Anthropic : la croissance la plus rapide de l’histoire de la tech ?
Avec 30 milliards de dollars de chiffre d’affaires annualisé en 2026, Anthropic s’impose comme la startup technologique à la croissance la plus rapide jamais observée. La preuve par les données.
Anthropic : le premier milliard en quatre ans, du jamais vu
Atteindre un milliard de dollars de chiffre d’affaires annuel en quatre ans, c’est ce qu’a réalisé Anthropic depuis sa création en 2021. Pour mesurer le chemin parcouru, il suffit de regarder le temps qu’ont mis les entreprises tech de référence pour franchir ce cap symbolique : une décennie pour Snowflake et Zoom, huit ans pour OpenAI, et cinq ans pour Google. Pour OpenAI, ce délai s’explique par la longue phase de recherche non commerciale avant le lancement de ChatGPT, en novembre 2022.
Pour afficher ce contenu issu des réseaux sociaux, vous devez accepter les cookies et traceurs publicitaires.
Ces cookies et traceurs permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d’intérêt.Plus d’infos.
Comment Anthropic a rattrapé puis dépassé OpenAI ?
Début 2025, Anthropic a franchi le seuil du milliard de dollars de chiffre d’affaires annualisé, moins de deux ans après le lancement de Claude en mars 2023. En août 2025, ce chiffre atteignait 5 milliards de dollars. Fin 2025, il dépassait 9 milliards de dollars. En mars 2026, il atteignait 19 milliards de dollars. Et, un mois plus tard, les dernières estimations indiquent qu’il devrait enregistrer 30 milliards de dollars début 2027, soit une multiplication par 30 en un peu plus d’un an seulement.
Anthropic compte aujourd’hui plus de 300 000 clients professionnels et le nombre de grands comptes (clients générant chacun plus de 100 000 dollars de chiffre d’affaires annuel) a été multiplié par sept au cours de l’année écoulée, annonçait la firme américaine dans un blogpost le 2 septembre 2025.
Pour mettre ces données en perspective, OpenAI affiche un chiffre d’affaires annualisé de 25 milliards de dollars en 2026. Dans un blogpost publié le 31 mars 2026, la société fondée par Sam Altman a souligné de son côté que son « chiffre d’affaires croît quatre fois plus vite que celui des entreprises qui ont façonné les ères de l’Internet et du mobile, comme Alphabet et Meta ». Une performance que les données placent pourtant en retrait de celle d’Anthropic à la même période.
Pour afficher ce contenu issu des réseaux sociaux, vous devez accepter les cookies et traceurs publicitaires.
Ces cookies et traceurs permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d’intérêt.Plus d’infos.
De l’expérimentation à l’investissement stratégique dans l’IA générative
La trajectoire d’Anthropic ne s’explique pas uniquement par la qualité de ses modèles. Elle révèle surtout que l’intelligence artificielle est devenue un poste de dépense stratégique pour les entreprises, et non plus un simple outil expérimental. Selon Axios, plus de 1 000 entreprises investissent chacune plus d’un million de dollars par an dans Claude, un chiffre qui aurait doublé en moins de deux mois.
Ce basculement est structurel. L’IA générative au sein des entreprises n’est plus un marché spéculatif, c’est un marché réel avec des revenus récurrents, des contrats significatifs et une croissance qui s’accélère trimestre après trimestre. La question n’est plus de savoir si les entreprises vont intégrer ces outils, mais à quelle vitesse.
Méthodologie : les données utilisées dans les graphiques ci-dessus s’appuient sur les rapports annuels déposés par Google, Zoom et Snowflake auprès de la SEC, l’autorité américaine des marchés financiers qui impose aux entreprises cotées en Bourse de publier leurs résultats financiers, ainsi que sur les déclarations officielles publiées sur leurs sites respectifs d’OpenAI et d’Anthropic.
À noter également que, pour Anthropic et OpenAI, les données correspondent à leurs chiffres d’affaires annualisés, et non à des revenus comptables audités, ces deux sociétés n’étant pas cotées en Bourse.