Le média des professionnels du digital
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Dans le numérique, l’argent ne fait pas le bonheur

Rozenn Perrichot, le 6 mai 2016

Selon une étude de WOO, les attentes et les priorités des salariés du digital ont fortement évolué en ce début d’année 2016. Et le constat est plutôt inattendu : les développeurs et consorts revoient leurs prétentions salariales à la baisse à mesure que l’équilibre vie pro-vie perso augmente.

-12,6% sur la rémunération

Après comparaison entre le 1er trimestre 2016 et le 4ème trimestre 2015, WOO rapporte que le salaire moyen souhaité par les salariés du digital a chuté de 12.6%. Il passe ainsi de 142 174 dollars bruts annuels à 124 285 dollars (soit de 125 000 euros à moins de 110 000 euros). Cette forte décote est la conséquence d’une vague de licenciements et de chômages techniques suite à des objectifs revus à la baisse en début d’année. En parallèle, les jeunes diplômés fraîchement arrivés sur le marché de l’emploi ont des prétentions salariales moindres, obligeant les salariés à revoir leurs prétentions.

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Chez le développeur, le bonheur est ailleurs

Mais la conjoncture économique n’est pas le seul élément de réponse pour expliquer l’évolution des attentes chez les techos. Parmi les salariés interrogés pour l’enquête, 1 sur 4 a revu ses priorités professionnelles pour revaloriser l’importance de l’équilibre vie pro/vie privée (+8,2% comparé à fin 2015). Par exemple, sur la côte Ouest des États-Unis, la préoccupation première des employés est la situation géographique. Un employé qui travaille et réside dans la baie de San Francisco voit ainsi son principal critère de satisfaction professionnelle rempli. La rémunération ne vient qu’en deuxième position. Troisième sur la liste des critères prioritaires pour accepter un emploi ou rester dans l’entreprise : l’intérêt du poste. Dans le reste du pays, les deux premiers critères permutent. Le salaire est le premier critère que les développeurs et techniciens web regardent. Vient ensuite la localisation du poste puis, comme à San Francisco, l’intitulé et les missions proposées.

Mais preuve que l’argent contribue tout de même au bonheur, les salariés de la Bay Area sont de plus en plus nombreux à vouloir mettre les voiles vers une région aux pratiques salariales plus attractives (22,2% fin 2015 contre 29,1% début 2016). Leur destination privilégiée ? New York, bien entendu.

Top 5 des États où travailler en tant que professionnels du web

Malgré des salaires moindres, San Francisco reste tout de même la ville à la dynamique digitale la plus recherchée. New York monte sur la deuxième marche du podium, suivie de Seattle. Los Angeles et San Diego ferment le classement des 5 « tech culture cities » les plus prisées.

Si vous avez des rêves d’Amérique, assurez-vous de maîtriser le bon langage. Sans surprise, 18,2% des recruteurs recherchent des profils Java. Mais les langages NodeJS, Angular, .NET et Python ne sont pas en reste et sont de plus en plus demandés.

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