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État des lieux de l’adblocking sur desktop et mobile en 2017

Thomas Coëffé, le 7 février 2017

L’usage des logiciels pour bloquer les publicités diffère beaucoup d’une région à l’autre. En Europe et aux USA, l’adblocking est démocratisé sur desktop. En Asie, c’est sur mobile que de nombreuses publicités sont bloquées par les utilisateurs. Pour mieux comprendre ces tendances, PageFair publie une étude précise et chiffrée.

Les chiffres clés de l’adblocking

  • 11% des internautes utilisent un logiciel de type Adblock (France : 11% aussi).
  • 615 millions de terminaux (desktop, mobile, tablette…) bloquent des publicités.
  • 62% de ces terminaux sont des mobiles.
  • 30%, c’est la croissance de l’usage des adblockers en 2016.
  • 74% des utilisateurs quittent les sites qui bloquent les adblockers.
  • 77% des utilisateurs accepteraient de visualiser certains types de publicités.

L’évolution de l’adblocking sur desktop et mobile

Il y a 2 ans, l’adblocking sur mobile était minoritaire par rapport au l’adblocking sur desktop. Depuis, les courbes se sont inversées : on estime qu’en décembre 2016, 380 millions de mobiles bloquaient les publicités contre 236 millions d’ordinateurs.

On remarque une forte dichotomie entre l’Asie Pacifique (qui représente 94% de l’adblocking mobile) et les USA et l’Europe (68% de l’adblocking desktop). PageFair estime que l’adblocking mobile pourrait fortement accélérer en Europe et aux USA dans les prochaines années.

La cartographie de l’adblocking

Cette cartographie représente l’usage de l’adblocking dans le monde. En France, 11% des internautes bloquent des publicités (11% sur desktop, 1% sur mobile). C’est beaucoup moins que la moyenne de l’Europe de l’Ouest, située à 20%. En Indonésie, 58% des internautes bloquent des publicités. Les pays européens qui sont les plus friands d’adblocking sont la Grèce, l’Irlande (39%), la Pologne (33%), l’Allemagne (29%), l’Islande (27%), la Hongrie, l’Estonie et l’Autriche (26%).

Qui sont les adblockers ?

Les éditeurs et les annonceurs veulent des noms, nous nous contenterons de dévoiler quelques données démographiques. Aux USA, le profil type de l’adblocker est un homme, âgé de 25 à 34 ans, plus diplômés que la moyenne, qui habite en ville. Ces particularités sont de moins en moins marquées, au fur et à mesure de la démocratisation de l’adblocking.

Pourquoi installer un bloqueur de publicité ?

À cette question, les utilisateurs d’Adblock citent principalement la sécurité (bloquer l’installation de programmes malveillants), la fluidité de la navigation (publicités intrusives qui ralentissent voire bloquent l’internaute), la rapidité de chargement, le grand nombre de publicités et la confidentialité des données personnelles.

Quelle efficacité pour les bloqueurs d’Adblock ?

Depuis plusieurs mois, les éditeurs de sites web – en France notamment – sont passés à l’offensive. De plus en plus de sites ont décidé de contraindre les internautes, en bloquant l’accès à ceux qui utilisent un adblocker. Résultat : 26% des utilisateurs décident de désactiver Adblock, 74% préfèrent s’en aller. On remarque que ce sont les utilisateurs les plus jeunes qui acceptent le plus de désactiver ou désinstaller Adblock lorsqu’ils sont contraints par un site web.

Des publicités tolérées aux publicités inacceptables

Nous le disions plus haut, « 77% des utilisateurs accepteraient de visualiser certains types de publicités ». Les usagers citent notamment les bannières statiques et les publicités vidéo qu’on peut passer (skip). Ils sont relativement neutres vis-à-vis du native advertising, mais ne tolèrent pas les publicités audio en auto-play et les publicités vidéo qu’ils sont obligés de regarder jusqu’au bout.

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