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L’Union Européenne accuse Google d’abus de position dominante avec Android

Thomas Coëffé, le 21 avril 2016

Le Commissaire européen à la concurrence, Margrethe Vestager, a annoncé que l’Union Européenne avait transmis à Google un « Statement of Objections » à Google. La firme de Mountain View est accusée de profiter de sa position dominante avec Android.

Android pour imposer la Recherche Google

Google imposerait des restrictions drastiques aux fabricants et aux opérateurs mobiles. Bruxelles accuse notamment Google d’utiliser sa position dominante sur le marché des systèmes d’exploitation mobiles pour renforcer sa place de N°1 sur le marché des moteurs de recherche. La Commission Européenne regrette notamment le fait que Google impose aux fabricants l’installation de la Recherche Google, définie par défaut, et de Google Chrome pour que le Play Store puisse être installé. Un bon moyen pour Google de conserver ses parts de marché sur la recherche et les navigateurs mobiles. La Commission Européenne estime que cette pratique viole les règles antitrust, nuit aux autres acteurs économiques et aux consommateurs.

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Les fabricants privés des forks d’Android

La Commission Européenne accuse également Google de dissuader les fabricants de téléphones mobiles d’utiliser des forks d’Android. Android est un système open source, et devrait pouvoir être modifié comme bon nous semble avant d’être installé sur un téléphone. Hors Google ne souhaite pas que des téléphones qui utilisent des distributions modifiées d’Android comme Cyanogen soient commercialisés.

Des incitations financières pour imposer ses outils

Enfin, la Commission Européenne accuse Google d’inciter financièrement les fabricants et les opérateurs mobiles pour qu’ils ne pré-installent que la Recherche Google sur les téléphones – et omettent Bing, Qwant et les autres.

Le communiqué de l’Union Européenne est disponible ici.

La réponse de Google

La firme de Mountain View a rapidement répondu à la Commission Européenne, sur son blog. Google insiste sur les possibilités offertes par Android aux développeurs, « un modèle d’innovation ouverte ». Google utilise les mêmes arguments que le mois dernier (lors du conflit avec la Russie) : les accords de partenariat entre Google et les fabricants sont sur la base du volontariat. Il est tout à fait possible d’utiliser Android sans les applications Google, de modifier le système d’exploitation et de vendre un téléphone basé sur cette distribution. Google cite notamment l’exemple d’Amazon, qui propose des périphériques basés sur une déclinaison d’Android.

La réponse de Google est disponible ici.

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