Se reconvertir dans les métiers du numérique : pourquoi et comment ?

transfoOn parle beaucoup du numérique comme étant un secteur porteur en matière d’emploi. Entre digitalisation des entreprises et lancement de start-ups aux ambitions mondiales, les postes à pourvoir sont nombreux, du développement au webmarketing en passant par la vidéo. Pour se reconvertir vers les métiers du numérique, des instituts certifiés proposent des formations spécialisées. C’est notamment le cas de l’IFOCOP, un institut qualifié ISQ-OPQF et conventionné par le Ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique. Chaque année, 2 500 personnes sont accompagnées dans l’un des 10 centres de formation de l’IFOCOP. Outre la comptabilité, la gestion, le commerce international ou les RH, l’institut dispense des formations pour se reconvertir vers les métiers du digital. Nous avons rencontré 5 personnes qui ont franchi le cap : certaines souhaitaient assimiler des compétences connexes à leur métier, quand d’autres ont décidé de totalement changer de voie.

Romain B. est devenu vidéaste online. Après un parcours dans la finance, Teddy  était demandeur d’emploi. Avec la formation Développeur intégrateur web, il a décidé de changer de cap pour s’orienter vers les métiers du digital. Romain S. était webdesigner depuis 8 ans mais il souhaitait approfondir ses compétences en audiovisuel. Krystel, diplômée d’un Master 2 en management, a suivi une formation de community manager avec l’IFOCOP et Jonathan a acquis de nombreuses compétences techniques, qu’il n’avait pu obtenir lors de son cursus en lettres modernes. Leurs témoignages vous permettront peut-être de faire le point sur vos propres envies de reconversion. Ils nous expliquent ce qui les a amenés à tenter de se reconvertir, mais aussi les difficultés rencontrées, les résultats, et ils donnent des conseils aux personnes tentées par l’aventure. Merci à eux pour ces retours d’expérience enrichissants !

Se reconvertir, pourquoi ?

La reconversion concerne des professionnels qui viennent d’horizons variés. Dans certains cas, la reconversion vers les métiers du web est souhaitée, il peut s’agir de mise à niveau des compétences ou de l’apprentissage de compétences annexes. C’est le cas de Romain S. : « Ayant déjà une solide expérience du web, la maîtrise d’un projet vidéo m’est apparue comme complémentaire ». Jonathan, quant à lui, travaillait pour une plateforme web à destination des médias. Le multimédia était déjà présent : « J’avais déjà une appétence pour le web mais un manque total de connaissances et de compétences techniques. Ce choix de reconversion est donc assez naturel, il suit l’évolution du marché et aussi mon évolution personnelle ».

Jonathan n’est pas le seul à s’être adapté au marché. Lors de sa recherche d’emploi, beaucoup de recruteurs ont reçu Krystel, mais ces derniers lui reprochaient « de ne pas avoir de compétences dans le digital, expertise incontournable en communication actuellement ». Après s’être renseignée et avoir comparé les différentes formations, elle s’est tournée vers l’IFOCOP : « la seule formation longue, préconisée par Pôle Emploi, donc garantie de qualité ». Romain B. a également été contraint de se reconvertir pour s’adapter au marché du travail. Suite à la fermeture de son entreprise, il a décidé de devenir technicien dans le domaine de l’Internet et de l’audiovisuel. Là aussi, il s’agissait d’une acquisition de compétences connexes à sa formation. « Titulaire d’une maîtrise ingénierie culturelle et d’un DEA Cinéma, graphiste amateur de longue date, j’ai souhaité à la fois développer mes compétences dans les domaines de la création numérique (Suite Adobe) et la conception de site web (HTML/CSS/JAVASCRIPT). » Il a choisi le web car c’est « un domaine prometteur, en expansion. »

Enfin, pour certains, la reconversion vers les métiers du numérique est un choix. Ainsi, Teddy déclare qu’il souhaitait « se rapprocher d’un domaine qu’il affectionne particulièrement. » Un grand virage professionnel, après plusieurs années passées dans le domaine de la finance.

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Se reconvertir, comment franchir le cap ?

L’envie de se reconvertir vient parfois des amis. Teddy avait beaucoup de proches dans l’informatique, et ce qu’ils faisaient l’intéressait beaucoup. « J’étais en admiration par ce qu’ils réalisaient. » Il n’avait jamais codé, mais le langage informatique l’intriguait. Comme beaucoup, il regrettait de ne pas s’y être mis plus tôt. Mais il n’a pas abdiqué, il n’est jamais trop tard pour apprendre quand on est curieux : « j’ai d’abord pensé que j’avais raté le coche mais malgré tout, j’aimais ça. Je me suis dit : pourquoi pas m’y intéresser sérieusement. » Une bonne décision, puisque Teddy a réussi à changer de métier.

Pour Jonathan, tout est venu de son accompagnement CSP (contrat de sécurisation professionnelle). Grâce au cabinet Anveol, il a pu « affiner ses envies en fonction de son profil. Le mieux pour moi était d’avoir une formation qualifiante, vu que je n’avais qu’une licence de lettres, cela permettait de valider mon expérience passée et d’acquérir de nouvelles compétences techniques. J’ai rencontré plusieurs organismes pour me faire une idée et cette formation Rédacteur Référenceur – Chargé Éditorial web (RRCE) de l’IFOCOP est sortie du lot, elle est plus actuelle, plus en lien avec l’évolution du web, et semblait proposer plus de débouchés que les autres qui me proposaient des formations plus réductrices. »

Une formation longue, pour sécuriser son parcours professionnel

Quelle que soit la motivation des personnes reconverties, elles sont unanimes : une formation longue est essentielle pour sécuriser son parcours professionnel. Romain B. : « je considérais la longueur de la formation comme le meilleur garant des possibilités de reconversion. J’ai donc ressenti le besoin d’être encadré et accompagné pour parvenir à mes fins. L’IFOCOP, qui proposait une formation de 8 mois, avec, de surcroît, l’assurance d’effectuer un stage de 4 mois sur le terrain, m’a semblé bien répondre à mes attentes. L’obtention d’un diplôme au terme de la formation a constitué un plus indéniable, et particulièrement en France, pays très attaché à cette notion de diplôme chez le postulant. »

Teddy est sur la même longueur d’ondes, notamment vis-à-vis du diplôme. Il a recherché des centres de formation proches de Paris, proposant des formations de développeur / intégrateur web. « J’ai choisi un centre IFOCOP proche de mon domicile. La durée de la formation était un peu courte pour une personne comme moi qui n’avais aucune expérience dans ce domaine, mais plus longue que celle proposée par les autres centres de formation. L’élément décisif dans mon choix était le fait qu’elle soit diplômante. Cela avait une grande importance pour moi. »

Bien que l’autoformation soit courante dans les métiers du numérique, elle est rarement suffisante. Beaucoup de candidats préfèrent valider leurs compétences. C’est notamment le cas de Jonathan : « je voulais un diplôme pour attester de mes compétences et j’avais besoin d’un cadre pour apprendre […] ; je dois avouer que seul, j’ai l’habitude de beaucoup procrastiner. Là je n’avais pas le choix, les objectifs étaient définis et ça m’a donc motivé ». Et ce n’est pas la seule raison, Jonathan estime que les formations en groupe permettent de « développer le réseau ».

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Les difficultés rencontrées

Si les avantages d’une formation longue et diplômante sont nombreux, les candidats identifient aussi quelques difficultés : « il vaut mieux éviter l’isolement, et entretenir une dynamique de groupe avec les autres étudiants. Ainsi, on reformule des points mal compris, et on débute la constitution d’un réseau vital. La difficulté consiste aussi à convaincre une entreprise d’investir sur un apprenti en cours de formation, qui, par définition, exige un encadrement » selon Romain B. « Une organisation drastique, et une application quotidienne, me paraissent être les conditions de la réussite de ce type de formation. La somme des savoirs administrés est importante, et, plus on avance dans le programme, plus s’installe la pression d’avoir à répondre sur le terrain, à la place d’un véritable professionnel, au moyen de compétences pas encore bien assurées. »

Teddy a également dû adapter son quotidien : « pendant toute cette période des 8 mois de formation, je ne pouvais plus emmener ou venir rechercher mon enfant à l’école maternelle. » Ces formations ne sont pas effectuées dans le même contexte que lorsque l’on est étudiant. « Je ne pouvais commencer à travailler sereinement que tard dans la soirée quand il s’endormait. Pendant les cours, il y avait une masse importante d’information à assimiler, il fallait donc tout reprendre au domicile afin de bien comprendre les exercices. »

Pour d’autres, les difficultés sont plutôt des défis – et correspondent surtout à l’assimilation de nouvelles compétences. Krystel cite notamment « le jargon qu’il fallait s’approprier ou encore la logique dont il fallait s’imprégner (je fais référence au code par exemple). Après les cours, je restais un peu dans la salle et je m’entraînais. J’ai toujours plus appris « sur le terrain » qu’en cours, donc pour ce qui est du jargon, j’essayais de côtoyer des personnes du secteur digital ». Et ces défis étaient parfois couronnés de succès. Le court-métrage réalisé par Romain a notamment été récompensé sur la plateforme Racontr, qui permet de créer des vidéos interactives.

Ce stress lié à l’apprentissage de nouvelles notions était aussi contrebalancé par le plaisir d’apprendre. « On travaille plus facilement quand on aime ce que l’on fait », souligne Jonathan.

Le financement de la reconversion

Contrairement à ce qu’on peut imaginer au premier abord, le financement de la reconversion n’est pas une difficulté insurmontable. Pour Teddy et Kristel, il a suffi de monter un dossier de demande de financement auprès de Pôle Emploi. « Une partie de ma formation a été financée de cette manière. »  C’est d’ailleurs pour cette raison que Romain S. a choisi IFOCOP : « c’est un organisme agrée et donc reconnu par Pôle Emploi. Sans l’aide de ce dernier, il est probable que j’aurais choisi l’autoformation, moins complète certes, mais aussi moins onéreuse. »

Enfin, Jonathan a monté un dossier auprès d’un OPCA qui a accepté de financer sa formation : « grâce à mon CSP, je n’ai rien eu à débourser. »

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Les conseils donnés à ceux qui souhaitent tenter l’aventure

Si vous souhaitez vous reconvertir mais que vous hésitez encore, les personnes que nous avons rencontrées ont des conseils à vous donner. Selon Romain B., il faut « choisir son orientation en fonction de ses propres aptitudes. Apprendre à coder nécessite une certaine capacité d’assimilation théorique, et  beaucoup de patience. » Pour Romain S., « surtout, il faut se lancer – quitte à échouer, peu importe l’âge ou l’expérience. » Selon Teddy, l’important est de « persévérer, quels que soient les défis rencontrés. » Pour faciliter l’apprentissage, Krystel conseille de « s’appuyer sur les sites/blogs existants, pour s’imprégner du jargon et de l’actualité. L’assimilation des cours sera beaucoup plus fluide. »

Jonathan insiste aussi sur cette curiosité qui permet de faciliter l’apprentissage de nouvelles notions. Il estime aussi qu’il ne faut pas se fixer de limite. « Il y a une multitude de réponses sur le net, et il faut faire et défaire pour comprendre et réussir. La formation donne des clefs, c’est à nous ensuite d’ouvrir les portes. Je conseillerais également de bien suivre l’actualité du web pour être toujours au courant des nouvelles pratiques. Ce n’est pas un milieu figé, on peut toujours apprendre de nouvelles choses, ce qui est d’ailleurs très intéressant ! »

Un bilan positif

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Aujourd’hui, les personnes qui ont opté pour une reconversion vers les métiers du numérique sont satisfaites. Romain B. est autoentrepreneur – les compétences ont été acquises, il doit maintenant faire connaître son savoir-faire et se spécialiser. « Une telle démarche est valorisante aux yeux des recruteurs, car elle atteste d’un certain volontarisme, et la capacité à prendre des risques. Je suis satisfait car j’ai pu accéder à un bouquet de pratiques enthousiasmantes, comme l’animation et le montage, mais aussi la conception de sites web. » Il insiste cependant sur l’importance de l’acquisition de compétences spécialisées : « il est grandement utile d’être spécialisé dans un domaine. Il appartient au candidat, au sein d’une maquette pédagogique ambitieuse, de cibler les métiers qui lui correspondent le mieux, afin de développer cette notion de spécialisation professionnelle. »

Romain S. est également indépendant. Il travaille en freelance pour une agence de production de films institutionnels. « Mon employeur m’a beaucoup encouragé à me diversifier dans mon métier, c’est à dire à faire de la production (prise de vue) mais aussi de la post production (montage et habillage vidéo). Je suis très satisfait et même heureux de cette formation et de mon « nouveau métier » car j’ai pu mettre mon expérience passée de web designer au service de la vidéo. Rien n’est perdu! Je fais ce que j’aime et c’est épanouissant. Je souhaite cela à tout le monde. »

Jonathan vient tout juste de finir sa formation, il pense également choisir le statut freelance pour relancer sa carrière. « J’ai pu me tester en effectuant la refonte d’un site et en développant la communication multimédia, l’employeur est d’ailleurs très satisfait, ça a été une bonne expérience donc je vais essayer de trouver des missions de ce type en tant qu’auto-entrepreneur. Je suis très satisfait car il y a 6 mois, j’étais incapable de faire ce que je fais actuellement. Je suis très content de l’opportunité que m’a offert mon licenciement économique ! Pour l’instant je ne retiens que du positif, après on se donne rendez-vous dans un an pour se dire si ça a pleinement marché pour moi ! »

Aujourd’hui en poste dans les fonctions qu’il visait, Teddy est également très satisfait, fier de lui et du travail accompli. « Un sacré défi ! » Enfin, Krystel a trouvé un emploi dans les relations médias. « l’agence dans laquelle je suis tend à se développer sur les RP dites « digitales ». La formation m’a permis de revoir des cours, notamment en marketing, et je souhaite en apprendre davantage sur le digital. »

On leur souhaite de réussir dans leurs projets. Et on vous souhaite à toutes et à tous une bonne reconversion, si vous décidez de vous orienter vers les métiers du web.

Cet article a été écrit en partenariat avec IFOCOP

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Crée en 1970 par les pouvoirs publics, IFOCOP est un Institut de formation professionnelle pour adultes spécialisé dans le domaine du tertiaire, conventionné par le ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, le CRIF et le Fongecif IDF. Composé de 10 centres de formation, il accompagne plus de 2 500 stagiaires par an – demandeurs d’emploi et salariés – dans leur projet de reconversion ou d’évolution professionnelle. Les formations en alternance IFOCOP durent 8 mois (4 mois en cours et 4 mois en entreprise) et sont diplômantes – 18 titres enregistrés au RNCP dont 15 titres éligibles au CPF –, ou certifiantes (certifications professionnelles FFP). Le taux de retour à l’emploi est supérieur à 80%, moins d’un an après le démarrage de la formation IFOCOP (Source : Études Emploi pour le Ministère des PME).

Crée en 1998, le pôle Web – Digital de l’IFOCOP propose des cursus formations-métiers pour répondre aux demandes de compétences des entreprises dans trois grands domaines d’expertise :

Cet article a été rédigé dans le cadre d'un partenariat payant avec Ifocop

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Disposant d'un réseau national d'agences immobilières et membre d'un Groupe présent sur le marché immobilier depuis plus de 15 ans, son succès repose sur une innovation de logement neuf.Rattaché(e) à ...

Commentaires

  1. Florence
    2 décembre 2015 - 15h22

    Bonjour,
    Suite à la lecture de votre article, pouvez-vous m’indiquer quel est l’intitulé de la formation qu’a suivi Krystel avec l’Ifocop car je suis dans le même cas qu’elle justement… Merci par avance.
    Bien cordialement.

  2. YVEN
    3 décembre 2015 - 10h56

    Bonjour
    L’article est très intéressant en effet ce sont des métiers d’avenir.
    Par contre l’IFOCOP est à Paris et pour la région Bretagne il existe des formations également. Par ma part en cours de reconversion, j’ai fit une demande de cif l’an dernier qui m’a été refusé pour cause de budget car la formation que je demandais coûtait 8000€ et je continue mes recherches. Toutes ses démarches pour aller à la pêche aux infos demande de la détermination et beaucoup de volonté.
    Merci pour vos articles éclairants.
    Hélène

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