Le média des professionnels du digital
Le média des professionnels du digital

Témoignages : où se situent les métiers du web en matière de sexisme ?

Flavien Chantrel, le 8 mars 2011

Avant-propos : cet article a été rédigé dans le cadre de l’ebook « L’emploi au féminin : des clichés aux avancées », coordonné par Priscilla Gout pour RegionsJob. Vous pouvez le retrouver en intégralité sur le blog Mode(s) d’emploi ou à la fin de ce billet. Merci aux nombreuses personnes qui ont accepté de témoigner dans le cadre de cet article !

Il y a des marronniers dont on se passerait bien. Celui de la discrimination à l’embauche par exemple. Plus précisément la discrimination liée au sexe, problématique centrale de cet article. Le sujet revient tellement souvent que beaucoup n’y font même plus attention. Comme si ce constat était inamovible. Pourtant, les chiffres mettent en exergue une situation inacceptable et archaïque. La France, pays des droits de l’homme, n’occupe que la 46° place en matière de parité… Niveau salaires c’est pire, avec la 127° place sur 134 (!). Une femme en France gagne en moyenne 64% du salaire d’un homme. A poste égal, et donc à compétences et effort égal, une femme gagne 27% de moins qu’un homme. Incompréhensible, non ? Et mieux vaut ne pas être une mère de famille si vous ne souhaitez pas aggraver votre cas. Seules 36% des entreprises mondiales souhaitaient l’année dernière en recruter, un chiffre en baisse de 20%… Preuve que la situation n’évolue pas dans le bon sens. Ne parlons pas de l’obligation de mettre en place des lois pour faire monter le pourcentage de femmes dans les conseils d’administration à… 20%. On pourrait continuer encore longtemps.

La discrimination liée au sexe est un délit

Pourtant, la discrimination liée au sexe est bien punie par le code pénal, cf l’article 225-1 : »Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs moeurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.  » Et la discrimination, si elle est avérée, est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 Euros d’amende.

C’est bien le problème, encore faut-il qu’elle soit avérée. Le combat pour l’égalité des sexes se situe souvent ailleurs : dans la vie professionnelle au quotidien. Le sexisme s’est banalisé et s’est installé de manière insidieuse en entreprise. Pas seulement lors de l’entretien d’embauche ou de la négociation salariale, mais dans les actes, mots et décisions de tous les jours. Mais ce sexisme ordinaire est-il présent de la même manière dans tous les corps de métiers ?

Le cas du secteur du web

Pour cet article, nous nous sommes intéressés à un secteur particulier : les métiers du web. Sans idées préconçues, dans un sens ou dans l’autre. La meilleure manière de faire un point sur la question était de donner la parole aux principales concernées : les femmes qui y travaillent. Suite à un appel à contributions, elles ont été plusieurs dizaines à vouloir donner leur avis. Pas suffisant pour tirer des conclusions définitives, bien sûr. Mais assez pour rendre compte d’exemples précis et des différentes réalités rencontrées par les travailleuses du web. Comme souvent, les témoignages sont hétéroclites. Tout dépend de l’entreprise et surtout des personnes qui la composent. Par souci d’anonymat, certains noms ont été changés. Voici donc les témoignages recueillis.

clichés femmes

Des signaux positifs

Pendant le processus de recrutement

Emilie, community manager en agence, n’a pas ressenti de discrimination lors de ses recherches d’emploi : « Jamais. De toutes les candidatures que j’ai envoyé lorsque j’étais en recherche d’emploi, je n’ai jamais eu le sentiment d’être défavorisée parce j’étais une fille. A l’inverse, en discutant avec des amis, je n’ai pas non plus eu le sentiment d’être favorisée. » Cela n’empêche pas de devoir faire ses preuves, parfois plus que les hommes, comme l’explique Mademoiselle Lychee, responsable artistique et communication interne. « Lors des entretiens oui, il y a certaines questions qu’on nous pose qui sont peut être un peu plus pointues, pour savoir si vraiment vous, la ptite nana assise dans le fauteuil vous avez bien tout fait toute seule… et que vous connaissez vraiment le milieu… Nous sommes souvent face à 2,3 voir 4 hommes en entretien dans le secteur, il faut savoir jouer le jeu et avoir du répondant! »

Des différences pas forcément négatives

Toute différence n’est pas négative. Sophie, directrice conseil, pense par exemple qu’être une femme permet de se différencier en bien : « Mes clients aujourd’hui apprécient mon approche féminine des affaires, et j’ai remarqué que je travaille très bien avec des clients femmes qui se sentent probablement plus en confiance. Au niveau des prestataires que je fais intervenir, je pense qu’ils apprécient mes méthodes. Sans faire de ma condition de femme un ‘avantage’, je n’essaie pas d’agir comme un homme et cela me confère une certaine humanité. » Sophie continue : « Pour moi, être une femme change forcément la façon dont on est abordée. Comme être blond, brun, grand, petit, d’origine étrangère ou bien franchouillard. Les relations humaines sont influencées par tout un tas de facteurs internes et externes et on ne peut pas nier qu’une relation homme-femme ne sera jamais équivalente à une relation homme-homme. Pour l’instant, je n’ai jamais ressenti en revanche de discrimination négative du fait de ma condition de femme. »

Parfois un avantage

Certaines ressentent un avantage à être une femme lors des prises de parole en ligne, comme Céline, community manager pour une entreprise du secteur privé : « Il faut avouer qu’être une femme a ses avantages. Une femme sur le web c’est intrigant je trouve, on va donc peut être générer plus de trafic (c’est une hypothèse) dès lors que nous sommes des femmes. » Pour Marie, référenceuse à son compte, être une femme peut parfois donner un coup de pouce : « Je pense effectivement bénéficier d’un traitement différent du fait que je sois une femme mais ici cela va en ma faveur. On se souvient de moi car je suis une des rares femmes dans le métier de SEO. Et je pense avoir un « fan club » plus développé que mes collègues masculins et de ce fait, plus de commentaires sur mes blogs ou un traitement un peu différent.Je sens aussi parfois de l’indulgence à mon égard du fait que je sois une femme quand il s’agit de demander de l’aide technique par exemple. »

hommes_vs_femmes.JPG

Clichés et lieux communs

Le spectre de la maternité et des enfants

La maternité semble toujours poser problème à certains employeurs, comme le prouve le témoignage de Catherine : »Par le passé cela a pu m’arriver notamment quand d’autres collègues femmes partaient pour des congés maternité, il y avait une crainte énoncée de voir l’équipe se vider si d’autres parmi nous tombaient enceintes. » Marie, référenceuse à son compte, se souvient d’un ancien entretien : « Durant l’entretien on m’a demandé ce que je comptais faire concernant la garde de mon fils et comment j’allais m’organiser en cas de maladie ou de maîtresse absente. Mon conjoint, qui passait aussi des entretiens d’embauche à la même période, n’a jamais eu droit à ce type de question« . La grossesse inquièterait donc, mais les clichés concernant la responsabilité des enfants au sein d’un couple perdurent. Marie enfonce le clou : « J’ai parfois été mise à l’écart de certains projets ou réunions car je suis une femme et que j’ai des enfants et je dois donc m’en occuper (les papas apparemment n’ont pas ce problème…). Mais ce qui m’agace le plus c’est quand j’explique à mes clients qu’après 17h je ne suis plus disponible par téléphone car mes enfants sont à la maison et que c’est bruyant et qu’on me répond « ah moi c’est ma femme qui s’occupe des gosses »… Oui, ici c’est bien moi la femme !« .

Femmes et informatique

Les clichés ont la vie dure. Celui consistant à dire que les femmes sont forcément moins qualifiées techniquement que les hommes est le plus persistant, comme l’explique Lucie : « La seule petite chose que j’ai pu remarquer c’est la relation avec les techniciens web, c’est à dire les développeurs et autres grosses têtes… Ils s’imaginent souvent qu’en tant que femme, on n’y connaît rien en technique et sont surpris quand ce n’est pas le cas. Du coup, certains d’entre eux (souvent de nature un peu prétentieuse, il faut l’avouer) se sentent touchés dans leur ego ! » Heureusement, cette barrière peut être dépassée selon Alice : « Ayant travaillé pendant 2 ans dans une petit boîte éditrice de logiciel, il est vrai que la nana est considérée un peu comme une novice qui n’y connait rien et qui de toute façon ne comprendra rien. Mais à partir du moment ou cette fameuse nana s’intéresse au travail des informaticiens, ils vont volontiers lui faire part de leur connaissance et l’aider à comprendre un peu plus. Bon parfois, il faut un peu jouer sur le fait d’être une femme et son charme naturel et le tour est joué. Mais rien de bien grave ou méchant ! » Emilie, Community manager en agence, met tout de même une nuance à ce propos. « J’avoue que sur des communautés ultra-spécialisées en informatique, notamment, il m’est arrivé de trouver les réactions de certains membres un peu déplacées. Mais ca reste quand même très marginal. Je ne saurais jamais si on m’a mal parlé parce que j’étais une fille ou parce que je n’étais pas informaticienne ! De toute façon, globalement, en ligne les gens ont plus tendance à se lâcher.»

Des petites cases, toujours des petites cases

Un autre cliché courant concerne les centres d’intérêt. Visiblement, le fait d’être un homme ou une femme apporte de nombreux préjugés sur les passions ou les capacités à s’intéresser à tel ou tel sujet, comme l’explique Pauline, community manager pour un site d’information : « Sur le plan éditorial, j’ai constaté que l’on attribue plus aux filles la charge des animations, choix de thématiques et des cadeaux/dotations mais aussi l’envoi des colis cadeaux aux internautes, tandis qu’on charge plus facilement les hommes de travailler avec les développeurs sur les possibles évolutions techniques« . C’est encore plus fort dans le choix des thématiques traitées, comme le témoigne L.A., pigiste pour site de cinéma : « Les films les plus importants sont systématiquement confiés en priorité aux hommes de la rédaction. C’est d’autant plus le cas lorsqu’il s’agit de films d’action. C’est très arriéré et machiste de penser que seuls les rédacteurs hommes pourraient rédiger des articles de qualité sur ce genre de films. En revanche les petits films ou les films d’amour, comédies musicales, Bollywood etc sont plutôt la spécialité des filles, selon le rédacteur en chef.(…) De manière générale les filles sont moins sollicitées que les garçons pour à peu près tout sur le site : critiques, news, interviews, sauf quand ça dépanne. S’il y a un bug lors de la mise en ligne, ça vient forcément des filles, et non du webmaster en charge de la bonne marche du site. » Le sexisme peut souvent se manifester sous forme de tentatives d’humour. Cela ne change pas le fond du message, comme l’explique Pauline, community manager pour un site d’information : « Certaines blagues sur les « incompétences » des femmes voire l’incapacité à avoir des « idées », font que oui, je me sens parfois discriminée, même si ce n’est pas de la discrimination directe« .

Mais les clichés contraires existent aussi. Catherine, si elle ne s’est jamais sentie discriminée, est « toujours un peu agacée par le discours du type c’est de l’industrie donc je veux un homme ou c’est de la mode, je veux une femme. La discrimination qui conduirait à l’exclusion d’un genre ou d’un autre voilà ce qu’il faut faire tomber, pas seulement celle dont les femmes feraient l’objet. »

discrimination

Quand le sexisme est (encore plus) réel

Des situations injustifiables

Certains témoignages font état de situations intolérables. C’est le cas de celui de Claire, chef de projet dans une agence de webmarketing : « On est deux filles (la vingtaine) pour 3 hommes, et l’agence est totalement sexiste. On monte des projets de A à Z, pour se retrouver présentées comme des secrétaires, tout juste bonnes à prendre des notes et apporter le café, en face des clients ou des prestataires, on est traitées différemment de nos collègues masculins… le sexisme on le vit quotidiennement. Il s’agit d’une première expérience, et j’ai bien conscience que la personnalité de mon supérieur est à l’origine d’une partie de ce climat, mais pas entièrement. Les prestataires, eux aussi, ont tendance au sexisme. Alors peut-être que le fait d’être en province, et jeune de surcroît, n’aide pas, mais oui, le web peut être sexiste. Et pas qu’un peu. » Ce n’est pas aussi marqué pour Marie, référenceuse à son compte, mais elle tient tout de même à souligner une différence courante : « J’ai parfois l’impression d’être moins prise au sérieux que mes homologues mâles. D’autre part, lors d’un débat ou discussion, même sur un sujet que je maîtrise totalement, je me mettrai forcément en retrait, ne pouvant couvrir la voix de ces messieurs avec la mienne, sous peine de « monter dans les aigüs » et laisser penser que je crie ou que je m’énerve (ce qui est faux)« .

Certaines annonces en cause

A titre personnel, Catherine n’a jamais ressenti une forme de discrimination lors d’un entretien ou d’une candidature. Mais cela ne l’empêche pas de savoir que cela existe : »j’ai pu voir passer des offres avec un genre spécifié dans l’annonce, ce qui est, rappelons-le parfaitement illégal. Il m’est aussi arrivé d’avoir des contacts cherchant à recruter et précisant leur préférence pour un homme ou une femme en fonction du secteur d’activité du client. »

discrimination

Le web, en avance sur la question ?

Les valeurs du web effaceraient les différences

Le web est-il en avance par rapport à d’autres secteurs d’activité ? Oui, selon Alice : « je pense que le monde du web est bien plus ouvert par rapport à l’égalité homme/femme que d’autres secteurs d’activité et j’espère que ça ne changera pas de si tôt.  » Céline, community manager, va plus loin en affirmant que les valeurs mêmes du web en font un secteur en avance : « je pense que le monde du web est en avance, car une grande majorité des personnes travaillant dans ce secteur prônent des valeurs tels que le partage des connaissances, l’open data, le creative commons… Il n’est nul question de différence entre les sexes. » Marie, qui travaille depuis 11 ans en tant que développeuse, webmaster et technicienne et qui a connu différents types de structures (de 3 à 100 personnes), ne s’est même jamais posé la question. « Jamais je n’ai rencontré de problème de sexisme… Ça me parait bizarre, maintenant que j’y pense… Peut-être ai-je eu la chance de travailler avec des gens bien ? Ou juste avec des geeks, qui, du moment que l’on peut parler code et wow ne font pas de différence entre fille et garçon… Récemment on m’a fait la remarque que je devais avoir en face des personnes hésitant à confier un projet à une fille. En fait non. Tout au plus on m’a dit que c’était rare de voir une femme dans ce métier (sans ton particulier, sans sous-entendu). »

Mathilde, qui a 20 ans d’expérience dans l’informatique et le web (animation d’un réseau de distributeurs informatiques, encadrement d’une équipe de R&D, dirigeante d’un webservice), est catégorique : « il n’y a pas de sexisme dans le Web ni dans la High Tech en général. (…) Je n’ai jamais rencontré de problème, même de façon anecdotique, parce que j’étais une femme. Pour moi le sexisme en particulier et la discrimination en général existe sûrement plus en politique, dans les institutions financières ou les grands groupes que dans le Web où on a l’habitude de dépasser les frontières et d’être en contact avec des gens de toutes origines. » Même son de cloche chez Lucie : »En ce qui me concerne, je ne ressens pas de sexisme, travaillant dans une agence de marketing ou il y a plus de femmes que d’homme. »

L’âge plus discriminatoire que le sexe

Mais si les témoignages sont globalement positifs en matière de discrimination liée au sexe, il reste des efforts à faire dans d’autres domaines, comme le souligne Sophie, chef de projet web : »Pour ma part j’ai pu constater que la discrimination n’est pas liée au sexe mais à l’âge… Quand on cumule vaut mieux travailler dans le web, plus ouvert en effet, ça fait un critère discriminant de moins à affronter quand on cherche un poste. » Même constat pour Céline, community manager : « Je ne pense pas qu’être une femme soit un handicap lors de candidature. Je parlerai plus de la discrimination sur l’âge. Je suis une femme de caractère et sais me faire entendre, c’est peut être pour cette raison que je n’ai jamais eu de problème, ou ressenti la moindre gène. »

Mais l’âge n’est pas la seule autre forme de discrimination, rappelle Sophie, chef de projet web : « Globalement, je me suis sentie plus souvent discriminée à l’époque où j’étais obèse et où l’on m’inventait des prétextes farfelus pour justifier ne pas donner suite à mes entretiens d’embauche qu’aujourd’hui en tant que femme dans le milieu du web (mais c’est toujours pareil, je suis à des fonctions marketing qui ne sont pas connotées ‘homme’). »

Il reste du chemin à parcourir

Pour Catherine, le chemin vers l’égalité des sexes est loin d’être terminé et l’origine du problème est à voir dans l’éducation. « Si on prend un peu de recul, la question du rapport aux genres est ancienne, lente à déconstruire pour faire des propositions sociétales qui permettent de remettre chaque individu dans une place ou l’autonomie lui permettrait d’aller dans tous les mondes possibles. Parce que c’est bien de là que vient le problème: l’éducation qui est offerte et qui permet ou non de se penser à égalité ou non, pouvant accéder ou non à certains emplois ou positions. (…) Peut-être avons-nous, femmes, une trop grande propension à ne pas avoir assez confiance en nous. » Pauline est également résignée : »Je crois qu’il y a des milieux plus machos que le web, mais comme partout malheureusement, être une femme change quelque chose. Il suffit de constater que tous les plus hauts postes sont occupés ici par des hommes, mais qu’ont-ils vraiment de plus que nous ?! » Emilie, community manager en agence, tient également à ne pas généraliser les bonnes ou mauvaises pratiques : « Je pense que le monde du web est assez disparate pour qu’on ne puisse pas en faire une généralité. Honnêtement, je travaille dans le monde de l’édition en ligne, et c’est un secteur assez féminisé, et je n’ai pas l’impression qu’il y ait de la discrimination. Mais je crois que ce n’est pas le cas dans tous les secteurs. »

D’autres sont moins optimistes, comme c’est le cas de L.A., qui travaille au service communication d’un grand groupe de télécommunications. Selon elle, le web serait même en retard sur certains aspects : « Je pense que le web est en retard sur les autres entreprises du secteur de la communication. (…) Dans le monde du web, les hommes étant encore très présent, à des postes stratégiques, les petites mains féminines sont peut-être moins bien traitées qu’ailleurs. »

Le combat continue…

Le mot de la fin sera pour Mademoiselle Lychee, responsable artistique et communication interne. Elle affirme que le combat continue « Je pense que la disparité entre les sexe est plus présente dans les milieux très masculin comme l’industrie ou la publicité… Si on veut réussir en tant que femme dans ces milieux il faut jouer des coudes, montrer sans cesse que l’on vaut autant, voire mieux qu’un autre, que non, avoir un enfant ne jouera pas sur notre compétitivité, et que des fois oui nous avons raison !! C’est dur à accepter mais je pense que cela viendra au fur et a mesure que les années passent, grâce certainement à ces femmes qui ont atteint de grands postes dans les agences et qui nous font dire « oui c’est possible!! » »

Le secteur du web n’est donc pas exempt de tout reproche quand on aborde la question de l’égalité Hommes/Femmes en matière professionnelle. Les clichés ont la vie dure ! Il semblerait donc qu’à compétences égales, une femme devra déployer plus d’énergie qu’un homme pour arriver à la même reconnaissance. Encore une fois, cet article n’a pas pour objectif de faire un point exhaustif sur la situation. Mais s’il permet déjà à certains de prendre un peu de recul et de se poser les bonnes questions sur leurs actes au quotidien, le pari sera déjà gagné. Et vous ? Comment vous sentez-vous traitée sur votre lieu de travail ? Traitez-vous de la même manière vos collègues, qu’ils soient de sexe masculin ou féminin ?

Et comme promis, voici l’ebook au complet !

Recevez nos meilleurs articles

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *