Twitter dévoile son Transparency Report

On vous faisait récemment part des résultats du Google Transparency Report, le réseau de micro-blogging se prête lui aussi à l’exercice en dévoilant les chiffres clés des requêtes effectués par les gouvernements et les ayant-droits. C’est le deuxième rapport de Twitter qui en avait déjà mis un en ligne en juillet dernier. L’étude prend d’ailleurs un intérêt tout particulier quand on sait que la France exerce des pressions afin de connaître l’identité des auteurs de tweets antisémites ou racistes.

A noter, la réelle volonté de transparence de la part de Twitter qui donne une importance toute particulière à la liberté d’expression et à la lutte contre la censure. L’étude est d’ailleurs co-réalisée par le groupe Herdict qui est spécialisé dans les analyses data liées la liberté des réseaux.

Les demandes d’informations en augmentation

Les « information requests » concernent des demandes d’informations sur des comptes utilisateurs de la part des gouvernements. Des chiffres relativement bas, puisqu’il n’y a eu « que » 1009 requêtes au cours du 2ème semestre 2012. Il est d’ailleurs possible d’avoir le détail des requêtes. On y apprend notamment que la France a fait seulement 12 demandes contre 815 pour les Etats-Unis. Les USA ont d’ailleurs une étude détaillée qui leur est dédiée.

D’après Twitter la plupart des requêtes proviennent de gouvernements qui cherchent à avoir des informations sur des utilisateurs impliqués dans des affaires criminelles.

Les demandes de suppression de contenu

Les « removal requests » concernent la suppression de données jugées illégales par les gouvernements ou les juridictions officielles, des cours de justice ou des tribunaux par exemple. Les requêtes ont littéralement explosé entre le semestre 1 et le semestre 2 mais restent relativement peu nombreuses. Le détail des demandes par pays est mis en ligne. C’est d’ailleurs le Brésil qui en fait le plus, mais la France risque fort de détrôner tous les autres pays en 2013.

Les infractions au copyright

Point intéressant, ce sont les infractions au copyright qui sont les requêtes les plus envoyées à Twitter via le formulaire dédié.

En moyenne, Twitter supprime 53% des infractions au copyright qui lui sont soumises. Les infractions concernaient au total 7205 utilisateurs pour le 2ème semestre 2012. Des chiffres importants mais à mettre en perspective avec les 200 millions d’utilisateurs actifs.

Le cas français

Les « débordements » antisémites sur le réseau ont agité la classe politique française qui a saisi la justice. Une cour parisienne a d’ailleurs exigé que le réseau dévoile les noms des auteurs des tweets incriminés afin de les assigner en justice. En octobre dernier, Twitter avait refusé de fournir les noms des twittos ayant posté des messages injurieux sur la toile avec le hashtag #UnBonJuif. Si Twitter ne fournit pas ces données d’ici deux semaines, le réseau devra payer une amende de 1300 dollars par jour. La cour a d’ailleurs ajouté que Twitter devra implémenter un nouveau système afin de signaler du « contenu illicite ».

Le bras de fer est pourtant loin d’être terminé, Twitter a en effet affirmé que les données étant hébergées aux Etats-Unis, il n’avait pas à se conformer aux lois françaises. Cette posture ne sera sûrement pas définitive, mais elle montre bien la difficulté des gouvernements à contrôler (censurer?) l’information émise par les twittos. Tant mieux ?

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Commentaires

  1. Laetitia Pertis
    1 février 2013 - 12h13

    Le gouvernement a les plus grandes difficultés à gérer les conflits avec Twitter notamment car les données ne sont pas hébergées sur notre territoire.
    Pour en finir avec les milliers d’abus, il faudrait q’une loi ‘internationale’ mais bien sur totalement utopique oblige chaque site d’avoir un hébergement dans tel ou tel pays si il est accessible par les utilisateurs de ce meme pays.
    En gros, Twitter France hébergé en France, Twitter US hébergé aux USA

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