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Reconversion : vos conseils pour changer de travail

Flavien Chantrel, le 8 janvier 2009

Vous avez été nombreux et nombreuses à participer au débat du mois sur la reconversion, c’est donc le moment d’en faire la synthèse. Pourquoi se reconvertir ? Comment se reconvertir… ? Des questions auxquelles vous avez répondu avec enthousiasme, en commençant par la première : que signifie « reconversion » ? Marie Curieuse s’est penchée sur son étymologie : seconde conversion, recyclage, conversion d’énergie… Des résultats parfois étonnants mais pas toujours positifs. Une chose est sûre, qu’elle soit subie ou voulue, elle ne se pratique pas à la légère, alors mieux vaut ne pas brûler les étapes pour réussir…

se remettre en question

Une décision mûrement réfléchie

Qu’il soit dû à des revenus insuffisants, des changements personnels, un licenciement ou le désir de changer de vie comme l’explique Mo, ou bien à une mauvaise ambiance au travail, un «ras-le-bol» ou un rêve d’adolescence selon Claire L., bien des raisons peuvent amener à un changement de métier, mais il ne faut pas négliger l’importance d’y réfléchir assidûment ! Il faut avant tout bien identifier son envie, comme l’explique Fadhila Brahimi reprise sur le blog de Françoise, en d’autres termes, déterminer s’il s’agit d’une simple envie de changer de poste, d’entreprise ou plus radicalement « d’un virage à 180 degrés».

La reconversion : facile à dire, moins facile à faire rappelle Sylvain, d’où l’importance de s’adresser aux bons organismes selon si l’on est salarié, demandeur d’emploi, ou même militaire, pour lesquels la situation est encore particulière comme en témoigne Patricia. Quoi qu’il en soit, le mieux est de procéder par étapes afin de clarifier son projet. Alors que faut-il savoir avant de se lancer dans la grande aventure ? Claire S. a récapitulé les dix points à connaître avant de démarrer. Reste également la question de la motivation, un autre aspect primordial.

La reconversion pas à pas

questionIl existe deux principales façons de se reconvertir selon Julien, soit en autodidacte ou via une formation. Si vous êtes perdu au démarrage, documentez-vous dans un premier temps, via des guides pratiques, ils vous donneront un aperçu de ce qui vous attend ! Une chose est sûre, aujourd’hui la reconversion fait partie de la vie professionnelle et même de notre éducation selon Pascale. Alors concrètement, quelles sont les étapes d’une reconversion réussie, une fois la grande décision prise ? Eh bien tout dépend évidemment, que vous soyez demandeur d’emploi ou salarié, ou même homme ou femme (ils existent certaines aides spécifiques pour celles-ci), car tous n’ont pas accès aux mêmes dispositifs, c’est pourquoi nous resterons quelque peu généralistes :

1. Établir un projet professionnel et le valider : faire un bilan de compétences, que Carole conseille à chacun, cibler un métier, également définir son plan d’action comme le rappelle Claire L., évaluer quel est le besoin de formation, faire le point sur les ressources dont l’on dispose…
2. Faire une étude de marché s’avère utile selon Mo, en d’autres termes, renseignez-vous sur le secteur qui vous intéresse, et identifier les obstacles que vous pourriez rencontrer.
3. Trouver le dispositif de formation adapté à sa propre situation. Comme résumés sur Mode(s) d’emploi, ils sont nombreux : le DIF, le CTP, le PARE ou la VAE vécue également par France
4. Trouver un financement : cette étape ne doit pas être négligée car elle va conditionner en grande partie votre possible reconversion. CIF, chèque-formation, autofinancement, aide de l’Assedic… Plusieurs solutions existent, à lire sur le Journal d’une reconversion.
5. Restez motivé ! C’est la clef selon Julien pour démarrer et à entretenir tout au long du processus. Et n’hésitez pas à faire fonctionner votre réseau comme rappelé sur Télé d’Antan et Outils d’aujourd’hui, ou à défaut, à vous en constituer un.

Faire reconnaître ses nouvelles compétences

En bref, la reconversion, c’est possible, et c’est ce que nous montrent, Sylvain, Véronique, ou Céline (passée de secrétaire militaire à secrétaire comptable), à travers leurs expériences personnelles. Parfois même, elle est vécue sans s’en rendre compte et se fait naturellement, comme pour Greg ou Djenaï. Le plus difficile en matière de reconversion est finalement de se faire reconnaître, et « faire comprendre que les compétences acquises dans un milieu sont exportables dans un autre » comme l’explique Véronique, une opinion partagée par beaucoup sur la plateforme. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, les diplômes ne constituent pas obligatoirement un avantage pour qui souhaitent changer de secteur selon Evelyne.

La reconversion comporte tout de même l’avantage d’apporter des techniques et des regards nouveaux comme le rappelle André, deux choses que vous pouvez mettre en avant pour valoriser votre changement de cap auprès des recruteurs. Et quoique qu’on en dise, elle fait rêver : faire le métier que l’on souhaite, être son propre patron…. Des perspectives alléchantes ! Le tout est de savoir « tirer le meilleur parti de toutes ses compétences afin de se créer un profil atypique » comme le rappelle Djenaï.

Crédit images : Phénomène Graphique

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Commentaires
  1. Rémy Bigot dit :

    Dans la situation actuelle et à venir, il est clair que il faudra de plus en plus être capable de se reconvertir et de se remettre en question professionnellement.
    Il faudra être capable par exemple d’accepter que notre métier disparaisse ou ne soit plus porteur, et donc en changer.
    Nous sommes dans l’obligation d’être capable de changer de vie parfois.

  2. Véronique dit :

    Merci pour cet éclairage et pour les citations!

  3. Evy dit :

    Mais où trouves-tu le temps de nous faire toutes ces synthèses ??
    Merci pour la citation 🙂

  4. mo dit :

    Il est payé pour 😉

    merci pour ce petit résumé bien utile à l’heure actuelle !

  5. Evy dit :

    Ah bah s’il est payé pour… ça casse le mythe ! 🙂

  6. Modérateur dit :

    Pour info, ce n’est pas moi qu’il faut remercier pour cette synthèse mais Priscilla 😉

  7. Evy dit :

    Ah bah voilà, ça recasse le mythe…
    Merci Priscilla 🙂

  8. Priscilla dit :

    Eh bien de rien, c’est toujours très intéressant de vous lire, et puisque je suis assistante d’équipe éditoriale, je suis aussi là pour filer un coup de « plume » au Modérateur ! Mais je vous rassure, le mythe du Modé réserve encore des surprises…

  9. Paul42 dit :

    Pour ceux qui souhaitent se reconvertir, pourquoi pas l’informatique financière ?

    J’ai vu que Cedicam recrute pas mal. Ils ont l’air très pro. Allez voir ici : http://www.jointheproject.eu

    Salut

  10. Céline Militon dit :

    La reconversion ne passe pas forcément par un nouvel emploi salarié, ce qui évite les écueils des diplômes manquants ou trop élevés. Car beaucoup de gens on plus envie de changer de vie que de job, c’est ce qui m’est arrivé il y a 4 ans. J’étais chef de produit marketing dans une société d’assurance, je passais ma vie sur la route et au travail pour une rémunération certe correcte, mais qui ne permettait pas de faire des choses extraordinaires. Et ne parlons pas de la reconnaissance… Mais le pire c’est que mon fils de 5 ans était éduqué par l’école et la garderie.
    J’ai donc cherché ce que je pouvais faire pour gagner quand même ma vie sans être à l’extérieur de chez moi tout le temps et sans faire un gros investissement car je n’avais pas l’argent pour.
    C’est à ce moment que j’ai trouvé une pub sur Internet qui proposait de créer son propre réseau de distribution de parfumerie en travaillant à son compte et sans employé. Et sans risque car je pouvais commencer en plus de mon travail. Aujourd’hui, je travaille de chez moi donc je peux m’occuper de mon fils, je gagne déjà 3 fois plus que dans mon emploi salarié et je fais un métier épanouissant en aidant d’autres personnes à changer de travail elles-aussi.

  11. Léa dit :

    Se reconvertir, c’est bien beau… Encore faudrait-il aussi reconvertir les esprits obtus des recruteurs, en particulier en Province où ils n’aiment que ce qui leur ressemble !!!!!!!!!!! Parce que quand ils veulent un bac +2 (compta, secrétariat, vente,…), inutile de se présenter avec un bac+3, +4, et plus dans le même secteur !!!!!!!!!!!!!!! Je possède un bac+4 en LEA (langues étrangères appliquées) et un équivalent bac+2 commercial (avec connaissances en droit, gestion, compta), et impossible de me faire embaucher comme assistante commerciale car je n’ai pas ce p….. de BTS Action co’ !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Amis recruteurs, je suis là !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  12. vincent dit :

    D’après mon bilan de compétences, moi j’ai un profil artistique alors que je suis comptable. Normal que je sois en immense souffrance professionnellement. Avoir un profil artistique c’est souvent crever de faim. J’ai un profil artistique au sens « pleins de bonnes idées créatives » mais je ne suis pas un technicien (par exemple, je peux avoir plein d’idées de créations d’oeuvres d’art (de dessins) mais je ne sais pas dessiner).

    Donc la reconversion c’est pas toujours simple, quitter un poste qui vous fait bouffer pour peut-être crever ? pas simple comme choix. La reconversion ça me parait toujours simple en lisant les articles mais moins simple dans MA réalité d’autant que j’ai plusieurs enfants à nourrir.

  13. vincent dit :

    Par ailleurs, je suis d’accord avec léa, les recruteurs sont hypers fermés en France, il faudrait vraiment qu’ils suivent une formation en ouverture d’esprit. C’est une catastrophe. Dans certaines boites, ils ne veulent plus recruter après 45ans et on est en train de nous dire qu’il faudra bosser jusqu’à 80 ans et +, impossible !!! les entreprises ne veulent déjà pas de séniors de 50 ans ! la bonne blague !

  14. louise dit :

    Bonjour,

    Je suis un peu perdue, j’ai un bac +5 en communication, j’ai 42 ans, mais n’ayant jamais trouvé d’emploi dans ce secteur, j’ai plutôt été assistante commerciale ou secrétaire classique (je ne m’épanouis pas du tout car je suis créative et je ne crée pas). J’ai donc fait un bilan de compétences et je trouve que ça n’a pas résolu mon problème car je suis faite pour être : créatrice de mode, scénariste, bibliothécaire (secteur bouché), photographe (bouché), journaliste (bouché), directeur de communication (bouché), concepteur réalisateur de pubs (bouché, pas d’annonces), écrivain, brefs plutôt des métiers artistiques ou travailler dans un secteur culturel.

    Je ressors comme étant une hyper créative bourrées de bonnes idées mais je ne sais pas peindre, pas coudre, bref, j’ai surtout de bonnes idées de création. A chaque fois, dans tous les articles on lit toujours la même chose, la solution c’est THE « BILAN DE COMPETENCES » mais le bilan de compétences mène parfois à une impasse et personne n’en parle jamais !!!!! car il y a la réalité financière. Je me vois mal dire à mon mari, à partir d’aujourd’hui je suis créatrice de mode ou je vais faire une formation dans un secteur bouché car je suis faite pour ça.

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