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L’impact de l’intelligence artificielle sur le business et l’emploi

Juliette Pignol, le 16 juin 2017

Le grand salon de l’innovation VivaTechnology 2017 vient d’ouvrir ses portes au Parc des Expositions de la Porte de Versailles de Paris. À cette occasion, de nombreux professionnels du digital sont intervenus pour évoquer les enjeux à venir de l’intelligence artificielle et du Big Data.

L’intelligence artificielle, la nouvelle électricité

Selon Eric Hazan, dirigeant de McKinsey Digital, « l’intelligence artificielle est en train de bouleverser tous les secteurs de l’économie mondiale ».

Si l’intelligence artificielle existe depuis les années 50, elle connaît un tel essor ces dernières années grâce aux progrès technologiques concernant surtout le deep learning. En effet, les machines sont désormais capables de surpasser les performances des hommes dans certains domaines. Par exemple, « lorsque nous avons une capacité de reconnaissance d’image à 95 %, certains systèmes d’IA arrivent à des taux de 98 à 100% ».

Jacques Bughin, Senior partner chez McKinsey énonce les 5 systèmes principaux dans lesquels s’exerce l’IA aujourd’hui. 28 % des systèmes concernent les ordinateurs et leur capacité de reconnaissance. Pour 7 % ce sont des outils de langage (comme Siri), 6 % pour les véhicules autonomes et 4 % pour les assistants virtuels.

Les États-Unis, acteurs majoritaires de l’IA

Les investissements extérieurs (VC, private equity) représentent 6 à 9 milliards de dollars. Mais ce sont les entreprises géantes de la tech qui investissent en masse pour avancer (entre 20-30 milliards de dollars) et qui sont à l’affût des meilleurs talents du monde en IA.

Géographiquement parlant, ce sont les USA qui sont les premiers investisseurs (15-23 milliards de dollars) suivis par l’Asie (8-12 milliards de dollars) et en dernière, l’Europe (3-4 milliards de dollars).

Certains secteurs investissent plus que d’autres, c’est le cas des transports, du retail, des médias, de l’énergie, de l’automobile, de la tech bien-sûr et de la finance. « Nous remarquons que les entreprises qui ont amorcé le changement plus tôt sont souvent les grands groupes, qui ont déjà établi leur transformation digitale et un point est intéressant à relever : ce sont celles qui privilégient plus la croissance et l’évolution que le chiffre d’affaires » explique Jacques Bughin.

Aussi, il est impératif pour les entreprises qui souhaitent prendre le tournant de l’IA de disposer d’un système de protection de données.

L’intelligence artificielle au service du business

Il semblerait que ce soit un cercle vertueux, car investir dans l’intelligence artificielle permettrait une nette amélioration du business global d’une société. Dans le retail, les services d’IA ont permis en moyenne une croissance de 30 % des ventes en ligne. Dans l’industrie manufacturière, elle a fait en sorte de gagner 30 % d’efficacité et de rapidité en plus aux machines. Dans le domaine de l’électricité, l’IA a fait baisser les coûts de production de 10 % et enfin dans la santé elle a permis de faire croître le secteur de 10 %.

Va-t-on être remplacés par des robots ?

Eric Hazan se veut rassurant « Il faut arrêter d’avoir peur : l’IA ne va pas remplacer nos postes, seulement certaines tâches ». En effet, 40 % des tâches pourraient être automatisées dans les années à venir mais il n’y aurait que 10 % d’emplois dont 90% des tâches pourraient être automatisées.

Il conclut « les emplois ne vont pas disparaître au profit de l’IA, ils vont seulement devoir évoluer».

Mais pour que tout se passe bien, il faut que le Gouvernement promeuve le développement de l’IA en créant de nouveaux centres de formations, en finançant des infrastructures pour construire les nouvelles smart cities. Mais surtout établir une réglementation concernant la protection des données privées et publiques.

Et le Big Data dans tout ça ?

« La data est indispensable, quoi que l’on fasse aujourd’hui on génère de la data », explique Kengo Horiuchi de Treasure Data. « Cependant il est encore trop tôt pour la qualifier de monnaie à part entière ». Ce que l’on sait c’est que la compétitivité des entreprises est mesurée en fonction de la qualité de leur data.

Benjamin Delamare, Data science manager chez Valeo, confirme que l’IA et la big data sont compatibles. L’IA est indispensable pour valoriser la data. En effet, les gros volumes de données engendrées par tous nos nouveaux appareils impliquent un travail important pour arriver à mieux les utiliser, et mieux les respecter. On estime aujourd’hui quel 80 % de la data n’est pas exploitée, il faut donc que l’IA créé de nouvelles technologies pour arriver à identifier et utiliser toutes les informations.

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