friendfeed La nouvelle était prévisible. Quelques sociétés se partagent le web en étant sur tous les fronts. Ils ont raté un tournant ? Un petit chèque et ce sera vite oublié. Twitter et Friendfeed alimentent les rumeurs depuis déjà longtemps. C'est désormais officiel, Facebook vient de racheter Friendfeed pour un montant avoisinant les 50 millions de dollars... Avant un éventuel rachat de Twitter par un concurrent ? Ce n'est sans doute qu'une question de temps. Enfin, si la plainte pour violation de brevets trouve une issue heureuse...

Friendfeed n'était composé que d'une douzaine d'employés qui vont désormais officier pour Facebook. L'enthousiasme est de mise, comme nous le prouve Bret Taylor, un des fondateurs de Friendfeed : "Facebook et FriendFeed partagent la volonté de donner aux gens des outils pour partager et entrer en contact avec leurs amis. Nous sommes impatients de rejoindre l'équipe et apporter une grande partie des innovations développées par Friendfeed aux 250 millions d'utilisateur de Facebook." Le contraire aurait été étonnant. Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, semble également d'humeur joyeuse : "depuis ma première utilisation de Friendfeed, je suis admiratif de leur équipe qui a créé un service simple et élégant pour permettre aux gens de partager l'information. Comme (ce rachat) le prouve, notre culture continue de faire de Facebook un lieu où les meilleurs ingénieurs viennent construire rapidement des choses que beaucoup de personnes vont utiliser". Vous avez dit langue de bois ? Ce rachat marque l'arrivée de nombreux anciens de Google au sein de Facebook. Jim Norris, Sanjeev Singh, Bret Taylor et Paul Buchheit (les 4 fondateurs) avaient ainsi travaillé sur Gmail et Google maps.

friendfeed facebook

Ce rachat s'effectue à un moment où Friendfeed connait un second souffle en France. Une vague d'utilisateurs a ainsi pris le service d'assaut il y a quelques jours. Difficile d'y voir une tendance durable, la comptabilisation des abonnés Friendfeed dans Feedburner et l'effet de masse ont beaucoup aidé. Twitter reste le maitre incontesté du micro-blogging, reste à savoir pour combien de temps. Facebook s'attaque à ce monopole depuis déjà quelques temps via son livefeed. Le positionnement grand public du réseau social pourrait permettre de franchir un cap dans le temps réel et l'agrégation de données personnelles. Cela risque également de rebuter les early adopters, principaux utilisateurs de ce genre de service en France. Reste à savoir de quelle manière l'intégration sera faite. Friendfeed annonce pour le moment rester sur sa lancée. Beaucoup de bruit pour rien ?

Le communiqué de Facebook
Le communiqué de Friendfeed


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