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Identité numérique

L’Edgerank Facebook en détail et en chiffres

Derrière le mot anglais Edgerank se cache l’algorithme de Facebook qui gère la visibilité des publications. Cet algorithme permet de faire un « tri » de ce que vous voyez ou non dans votre fil d’actualité. Il s’applique tout autant aux profils qu’aux pages. Les polémiques sont récurrentes sur un affichage trop sélectif des publications. En effet, seuls 10 à 16% (parfois moins) des contacts ou fans voient une publication mise en ligne sur le réseau.

Pour bien comprendre comment fonctionne l’Edgerank, et comment optimiser la portée de vos publications, le site SocialBakers, spécialiste des social analytics publie un guide très instructif.

Les différents facteurs composant l’Edgerank

L’ « Edge » est défini comme une activité Facebook qui peut potentiellement créer du contenu se retrouvant dans le fil d’actualité. Le terme inclut donc les statuts, photos, liens, tags, les commentaires, les likes, les évènements, et toute activité publique.

Ces activités sont filtrées et affinées via un algorithme mystérieux mais dont nous connaissons les métriques principales : affinité entre le créateur de contenu et les amis ou fans, « Poids » du contenu et le temps depuis lequel il est posté.

  •   L’affinité 

L’affinité est mesurée par la relation que vous avez avec le créateur du contenu. Pour un vieux copain d’enfance dont vous ne likez plus les statuts depuis 3 ans, l’affinité sera faible. Au contraire, les amis avec lesquels vous êtes particulièrement interconnectés (vous aimez les mêmes pages, vous avez les mêmes amis communs, fréquentez la même école…) auront une affinité importante, et donc plus de chance de lire vos activités sur le réseau.
  • Le poids

Une métrique primordiale dans le calcul de l’Edgerank est le poids de votre activité. Le poids concerne en fait deux aspects d’un post sur Facebook. Le premier concerne le type de post : lien, photo, vidéo, texte… Les vidéos par exemple semblent « défavorisées » par l’Edgerank alors que les photos au contraire  sont plus virales. L’autre « poids » concerne les interactions suscitées par un post, les fameux, likes, partages et commentaires. Commenter et partager une activité demande plus d’ »efforts » qu’un simple like, cela augmentera donc d’autant plus le poids de l’activité, et donc son edgerank, ainsi que sa viralité potentielle.

Pour le poids selon le type de contenu, précisons que les ajustements sont permanents. Il n’y a pas de règle établie, il semblerait par exemple qu’à l’heure actuelle les liens aient un poids plus important que les autres contenus et seraient donc plus visibles.

L’importance du temps

Le temps est une donnée primordiale pour la viralité d’un contenu. Une règle qui se vérifie particulièrement sur Facebook. D’après les observations de SocialBakers, un statut qui a plus d’une heure perd quasiment toute visibilité. N’espérez donc pas une avalanche de likes et de commentaires sur un post qui a plusieurs heures ou plusieurs jours. L’edgerank se sera en effet chargé de le faire disparaître du fil d’actualité de vos amis ou fans. Cette règle est d’ailleurs valable sur le web en général. Bitly, le service qui permet de raccourcir et de tracker ses liens, fait part de résultats similaires.

Les chiffres portent sur 1000 liens populaires suscitant des partages. Ils comprennent des sources telles que Facebook, YouTube, Twitter, et des liens directs. La demi-vie d’un lien Facebook est de 3,2 heures, et de 2,8 heures sur Twitter. Mais après seulement quelques minutes, le nombre de clics chute déjà drastiquement. Et cela en raison de l’Edgerank. Notons par ailleurs que ces chiffres datent de 2011, une époque où les données étaient moins soumises aux restrictions de l’algorithme Facebook.

Les conclusions sont néanmoins identiques, que l’on étudie les chiffres de Socialbakers ou de Bitly : plus un post est récent, plus il est « vivant ». Une fois posté, son intérêt et sa visibilité chutent au bout de quelques minutes.

Edgerank = Reach ?

Selon SocialShakers depuis que l’Edgerank est utilisé pour déterminer combien de gens vont voir les publications Facebook il est possible de déterminer le « Reach » d’une page. Ces chiffres sont à prendre avec des pincettes, et ils se vérifient surtout avec de très grosses pages. Néanmoins, ils donnent un ordre d’idée du Reach par rapport au taux d’engagement.

Avec un engagement faible de l’ordre de 0,01% le reach est de 10%. Pour un taux moyen, compris entre 0,01% et 0,1% le reach est de l’ordre de 10 à 20%. Et pour une page avec un fort engagement, un taux d’engagement de 0,1% permettrait un reach de l’ordre de 30%.

Encore une fois, ces chiffres sont très variables, et ne sont pas une vérité absolue. SocialBakers collecte des datas sur des grosses pages, et les chiffres ne correspondront pas nécessairement avec vos observations.

Ils ont néanmoins le mérite de démontrer la politique de Facebook qui restreint volontairement la portée des posts, et ce bien-sûr pour vendre des solutions publicitaires. S’il est vrai que les données sont triées selon vos affinités pour améliorer l’expérience utilisateur, elles sont aussi triées pour vendre de la visibilité. On se rend d’ailleurs compte que de plus en plus de pages ont des budgets « achat média » pour palier les restrictions de l’Edgerank. D’après les résultats rendus publics hier, plus de 500.000 pages ont en effet contourné l’Edgerank en utilisant des posts sponsorisés.

 

Commentaires

  1. Camille Lemesle
    2 février 2013 - 10h50

    Très interessant, mais à mon avis c’est aussi un moyen pour Facebook de conforter sa stratégie de monétisation des contenus.

  2. Jean-François Variot
    3 février 2013 - 12h26

    Bravo, c’est synthétique et clair.
    Le genre de posts qu’on aimerait lire pour valoriser le rapport temps/bénéfice sur le web.
    Cordialement à vous
    Jean-François Variot

  3. Raucaz
    4 février 2013 - 18h13

    On se croirait en cours de physique et chimie sociale. Bravo pour ces belles équations.
    Sauf qu’avec Facebook, on flotte dans un vase clos dans lequel les cuistots de l’algo nous font voir vraiment ce qu’ils veulent.
    Pathétique par rapport à un système « transparent » comme Twitter et à la limite G+ qui s’est ouvert l’horizon avec cercles et communautés.
    Merci pour cette belle analyse des synapses de FB.

  4. Mat
    6 février 2013 - 11h35

    Article vraiment intéressant sur ce fameux Edge Rank de Facebook qui démontre également la volonté de Facebook de donner un maximum d’impact aux posts sponsorisés.

  5. cedbuzz
    8 février 2013 - 16h02

    Bel article mais il manque une composante essentielle au calcul de l’edgerank apparue fin de l’année passée: le Negative Feedback.
    En gros, si vos posts recueillent des « hide », « hide all », « spam report » ou « unlike », votre edgerank en sera impacté.
    C’est une donnée essentielle à savoir (et visible pour vos posts lorsqu’on importe les insight dans excel).

    Ced

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