Le média des professionnels du digital
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Témoignages : savoir se déconnecter quand on travaille dans le web

Flavien Chantrel, le 3 novembre 2011

C’est la dernière ligne droit pour notre Débat du mois sur le difficile équilibre à trouver entre vie privée et vie professionnelle. Avant de nous pencher demain sur les témoignages recueillis à ce sujet, nous vous proposons aujourd’hui un focus sur les travailleurs du web. Ce secteur particulier est en effet représentatif d’une problématique actuelle : où placer la barrière entre travail et loisirs quand on a accès à son outil de travail en permanence ? Comment gérer son temps libre quand passion et métier se rejoignent ? Nous manquons encore de recul pour analyser les incidences de cette omniprésence du web dans nos vies. Pour voir plus en détails les problèmes qui se posent et bénéficier de conseils de personnes expérimentant cet état de fait au quotidien, nous avons interrogé 8 travailleurs du web aux profils différents. Salariés en agence ou chez l’annonceur, développeur web travaillant sur des projets annexes sur son temps libre, fondatrice d’une société spécialisée dans la veille, ils témoignent sur la manière dont ils concilient vie privée et vie pro. Un grand merci à eux pour leur contribution à ce débat.

vie privée

Les difficultés rencontrées

  • Garder du temps pour sa vie privée

Un travail qui ne s’arrête jamais, cela laisse-t-il assez de temps disponible pour les autres aspects de sa vie ? Plusieurs camps s’opposent. Tout d’abord, il y a ceux pour qui le temps passe trop vite, mais dont l’intérêt pour le travail compense cette suractivité, comme Aurélia. «J’ai la chance d’être passionnée parce que je fais donc je ne le vis pas trop mal (mais c’est aussi le risque…). J’ai tout de même conscience que ce n’est pas forcément une bonne chose et j’aimerai avoir plus de temps dispo pour ma vie privée. »

D’autres arrivent au contraire à jongler avec ces nouveaux outils pour trouver un équilibre, comme Kevin D. : « Oui, tout du moins je fais tout pour me garder du temps. Travaillant sur Facebook et Twitter cela permet tout de même de planifier du temps avec les amis et la famille tout en étant au travail. » Tout est également une question d’organisation, comme l’évoque Laurie : « passer toute une journée à préparer un dossier, un projet, ça laisse beaucoup moins de temps pour s’attaquer aux fourneaux, au ménage et aux tâches simples de la vie privée. Je n’ai pas d’enfants, donc c’est déjà plus simple pour moi. Mais j’ai un appart et un couple à gérer. Je me suis donc attribuée les week-ends pour souffler, me déconnecter et m’occuper entièrement de mon entourage. »

Un autre type de problème se pose pour les indépendants. Quand votre lieu de vie est le même que votre lieu de travail, il n’est pas forcément simple de couper… Marie témoigne : « On peut à la fois être dérangé dans son travail par sa vie personnelle, et on est surtout tenté de travailler un peu n’importe quand dans la journée et même dans la semaine ! Et puis, quand on est en phase de création et de lancement de son entreprise, il y a tout le temps quelque chose à faire pour la développer et la faire connaître… Sans compter que mon métier (la veille et l’animation d’espaces d’échanges sur le web social) évolue sans cesse »

  • Trouver du temps pour sa vie pro

Les journées ne font que 24 heures, c’est bien peu quand on a de multiples casquettes, comme c’est le cas pour Lionel : « J’ai une activité professionnelle IRL (en tant qu’urbaniste dans un hôpital) en plus d’une activité plus « virtuelle » dans la conception de sites Web & e-commerce. A cela s’ajoute l’édition du blog Websourcing.fr. Autant dire que c’est toujours la course au niveau du temps. Heureusement ma femme travaille aussi dans le milieu hospitalier, à un niveau de décision qui fait qu’elle comprend mon investissement. » Le constat est le même pour Kévin. « Avec le temps, un clivage naturel s’est mis en place entre la vie privée et la vie professionnelle, le vrai problème de mon côté se situant plutôt dans la séparation entre le développement front-end de loisir, et celui pour la société pour laquelle je travaille. J’aime travailler pour des projets « loisir », tels que MinURL ou mon blog, afin de me permettre de progresser dans des axes que je n’aurais pas pu forcément explorer au travail. Malheureusement, trop s’investir au travail (et ne pas s’en rendre compte car on continue à progresser) ne laisse que peu d’énergie, même pour un projet personnel passionnant. »

  • Se déconnecter

Le vrai problème quand on travaille dans le web, c’est finalement d’arriver à se déconnecter. Pas forcément simple quand son outil de travail est actif quand on a fini sa journée. Le positionnement par rapport aux amis et à la famille n’est alors pas forcément simple, comme le dit Aurélia quand elle explique les principales difficultés qu’elle rencontre dans la conciliation vie privée/vie pro : « Le fait de travailler « hors horaires classiques » et donc de se retrouver à parfois devoir travailler le week-end, un soir… Avoir des imprévus de dernière minute niveau travail qui viennent empiéter sur ma vie perso. Et du coup votre entourage qui vous dit voire reproche de trop travailler, d’avoir du mal à faire la coupure … (ce qui n’est pas totalement faux…) ». Et potentiellement, l’accès à ses missions ne s’arrête jamais, comme le sopuligne Kevin D. : « Tous les appareils web (ordinateur + tablette + téléphone) étant tous relié à un moment au travail, il est difficile de ne plus penser au travail du tout même à l’autre bout du monde. »

Et souvent, le travail se rappelle à nous quand on n’y pense pas, comme pour David : « Si vous êtes dans le secteur du design, vous savez qu’on a toujours des réflexes qui reviennent… « Oh jolie typo sur ce menu de restaurant » ou encore « Ouhh la vilaine ombre portée sur cette pub ». Rien de grave, nous sommes toujours à l’affut d’inspiration. La limite entre vie privée et vie pro est très mince… » Et encore, c’est souvent une nécessité de rester connecté. David continue ainsi : « Au vu du temps passé à monter, créer, animer, mettre à jour mon identité web, mes sites internet, les réseaux sociaux, il me faut être réactif s’il arrive un problème. La concurrence est rude et l’erreur ne pardonne pas. »

astuce

Les astuces pour mieux gérer la conciliation vie privée / vie pro

  • Savoir se déconnecter

Comment nos travailleurs du web s’arrangent-ils pour gérer de front leur vie professionnelle et leur vie privée ? Plusieurs astuces existent. La première consiste à se faire violence et à se déconnecter régulièrement, comme le fait Aurélia. Son conseil ? « En dehors de chez moi/lieux de travail, ne pas avoir d’accès à une connexion (éviter au maximum les smartphones par exemples, je m’en sers comme d’un téléphone et ne navigue jamais dessus). (…) Je m’oblige à une journée sans internet (le samedi ou le dimanche). » David continue : « je ne checke que mes mails perso et en rapport avec mes sites sur mon téléphone. Le reste, cela attend les « horaires de bureau ». On a besoin de passer du temps avec les amis, la famille. C’est pour cela aussi que je ne poste pas le Week-end. »

  • Délimiter une frontière claire entre privé et perso

Cela passe aussi par le fait d’imposer ses conditions à son entourage pro, comme le fait Aurélia : « J’essaie de plus en plus de négocier de meilleurs délais avec les clients afin d’éviter de devoir travailler les week-ends, trop tard le soir, et donc tente de respecter des horaires plus classiques, cela me semble essentiel car on est en phase avec le rythme de son entourage et donc on fait plus de choses dans sa vie perso. » Savoir s’arrêter est indispensable. C’est ce que fait Lionel : « J’essaie de ne pas me laisser déborder et surtout je fixe des limites. Il y a des jours ou quoi qu’il arrive je rentre plus tôt chez moi. Parfois aussi je coupe mon activité sur Internet. »

Penser à séparer présence pro et présence perso sur les réseaux sociaux, même si ce n’est pas toujours simple comme l’explique Kevin D. : « Réussir à tenir plusieurs comptes pro/perso n’a jamais été une solution pour moi, cela demanderai bien trop de temps. Il faut se fixer des règles simples : ne plus consulter les notifications de la Fan Page après 19h par exemple, faire des listes claires dès le départ et segmenter les contacts, limiter la visibilité des posts trop personnels à ses vrais amis et pas aux rencontres web. » C’est aussi vrai pour sa boite mail, selon Kévin R. « Le plus important pour moi, des boites mails pro & perso toujours séparées. Pas de filtre pour « trier dans des dossiers », un coup d’œil aux mails pros au travail pouvant déraper sur du loisir, ou l’inverse chez soi. »

Pour les freelances et ceux qui ont créé leur structure, séparer lieu de travail et lieu de vie peut être une bonne idée, selon Marie. « Pour éviter que mon activité professionnelle ne prenne trop le pas sur ma vie personnelle, j’ai tout d’abord loué un bureau. L’air de rien, avoir un bureau structure et rythme les journées de travail. Le repas du midi a vraiment lieu entre midi et deux, et puis une fois rentré chez soi, la journée de travail est terminée ».

  • Utiliser les bons outils

Les outils sont également importants. La technologie peut aider à gagner du temps, quitte à ne pas décrocher totalement… Laurie explique : « un lecteur de flux RSS, un planificateur de post pour les réseaux sociaux, de l’inspiration pour les articles de blog… et surtout, la tablette et le smartphone. Grâce à ces outils, on est directement averti des actualités et on peut agir sans être devant son bureau. » Même constat pour David : « J’utilise netvibes par exemple pour faire de la veille sur plus de 300 sites internet. Je cible, je connais mes besoins, mes attentes, je sais ou chercher à quel moment. »

  • Se créer des sas de décompression

Le salut peut aussi passer par des sas de décompression auxquels on n’aurait pas pensé en premier lieu. Benjamin nous donne ainsi de bons conseils. « Ce qui me permet de couper ma journée est de travailler à Fougères, habitant à Rennes. Je m’explique, malgré les inconvénients indissociables de la voiture (pollution, fatigue, coût) et le fait que je n’ai pas vraiment d’autre choix pour me rendre au travail, elle représente pour moi un véritable sas de décompression dans lequel je peux me « déconnecter » en discutant avec mes covoitureurs, en écoutant de la musique ou en me reposant sur le trajet. Sinon, une de mes astuces est de m’obliger à suivre des activités hors-web (musique et sport pour moi) ou de programmer des soirées entre amis durant lesquelles je ne serais pas tenté de jeter de fréquents coups d’œil sur mon smartphone. Je m’oblige aussi à ne pas ramener de travail chez moi quitte à finir bien plus tard de peur que cette frontière s’estompe petit à petit. »

  • Organiser son emploi du temps

Pour Marie, il est capital de gérer son temps au mieux pour se mettre dans les bonnes conditions. « Je me suis organisé un emploi du temps hebdo dans lequel je me donne un certain temps pour accomplir certaines tâches. Par exemple, se caler une bonne heure de prospection par jour, avec un objectif de x contacts qualifiés. Une fois cette «mission» terminée, je peux passer à autre chose, et surtout arrêter de me dire que j’aurai pu en faire toujours plus ! Quand on est à son compte, les journées de travail pourraient s’éterniser parce qu’il y a toujours quelque chose à faire pour développer son entreprise. »

téléscope

Leur vision du futur

La question du devenir des travailleurs du web est cruciale. Nous avons encore peu de recul sur ce sujet, mais cette omniprésence du web dans notre vie de tous les jours pousse à la projection. Qu’adviendra-t-il après quelques années à un poste aussi prenant et présent dans la vie quotidienne ?

  • Une meilleure gestion du temps

Certains espèrent avoir engrangé assez d’expérience pour mieux gérer leur quotidien, comme Aurélia : « J’espère peut-être travailler autant mais avoir gagné en efficacité et en organisation pour pouvoir avoir un rythme un peu allégé et des semaines mieux structurées. » Même constat pour Marie : « le fait de gérer une entreprise me demandera toujours d’être disponible dans les moments de forte activité, ou au contraire, quand il faudra que je la développe davantage. Je pense aussi que cette expérience est un long apprentissage, qui comprend aussi la gestion du temps. Je connais des entrepreneurs du web qui ont des horaires de travail tout à fait «normaux» (sauf exception bien sûr ;). Et puis aussi parce-que je pense qu’on ne peut pas être toujours à 200%, au risque de s’épuiser, ou pire, de mal faire son travail. Et puis, j’ai toujours pensé que L’Œil au Carré pourra compter sur de nouvelles recrues, ce qui devrait se concrétiser prochainement ! »

Autre possibilité, calmer un peu le rythme pour privilégier la vie familiale, comme Laurie : « Dans 10 ans, j’espère avoir des enfants. Je vais donc devoir ralentir ma vie actuelle pour m’occuper d’une famille. Je ne pense pas laisser tomber, c’est un job en or, mais probablement moins m’impliquer et m’investir personnellement dans ce que je fais. »

Mais d’autres ne comptent pas lever le pied, comme David : « Je pense que les technologies vont continuer d’évoluer, les outils de veille aussi. J’aime ce rythme, cette cadence de travail. Je me suis fixé une hygiène de vie. Elle sera la même dans 10 ans, voire plus soutenue puisque l’expérience sera aussi de la partie. (la nouvelle génération est aussi la donc il faut faire avec pour rester dans le coup… ). » Kevin D., pour sa part, espère surtout changer de cadre de vie « le rythme de travail ne me dérange pas, j’espère seulement que le cadre de vie aura changé, je commence déjà à me lasser de la vie en Ile-de-France et je songe de plus en plus aux solutions de télétravail (même 1 semaine par mois). Je pense que le cadre de vie influe énormément sur le travail et sa qualité, donc pour continuer comme cela sur le côté pro il faudra optimiser le coté privé. » Même constat pour Lionel : « J’envisage un glissement très progressif vers une activité online. A terme, cela devrait me permettre de pouvoir travailler un peu n’importe où, sans les contraintes d’un emploi IRL. » Kévin R. entend lui aussi trouver une solution en prenant les choses en main : « j’espère un jour trouver le projet personnel qui pourra devenir un projet pro à plein temps, ou arriver à industrialiser suffisamment mon travail pour passer plus de temps avec famille / amis. »

internet

Le web, un secteur particulier ?

L’équilibre entre vie pro et vie privée est difficile à trouver quel que soit son métier. Le web reste tout de même un secteur particulier, de par l’accès permanent à son outil de travail où que l’on se trouve. C’est l’avis d’Aurélia : « cela peut-être plus difficile que dans d’autres secteurs, car si on veut on peut ne jamais s’arrêter, Il y a toujours une sollicitation à laquelle répondre, une info intéressante qui tombe à lire, à partager… Le web ne s’arrête jamais ! ». Laurie confirme également cette tendance : « Quand je compare avec mon entourage, oui, l’équilibre est plus compliqué. On m’appelle « la geek » parce que je suis constamment connectée et que je réagis à la moindre notification. Contrairement à un métier « classique », lorsqu’on ferme la porte du bureau, on est toujours susceptible de travailler. Et puis, après 24h, une information peut déjà être « has-been ». »

Les smartphones et autres tablettes n’aident pas, comme l’explique Kévin D. : « un problème qui va devenir de plus en plus récurrent à mon sens (c’est déjà le cas aux USA), c’est les heures passées sur son téléphone pour le boulot sur les trajets et qui ne sont pas rémunérées ou compensées. Cela engendre une pression constante et perturbe particulièrement la vie privée des « gens du web » ». La perpétuelle évolution du web n’aide pas non plus, selon Marie : « nouveaux services, nouveaux outils, nouvelles techniques, etc. Le web me donne souvent l’impression d’être en constante version «beta» ! En conséquence, si on ne veut pas louper le train en marche, il faut suivre toutes ces évolutions, même de loin. Mais bon, en général, le «travailleur du web» aime plutôt expérimenter de nouvelles plateformes (parfois trop, au risque d’y perdre du temps !). »

Comme le dit Kévin, la perméabilité entre utilisations professionnelles et utilisations personnelles peut être un problème : « On utilise souvent les mêmes outils avec un aspect professionnel ou personnel (Facebook, Twitter, Gmail, et autres réseaux / sites), ce qui peut brouiller très vite les frontières. Est-on en train de travailler ? Est-on en mode « loisir » ? Le métier de développeur est également problématique : On peut travailler le week-end sur un concept qui nous plaît, et au final sera utile en semaine pour notre employeur. A-t-on travaillé pour son plaisir ? Pour son employeur ? Pour les deux ? »

Lionel, par contre, pense que le secteur est plutôt avantageux : « car il propose une souplesse sans égal. Vous pouvez partir en vacances et continuer à maintenir une activité en ligne. » Et c’est bien sûr variable, comme l’explique Marie : « tout dépend des personnalités, des façons dont elles s’organisent et de ce que représente le travail pour elles »

Conclusion

Dur de déconnecter du travail quand on travaille sur le web… Il est pourtant important de se fixer des limites et de placer une frontière claire entre vie privée et vie professionnelle. Gare à la surchauffe dans le cas contraire, le burn-out guette, surtout à long terme. Cette problématique mérite d’être réfléchie, vous en serez d’autant plus productif dans votre métier. Et vous, comment gérez-vous cet équilibre ?

Merci aux 8 travailleurs du web ayant témoigné :

aurelia.jpgAurélia Courtot : après avoir travaillé côté annonceur, côté agence et en tant que freelance, Aurélia créé sa propre structure intervenant sur les stratégies de communication web, médias sociaux pour des problématiques liées à la solidarité et au développement durable. Elle gravite aussi dans le monde du non-profit et du développement durable sur plusieurs blogs et les réseaux sociaux. Vous pouvez la retrouver sur Viadéo et sur Twitter avec le pseudo @_aurelia.

benjamin.jpgBenjamin Yeurc’h : Webmaster et Assistant de Communication/Marketing pour Converse, New Balance et d’autres marques de chaussures au Groupe Royer. Retrouvez-le sur son site benjaminyeurch.com.

david.jpgDavid alias Olybop : Webdesigner Freelance sur Nantes mais aussi blogueur pour Olybop.info et les-courts-metrages.fr. S’intéresse à tout ce qui touche au Design, aux réseaux sociaux mais aussi à tout ce qui touche à l’inspiration en général. Retrouvez-le sur Twitter @olybop.

darklg.PNGKévin Rocher : Développeur Front-End dans la société Colorz, où il intègre/développe des sites sous WordPress et des sites e-commerce sous Magento, Kevin travaille également sur des projets personnels comme le raccourcisseur d’URL minu.me. Actif sur Twitter sur le compte @darklg et blogueur sur darklg.me, il partage son temps libre entre l’auto-formation sur le SEO, l’optimisation web, la lecture intensive sur son Kindle, l’évangelisme d’Apple et l’éducation d’un lapin nain.

kevginKevin Dicop : Community Manager pour la page My Guerilla Marketing et contributeur au sein du blog My Community Manager. Il se défini comme une jeune pousse du web en constante photosynthèse, ses racines se nourrissent des nutriments du web social et du webmarketing, mais aussi des voyages et de ses expériences culinaires. Retrouvez-le sur Twitter @kdicop et sur Facebook.

laurieLaurie Diricq : passionnée par le web et la communication, Laurie est Community Manager pour RevolutionIT . Retrouvez-la sur Le blog de Tchewwy et sur Twitter @Tchewwy.

websourcing.pngLionel Roux : blogueur sur Websourcing et concepteur de sites web et e-commerce. Retrouvez-le sur Twitter @lionelroux.

l__oeil_au_carre.PNGMarie Armand : gérante et fondatrice de L’Œil au Carré, société spécialisée dans la veille, le-réputation et le web social. Retrouvez-la sur Twitter @twitting_mary.

Crédit image : Lili la baleine verte, loop_oh, ryanwick

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