Vie privée et surveillance, entretien avec Jean-Marc Manach

Jean-Marc Manach Jean-Marc Manach est journaliste à InternetActu.net et OWNI, blogueur invité pour LeMonde.fr, et membre des Big Brother Awards, spécialiste des questions de libertés, de surveillance et de vie privée. Notre Débat du mois sur l’identité numérique est l’occasion de revenir sur un entretien réalisé en 2010 qui reste toujours d’actualité.

Quelles différences d’usage de l’Internet peut-on observer chez ceux que vous nommez « petits cons », à savoir la génération des « digital natives », par rapport aux générations précédentes ?

Dans mon article « La vie privée, un problème de vieux cons« , je partais du constat qu’un certain nombre de gens, nés depuis les années 80, ont été habitués à la vidéosurveillance, à la traçabilité des communications, et considèrent que ceux qui ont un problème avec cette inflation de technologies de surveillance et de contrôles sont des « vieux cons ». Dans un second article, « Vie privée, le point de vue des petits cons« , j’essayais d’expliquer que cette génération de natifs du numérique, les « digital natives », qui sont nés avec Internet, a un rapport à la vie privée et à la vie publique qui est très différent de ceux qui ont grandi avant, et sans. En résumé, leur vie privée est sur Facebook, parce que c’est là qu’ils retrouvent leurs potes. La vie privée, pour ceux qui ont grandi sans connaître Internet, c’était quand ils voyaient leurs copains, pour aller au terrain de foot, au centre commercial, ou en bas de l’immeuble. Les mêmes, aujourd’hui, s’indignent de voir que Facebook regorge de données personnelles. Sauf que c’est là où les jeunes se retrouvent entre-eux, c’est leur vie sociale ! Et il faut bien comprendre que cette socialisation relève tout autant de la vie privée que de la vie publique. Il faut bien voir, par ailleurs, que ceux que j’ai appelé les « petits cons » (ceux qui ont un usage intense de l’Internet, qu’ils soient nés depuis les années 80-90 ou comme moi dans les années 70, voire avant) sont des gens qui ont compris que sur Internet, la question n’est pas tant celle de la vie privée que de la vie publique, y compris sur Facebook. On peut en effet tout à fait avoir une vie privée dans des espaces publics : quand vous rencontrez quelqu’un dans la rue ou dans un café, c’est un espace public. Quand vous commencez à raconter votre vie à votre meilleur ami dans ce café, vous parlez de votre vie privée : vous avez donc une vie privée un espace public. Il ne faut pas opposer vie privée et vie publique. Et c’est ce qui se passe sur le Net en général, et Facebook en particulier. Les utilisateurs sont conscients qu’ils y mènent aussi une vie publique, et ils en jouent, se mettent en scène et en avant.

La banalisation de l’exposition de soi date des années 70-80, pas de l’internet : Andy Warhol avait déclaré en 1968 que « Dans le futur, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale », et tous ceux qui sont nés depuis les années 70 ont été filmés avant même d’être nés, avec l’échographie, puis filmés au caméscope VHS dans les années 80, avant que les années 90 ne banalisent les reality show, les appareils photos numériques et les téléphones portables équipés de caméras. De plus, le rapport aux enfants a complètement changé depuis les années 60 et 70, depuis la libération sexuelle. Avant, il y avait l’autorité du père, et l’enfant devait attendre l’adolescence, voire l’âge adulte, pour être reconnu comme personne à part entière ayant le droit de s’exprimer. Avec la libération des femmes, la révolution sexuelle, et la redéfinition du rôle du père, tout cela a complètement changé : les enfants sont au centre de la famille, au centre de toutes les attentions – médicale, sociale, parentale – et donc sont constamment surveillés, exposés et mis en scène, exposés par leur entourage. Le fait d’être mis en avant, mis sur un piédestal, et d’être photographié, filmé en permanence, c’est quelque chose que tous ceux qui sont nés depuis les années 80 connaissent. Ceux que j’ai surnommés les « petits cons », les natifs du numérique, ce sont ceux qui ont effectivement compris l’intérêt de l’exposition de soi sur Internet ; ils s’en servent pour se mettre en scène, pour donner une bonne image d’eux. Par exemple, comme cette adolescente qui disait « Moi ça ne me pose pas particulièrement de problème de poser à moitié nue, voire nue en photo et d’être montrée sur Internet, si la photo est belle« . C’est aussi simple que ça. Il y a plein de jeunes filles qui rêvent d’être mannequin : si la photo est belle, ça ne les dérange pas de poser (voir le phénomène des Suicide Girls). Parce que l’important, c’est de se faire un nom, d’être beau, et de se faire respecter comme on est.

Ces jeunes ont-ils conscience que plus tard, cela pourrait leur nuire ?

Ceux qui débarquent sur les réseaux sociaux ne sont pas complètement conscients de tout cela, au début en tout cas. En même temps, et au vu du nombre d’articles et de reportages consacrés à la question de la vie privée sur Facebook, difficile de croire qu’il puisse encore être possible de ne jamais en avoir entendu parler même si, depuis un an et demi que cette histoire de « droit à l’oubli » tient le haut du pavé, il m’arrive fréquemment, quand je suis interviewé, d’être pris à partie par le journaliste ou un employé, qui vient me voir en aparté, horrifié, car son enfant est sur Internet et qu’il a peur des pédophiles. Internet n’est pas le royaume de la pédophilie et des cyber-terroristes, il faut arrêter avec cette diabolisation de l’Internet, qui passe aussi par cette thématique du « droit à l’oubli ».

J’ai commencé à faire cette enquête sur les « petits cons » et les « vieux cons » suite à la polémique suscitée par Edvige. L’argument soulevé par les défenseurs de ce fichier policier, à destination des services de renseignements, était de dire qu’ils ne comprenaient pas où était le problème puisque de plus en plus de monde publie des données personnelles sur Facebook. C’est de la novlangue, comme dirait George Orwell ! Un fichier policier censé identifier les suspects n’a strictement rien à voir avec le fait je m’exprime sur Facebook pour partager un lien, une vidéo ou raconter ce que je viens de manger. Il y a d’un côté quelque chose qui relève de la liberté d’expression et de l’exposition de soi, et de l’autre un fichier de suspects. Les fichiers policiers, administratifs ou sociaux, mis en place par des politiques ou des administrations afin de surveiller les gens, c’est de la société la surveillance, alors que quand je décide de m’exprimer sur un blog ou un réseau social, c’est moi qui décide de m’exprimer, c’est de la transparence, de la liberté d’expression. C’est comme la différence entre le fait d’être vidéosurveillé à son insu et le fait de choisir d’apparaître dans un film. La société de surveillance, c’est le modèle de Big Brother, c’est quelqu’un qui décide de surveiller d’autres personnes. Internet n’est pas la société de surveillance, puisqu’il s’agit de gens qui décident de s’exprimer. C’est antinomique. Le Net est de l’ordre de la transparence, pas de la surveillance. A force de se focaliser sur Internet qui serait de la société de surveillance et sur le faux débat du droit à l’oubli, ça permet de passer plus simplement la vidéosurveillance, la biométrie, les fichiers policiers, le croisement des fichiers sociaux, toutes ces choses que je dénonce au sein des Big Brother Awards. Et il n’est pas anodin de remarquer que c’est précisément suite au scandale Edvige que le débat sur le « droit à l’oubli » a été initié. Or, paradoxalement, on trouve très peu de gens victimes de ce que l’Internet reflète d’eux, alors que, et pour prendre ce seul exemple, un rapport de la CNIL a révélé l’an passé que plus d’un million de gens, blanchis par la Justice, sont toujours fichés comme « suspects » dans le fichier STIC de la police. Les véritables victimes de cette absence de « droit à l’oubli » ne sont pas sur le Net.

Pour en revenir aux utilisateurs des réseaux sociaux, ceux qui ont un usage assidu de Facebook, parce qu’ils y construisent une partie de leur réputation numérique, sont plutôt conscients de ces enjeux de vie privée et de vie publique, parce qu’ils se servent de l’outil plus qu’ils n’en sont de simples consommateurs. Un célèbre journaliste me contactait récemment pour me demander si je connaissais une victime de Google. Il fait un documentaire sur le « droit à l’oubli », et n’arrive pas à trouver de victime du Net prête à témoigner ! Un comble alors qu’on entend régulièrement parler de ceux qui auraient des problèmes professionnels parce qu’ils auraient montré leur fesses sur Facebook… Alex Türk, le président de la CNIL, a lui-même reconnu qu’il lui était arrivé, quand il était étudiant, de montrer ses fesses à ses copains lors d’une soirée arrosée. La différence c’est qu’à l’époque il n’y avait pas Facebook. Tout le monde fait des bêtises quand il est adolescent ou étudiant ! La différence aujourd’hui, c’est que nos frasques peuvent éventuellement être prises en photo et se retrouver sur le Net. Cela dit, des gens ont commencé à se poser la question sous un autre angle : ceux qui ne sont pas présents sur les réseaux sociaux ou ceux qui auraient un profil complètement lisse, sans blagues qu’ils auraient pu faire entre amis, là ça deviendrait suspect, trop parfait, pas logique. Enfin, je métonne qu’on parle autant de ces gens qui auraient été virés parce qu’ils auraient montré leurs fesses sur Facebook, et beaucoup moins de ceux qui ont été embauchés parce qu’ils ont un blog, ou parce qu’ils sont sur réseaux sociaux. Or, il y en a beaucoup plus qui ont été embauchés que de personnes qui ont été virées !

Reste que l’Internet n’est pas qu’un espace public : ce qu’on entre dans un moteur de recherche, la liste des sites Web que l’on consulte, ce n’est pas de l’ordre de l’expression publique ni de l’exposition de soi. L’exposition de soi, c’est quand je décide de m’exprimer. Les sites que je visite ou une requête que je vais faire dans un moteur de recherche relèvent bien évidemment, a contrario, de la vie privée. C’est là où Google pose problème, car il a dans ses serveurs énormément d’informations sur ma vie privée, beaucoup plus souvent d’ailleurs que Facebook. Sans oublier les fournisseurs d’accès : en 2001, le Parlement a voté la loi Sécurité Quotidienne qui prévoit la surveillance de tout ce qu’on fait sur Internet doit être archivé pendant un an, à disposition de la police et de la justice. Le paradoxe est là : ce n’est pas ce qu’on écrit sur un blog qui est surveillé, mais à qui on a envoyé un mail privé, ce qu’on a fait sur Internet, les sites qu’on a visités… Notre vie privée sur Internet est placée sous surveillance. Notre vie publique (ce qu’on écrit sur Facebook ou sur les blogs) n’est pas archivée par la Bibliothèque Nationale.

Pour vous, on va donc plutôt assister à une ouverture plus forte ?

Je pense qu’on va aller vers plus de démocratie : au sens où dans le contrat social, davantage de responsabilités sont accordées aux citoyens. Il ne faut pas faire n’importe quoi : celui qui volontairement met des photos trash sur Facebook peut se le voir reprocher ensuite, c’est normal. La liberté d’expression veut aussi dire être responsable, la médiatisation peut se retourner contre soi.

Dans mon article sur les « vieux cons », je dressais un parallèle avec la libération sexuelle : cette façon décomplexée de s’exprimer, de s’exposer sur Internet est un petit peu similaire à la façon décomplexée qu’avaient un certain nombre de jeunes d’aborder l’amour et la sexualité dans les années 60-70. La sexualité, le rapport à son corps, le rapport à l’autre ont été libérés d’un certain nombre de poids. Ce qui est en train de se passer avec les réseaux sociaux et Internet, c’est qu’ils libèrent l’expression, au sens où, jusque dans les années 90, les seules personnes à avoir accès aux médias étaient les hommes politiques, les « people », les riches et les puissants. Le peuple avait certes la liberté d’expression, mais personne ne pouvait l’entendre. Parce que vous faisiez votre journal photocopié dans votre coin et vous le distribuiez à quelques centaines d’exemplaires. La différence aujourd’hui, c’est que n’importe quel citoyen peut ouvrir son blog ou se créer un compte sur Twister et Facebook, et être entendu par des dizaines de milliers de personnes. La liberté d’expression est devenue quelque chose de réel, ce n’est plus virtuel, et c’est paradoxalement grâce à Internet.

Pouvez-vous nous parler justement des Big Brother Awards ?

Les Bigs Brother Awards ont été créés il y a une dizaine d’années en Grande Bretagne. C’est une ONG qui existe maintenant dans une quinzaine de pays. L’idée est de se moquer de ceux qui nous surveillent. A l’époque, ça a été créé par plusieurs journalistes très orientés Internet. En 1999, On pensait naïvement qu’on aurait énormément de candidatures Internet. Mais en 10 ans, on s’est aperçu qu’il y en avait finalement très peu de problèmes sur le Net comparé à ceux posés par les technologies de surveillance ou encore cette inflation de lois sécuritaires depuis les attentats du 11 septembre 2001. Depuis l’an 2000, nous chroniquons ainsi la montée en puissance de la société de surveillance, en montant des dossiers qui ensuite sont publiés sur notre site web. Parallèlement, on réunit un jury composé d’universitaires, de magistrats, d’avocats, d’artistes, pour leur soumettre ces nominés, et afin qu’ils décernent des « prix Orwell » à ceux qui se sont le plus illustrés en matière d’atteinte aux libertés et à la vie privée, ou de promotion de la surveillance.

Concrètement, y’a t-il des moyens d’échapper à cette société de surveillance ?

Sur Internet, oui. Le gouvernement français s’est enfin décidé à expliquer aux chefs d’entreprises ou aux universitaires qui travaillent sur des données sensibles comment sécuriser leur ordinateur pour éviter de faire l’objet d’actions d’espionnage de la part de sociétés ou de services de renseignements étrangers. L’espionnage économique et industriel est une réalité. C’est ce qu’on appelle l’intelligence économique, la guerre de l’information. Maintenant, quand vous allez aux Etats-Unis par exemple, la douane est tout à fait habilitée à saisir votre ordinateur et faire un duplicata de votre disque dur, et elle le fait couramment. C’est de l’espionnage industriel. Le gouvernement s’est enfin saisi de la question et a publié deux modes d’emploi il y a quelques mois. Il y a donc des moyens : il faut sécuriser son ordinateur, chiffrer une partie voire l’intégralité de son disque dur, chiffrer ses communications si l’on veut vraiment qu’elles restent confidentielles. Il y a des outils qui permettent de le faire, des outils de cryptographie notamment, et ce n’est pas si compliqué à utiliser, il faut juste décider de s’y mettre. Le problème c’est que jusqu’à présent les pouvoirs publics comme les prestataires de services ne se sont pas pressés pour en faciliter ou en promouvoir l’utilisation.

Il est clair qu’il faut d’abord être sensibilisé à la question et ensuite décider de s’y mettre et apprendre à utiliser ces outils. Mais on l’a vu avec le débat sur l’Hadopi : énormément de gens ont commencé à se demander comment sécuriser leur ordinateur pour éviter d’être espionné. Et ça fait peur aux services de renseignement. En Grande-Bretagne, avec le projet similaire à Hadopi, les services de renseignements ont expliqué que de plus en plus de citoyens vont chiffrer toutes leurs communications donc qu’il va être de plus en plus difficile pour eux d’arriver à savoir qui sont les terroristes, à identifier les criminels, et à pouvoir écouter les gens dans le cadre d’enquêtes de police judiciaire.

A partir du moment où on souhaite pouvoir surveiller tout le monde, à considérer tout le monde comme suspect et mettre en place toute une usine à gaz (ce qu’est l’Hadopi), on va créer des erreurs. Le paradoxe de l’Hadopi, c’est qu’il nous appartient de démontrer notre innocence. Dans un Etat de droit, on est présumé innocent, et c’est à l’accusation de prouver notre culpabilité. Avec l’Hadopi, c’est l’inverse. La réaction d’un grand nombre d’internautes va donc être de prendre leurs dispositions pour se protéger.

Comment voyez-vous le futur de cette surveillance ? Est ce que les internautes vont trouver les moyens de combattre, ou va-t-on assister à une surenchère de dispositifs?

J’ai tendance à considérer qu’Internet est moins une partie du problème qu’une partie de la solution, au sens où c’est un contre-pouvoir du fait de la liberté d’expression, car ce ne sont pas seulement les personnes autorisées qui sont amenées à s’exprimer : les gens peuvent apprendre à se protéger et peuvent dénoncer cette société de surveillance. Les gens sur Internet sont de plus en plus conscients. L’Internet est un très bon contre-pouvoir face à cette société de surveillance. Maintenant, concernant la société de surveillance hors Internet, on est dans une mécanique infernale où plus ça va, plus il y a de technologies, plus il y a de lois qui placent les gens sous surveillance et qui en font des suspects potentiels. Je ne sais pas du tout quand la machine va s’enrayer, quand l’on va remettre l’accent sur la liberté et non sur le sécuritaire. Si mon hypothèse, à savoir le parallèle entre la libération de l’expression et la libération sexuelle, entre cette révolution de l’information et les bouleversements entraînés notamment par les féministes et homosexuels dans les années 70 est vraie, j’ai tendance à penser qu’à terme, les internautes vont gagner. Voire qu’on a déjà gagné…

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Commentaires

  1. FmR
    27 mai 2010 - 15h12

    Je viens de réaliser que j’étais un vieux con, merci !

  2. lnk
    18 janvier 2012 - 20h17

    Moi qui suis aussi de la génération des vieux cons, il me semble qu’il y a un exemple beaucoup plus parlant que la soirée arrosée et les photos trash : si vous faites une mauvaise blague un peu insultante sur une personnalité publique avec vos copains au café, il y a toute chance que cela n’ait aucune conséquence. Si vous faites la même chose sur Facebook, vous pouvez vous retrouvez devant un tribunal (pour peu que la personnalité en question n’apprécie pas votre genre d’humour), et cela tout de suite, sans attendre des années (rien à voir avec le droit à l’oubli). On peut certes dans les deux cas mener sa vie privée dans des espaces publics, mais en pratique le café et Facebook n’ont pas du tout le même caractère.

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