Le média des professionnels du digital
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12 pratiques insupportables des gens qui travaillent dans le web

Flavien Chantrel, le 20 novembre 2014

On a tous des petites habitudes qui peuvent agacer les autres. Ces tics sont déjà énervants quand on est en open-space, mais quand on travaille dans le web, la portée de nos actions peut être encore plus visible. On ne se limite plus à un bureau, mais on parle potentiellement à tous les autres travailleurs du web (et autres personnes) qui nous lisent. Et dans un monde où on lit beaucoup plus qu’on ne réagit, certaines pratiques peuvent vraiment agacer à force de les voir se multiplier chez ses confrères (on vit quand même à l’heure du stalking). Nous nous sommes amusés à réunir ces équivalents de bruits de couloirs, des collègues bruyants ou des petits chefs, mais ramenés à l’échelle du web. On se reconnaîtra souvent au moins dans un, promis, en 2015 on fera mieux…A ajouter aux 10 pires pratiques des sites Internet et aux 10 types de personnes à ne pas suivre sur Twitter.

swag

1 – Celui qui se plaint toujours d’être débordé mais qui passe sa vie à pourrir nos timelines

Il y a certaines personnes qui ont énormément de travail, mais qui ne peuvent pas s’empêcher de le dire à tout bout de champ. A tel point qu’on se demande s’ils ne sont pas à la bourre dans leurs projets et dossiers parce qu’ils passent leur vie sur les réseaux sociaux…

Indice de pénibilité : 3/10
Phrase type : « Ah mais là, je te raconte pas comment je suis sous l’eau ! #jevaisencorefinirtardlol ».

2 – Celui qui a un avis sur tout et qui se garde bien de le garder pour lui

Ce type de profil existe partout, dans tous les métiers et dans toutes les situations. Il y a toujours quelqu’un qui trouvera des choses à redire à absolument tout ce que les autres font, même quand il n’y connait rien. Sur le web, en bon chevalier blanc d’une certaine pensée, il prend généralement comme posture de défendre à tout prix l’exigence de la qualité ou d’une déontologie pointue pour mieux critiquer tout ce qui se fait. On se demande souvent ce qu’ils font vraiment dans la vie, se positionner toujours par la négative n’est pas très constructif. Et généralement, ceux qui font avancent plus que ceux qui parlent…

Indice de pénibilité : 7/10
Phrase type : « Mon dieu que cette opé est mauvaise #backin1990 #old #jdcjdr »

3 – Celui qui arrive toujours à placer son nombre de followers ou de contacts dans ses messages

Cela fait des années que tout le monde est d’accord pour dire que les chiffres sur les réseaux sociaux ne veulent rien dire, à commencer par le nombre de fans ou d’abonnés, qui peut être manipulé et qui nécessite une lecture plus approfondie qu’un simple comptage pour déterminer une quelconque influence, si tant est qu’elle existe. Oui, mais tout le monde se base sur ces chiffres. Donc quand on peut glisser au détour d’une phrase un chiffre un peu rondelet, on ne se prive pas. Certains en abusent plus que d’autres…

Indice de pénibilité : 6/10
Phrase type : « Les chiffres sur les réseaux sociaux ne veulent rien dire ! J’en parlais à l’instant avec mes 42 567 abonnés »

4 – Celui qui fait du name dropping une science

Dis-moi avec qui tu traînes, je te dirais qui tu es. On se construit souvent socialement avec les personnes que nous côtoyons. C’est également très vrai en ligne, où le réseau est primordial et où les notions de groupes sont très présentes. Certains n’hésitent pas à balancer des noms à tout va pour tenter de faire un peu plus connaitre le leur. Quitte à abuser du name dropping de manière systématique et de multiplier les selfies avec les gens croisés ici ou là.

Indice de pénibilité : 4/10
Phrase type : « J’arrive à la Paris Games Week, j’espère croiser @MonsieurDream »

troll

5 – Celui qui abuse des termes anglophones, techniques ou des abréviations

Quand on bosse dans le web, dans la com ou dans le marketing, on dispose d’un arsenal impressionnant de mots-clés liés à notre métier et à notre quotidien. Un vocabulaire à la fois riche et obscur, qui n’est souvent compris que par ceux qui en possèdent les clés. Une bonne manière de protéger son univers et de noyer le poisson quand on s’approche trop de l’utilité de son poste… Mais est-ce vraiment la peine d’utiliser à outrance toutes ces abréviations, ces anglicismes et autres termes techniques ? Parfois oui, mais certains se donnent pour missions de réaliser les combos les plus fous. Un peu trop parfois.

Indice de pénibilité : 3/10
Phrase type : « Ma strat 365 crossmedia a fait bouncer mes CTR sur mes displays, va comprendre »

6 – Celui qui se révolte en permanence à coups de subtweets

On est des fous sur le web. Mais pas trop quand même, faudrait pas se griller. Alors on aime bien donner des leçons et balancer sur les copains, juste suffisamment pour que la plupart des gens les reconnaissent mais pas trop pour que le doute subsiste et qu’on puisse leur assurer en message privé que ça n’avait rien à voir avec eux, juste une coïncidence. Le subtweet c’est bien, mais à un moment faut assumer quand même.

Indice de pénibilité : 5/10
Phrase type : « Les gens qui publient des articles pourris sur les pratiques du web #lesgens »

 

7 – Celui qui crie Old plus vite que son ombre

OLD ! Ce petit mot est lourd de sens en ligne, il permet de remettre à sa place les internautes qui auraient eu l’outrecuidance de vouloir partager une image, une info ou une vidéo qui aurait déjà trop tourné. Mais à force de vouloir multiplier les scoops et être les rois du buzz, certains abusent tellement de cette interjection qu’ils te oldent parce que l’info a 2 heures. Des fois, faire remarquer aux autres qu’on n’a que ça à faire de repérer les news dans la minute de leur sortie n’est pas la meilleure stratégie pour se crédibiliser.

Indice de pénibilité : 6/10
Phrase type : « OLD ! Je l’ai publié sur Twitter ‘y a 19 minutes. »

8 – Celui qui aime basher ses confrères

C’est particulièrement vrai pour les community managers. A force de chercher le bad buzz et d’observer leur propre microcosme, certains allument eux-mêmes des feux qui font la plupart du temps pschitt. Vous savez, ces gens qui cherchent tout le temps la petite bête chez ceux qui exercent le même métier qu’eux, qui cherchent à leur expliquer la vie et ce qu’ils auraient du faire et qui se posent en jury, attribuant des pouces rouges à tout va. Souvent, on ne sait pas trop ce qu’ils font, eux, par contre.

Indice de pénibilité : 8/10
Phrase type : « LA HONTE le CM de BlaBla a fait une faute d’orthographe, BAD BUZZ A VENIR » »

9 – Celui qui fait chanter les marques

Quand on travaille dans le web, on sait comment fonctionne le community management des marques et leur SAV sur les réseaux sociaux, et certains ont tendance à en abuser pour obtenir ce qu’ils souhaitent. Quitte à passer du côté Chantage de la force et en les apostrophant publiquement. Le must : mettre un point ou un mot devant le pseudo Twitter de la marque ou republier son message Facebook sur son mur pour bien montrer à tout le monde que l’on est en conflit ouvert qui demande à être résolu AU PLUS VITE. C’est souvent la même personne qui aime abuser du point #8.

Indice de pénibilité : 7/10
Phrase type : « Hey @machininternet, mon débit rame depuis 5 minutes, t’as intérêt à régler ça sinon c’est BAD BUZZ assuré »

10 – Celui qui aime tout le monde

Le bisounours est un profil assez courant sur le web. Il trouve tout formidable, il aimerait devenir ami avec vous mais aussi avec à peu près tout le monde et trouve que le web est un magnifique lieu d’échange. Certains sont sincères, d’autres beaucoup moins et n’adoptent la posture que pour réussir à vous vendre quelque chose ensuite (une petite formation ? Un petit ebook ?). Dans l’ensemble, le manque de point de vue critique du bisounours peut vite le décrédibiliser.

Indice de pénibilité : 2/10
Phrase type : « Love les copains, je vous aime tous, bonne nuit ! »

clavier

11 – Celui qui copie sans vergogne

Il y a deux types de copieurs : ceux qui s’assument et ceux qui ne s’assument pas. Mais la manière de faire reste généralement la même : recycler toute idée qui parait sympa, blagounette Twitter au mot près pour générer du RT, article au mot près sans jamais citer de source, ou alors en tout petit tout en bas… En jouant la mauvaise foi s’ils sont découverts, prétextant un terrible malentendu ou noyant le poisson. Marche aussi avec ceux qui accusent les autres de copier sur eux parce qu’ils ont pompé une source commune. Eux, ce sont les meilleurs, ils ne doutent de rien. Manquerait plus que ça finisse en combat de plagieurs…

Indice de pénibilité : 8/10
Phrase type : « Ah mais non, j’ai pas copié, j’aime juste beaucoup ce que tu fais du coup je me suis inspiré. C’est un hommage. »

12 – Celui qui donne des leçons aux autres dans des billets de blog alors qu’il fait probablement pas mieux

Oui bon… On a tous des vilains défauts, on a juste plus de mal à en supporter certains que d’autres. Le web et les réseaux sociaux sont une grande cour de récré où nos petits manquements sont souvent scrutés et jugés sans vision d’ensemble, n’oublions pas non plus d’être tolérants. Et n’oublions jamais que nous sommes toujours le boulet d’un autre ! Alors autant en rigoler un petit peu…

Indice de pénibilité : Over 9000
Phrase type : « 10 pratiques insupportables des gens qui travaillent dans le web [ajouter lien] please RT »

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Commentaires
  1. FmR dit :

    Il y aussi le « Siliconnard » qui a vu la Vierge lors de son pèlerinage dans la Silicon Valley et qui te saoule avec ses anecdotes.

  2. Paperon dit :

    J’en rajouterai un autre qui est très pénible : l’utilisation du téléphone en réunion pour continuer de surfer ou avoir une réunion parallèle de commentaires pendant cette même réunion …
    Et un post pour compléter ce point : https://www.linkedin.com/pulse/article/20140929050616-11968090-ce-que-sortir-son-téléphone-en-réunion-dit-de-vous

  3. Justine dit :

    Haha bravo !!!

    Vous oubliez le livetweeteur fou, celui qui vous envoie des pages à liker toutes les deux secondes, celui qui #FF un peu trop souvent, tout et n’importe quoi, et j’en passe…

  4. Antoine dit :

    Tu oublis le « he ho tu me vois » qui va rt une personne jusqu’à plus soif ou faire des listes ou des prix de type « les meilleurs influenceurs du moment » « 25 comptes Twitters qui sont bien » « le CM de l’année ».

  5. coreight dit :

    Hé ho, ça va, je n’ai vraiment pas le temps de lire ce genre d’article.
    De toute façon vous feriez mieux de ne pas faire ce type d’article en liste, je vous dit que ça n’attire pas les lecteurs.
    Je le répétais encore hier à mes 2700 followers. @pressecitron @fredzone et @korben sont sûrement d’accord.
    C’est pour buzzer et booster vos stats dans analytics, of course ?
    (#lesgens qui croient faire du clic avec ces articles faciles…)
    En plus j’ai tweeté un article du genre il y a 30 minutes, LA HONTE !
    Et chez Regions Job, on ne craint pas le bad buzz ?
    Heureusement que je vous aime quand même.
    Love les copains, je vous aime tous, bonne nuit !

  6. YvesProvence dit :

    Heu … la photos qui illustre le type imbuvable … il date d’avant internet non ?

  7. Bradley sharo Kthulhu dit :

    Hehe sympa
    Nous attendons sûrement tous le dernier cas avec impatience, il casse toute critique trop virulente 😉

  8. Stéphane dit :

    Celui qui lit un billet, ne le commente pas, ne le partage pas. #Insupportable
    Indice de pénibilité : Over the top.
    #Next #Pardon ^^

  9. JohnCont dit :

    13 – Celui qui n’a aucune idée d’article originale, donc se rabat sur un classique « XX raisons de détester Y »

  10. Bernieshoot dit :

    au moins il n’y a pas celui qui ouvre la porte sans frapper et qui souvent sors du bureau sans la fermer . la porte bien sûr

  11. Waouh super article, en plus la fin, c’est trop top.
    Je me retrouve vraiment dans beaucoup de ces personnages; j’ai besoin d’une net-thérapie.

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