-Uni [qui] utilisent les réseaux sociaux pour sourcer leurs infos « , mais 15 % des journalistes interrogés dans l’étude. Si l’on considère tous les organes/journalistes de presse (écrite, radio, tv, etc.) à l’échelle mondiale, ça fait quand même une sacré différence. Et ça relativise quelque peu l’ensemble des résultats.

    Vous dites aussi :  » Ces chiffres montrent bien l’influence progressive de Twitter dans la pratique journalistique. Que ce soit dans un but de recherche ou de partage d’infos, la plateforme est devenue un centre névralgique de l’information.  »
    Au-delà de cette assertion basée sur des résultats pour le moins très relatif de cette étude. Quelles sont les données qualitatives qui permettent de dire que Twitter  » est devenue un centre névralgique de l’information  » ?

    Et que doit-on comprendre exactement par  » information en temps réel  » ?

    @ + Pierre-Antoine

  3. Hugo Clery
    6 mars 2013 - 21h28

    Oui évidemment, à chaque fois les chiffres sous entendent un pourcentage du panel, nous n’extrapolons pas (panel que j’ai détaillé en début d’article).
    En ce qui concerne la qualité de Twitter en tant que centre névralgique de l’information, je fais ici le comparatif avec tous les autres réseaux, la spécificité de Twitter est ici son utilisation pour transmettre l’info, à l’aide de liens ou non. Il suffit d’être actif sur le long terme pour s’en rendre compte.
    Ensuite, information en temps réel fait référence à cette timeline se raffraichissant à chaque nouveau tweet. Cela concerne moins la version web mais des clients desktop comme TweetDeck et Tweetbot permettent de visualiser les différents flux en temps réel.

  4. Gilles
    8 mars 2013 - 23h24

    Effectivement, Twitter a eu son heure de gloire, notamment avec le printemps arabe. Après, il me semble un peu prématuré de dire que cela devient un centre névralgique, effectivement. Tout à fait d’accord avec Pierre-Antoine.

  5. Hugo Clery
    9 mars 2013 - 11h54

    Cela n’a aucun rapport avec le printemps arabe, mais avec les changements que cela a provoqué pour la presse et les journalistes. Je ne généralise pas cependant en plaçant Twitter en haut de toutes les sources, je constate juste que la plateforme est devenue un vrai lieu d’échange et d’émergence de l’information, sans pour autant remplacer les canaux traditionnels. Je ne fais pas ici de lien avec l’étude, mais une simple constatation.

  6. Martin Grandjean
    10 mars 2013 - 15h33

    On se réjouit d’avoir une étude sur le nombre de journalistes qui écrivent dans leurs bio Twitter « compte personnel » alors qu’ils l’utilisent (sans s’en rendre compte, souvent) pour rester proches de l’actualité (et la créer) !

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