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Métiers du digital : « se spécialiser pour faire carrière »

Thomas Coëffé, le 19 janvier 2017

Chaque année, l’IAB réalise une étude qui décrypte l’évolution des métiers du digital. On observe deux phénomènes. Les compétences du webmaster ont été divisées, et deviennent progressivement des métiers à part entière. Ces professions sont de plus en plus spécialisées et de plus en plus pointues techniquement. À l’origine, un webmaster connaissait les grands principes du développement, du design et de la communication sur le web. Sa polyvalence était sa force, mais aussi sa faiblesse : difficile d’acquérir des compétences spécifiques quand il faut être capable de tout gérer, de la conception des sites au marketing. Avec le développement du digital, de nouvelles professions très techniques sont apparues ; et des profils capables de mobiliser ces compétences spécialisées à bon escient ont émergé.

Selon Leina Abou Kassm, les professionnels du digital ont intérêt à suivre cette tendance. La Directrice Générale de l’ESCCOT conseille aux travailleurs du web de se spécialiser techniquement pour faire carrière.

Le démantèlement des compétences du webmaster

Quelques années auparavant, les compétences digitales dans l’entreprise étaient peu nombreuses et disparates. Aujourd’hui, on s’organise.

Certains postes ont été créés pour des actions et des stratégies spécifiques au digital. Cela a amené les entreprises à rechercher des profils plutôt spécialisés.

Leina Abou Kassm estime que les compétences transverses ne constituent que le socle de compétences de base des professionnels du web. Un socle essentiel, mais insuffisant pour faire carrière.

Les entreprises sont toutes dotées d’un site web, voire d’un site web marchand, et recherchent des compétences plus pointues. Elles nécessitent des profils spécialisés dans la programmation, la communication, le marketing ou le e-business.

Pour réussir, les salariés et les freelances du numérique doivent posséder une certaine maturité, de préférence une formation Bac+3 ou Bac+5, disposer d’un bon niveau d’autonomie et être capable d’animer et coordonner des projets. Contrairement au webmaster d’antan, les professionnels du digital ne travaillent pas seuls mais en équipe et doivent développer des capacités de chef de projet.

Les compétences non-techniques essentielles sont la force de proposition, le bon niveau d’autonomie, la gestion de projet et les bonnes qualités relationnelles, la rigueur et la réactivité.

Le digital affecte principalement 3 services dans l’entreprise : la communication, le marketing et le commerce. Ils amène les organisations, et notamment les salariés qui travaillent dans ces services, à mutualiser leurs compétences. Les frontières entre ces départements deviennent poreuses, les collaborateurs doivent apprendre à travailler ensemble pour mener des actions harmonisées et efficaces.

L’importance des spécialités techniques

Pour faire carrière, les jeunes diplômés doivent rapidement assimiler des compétences spécialisées. Elles ne sont pas innées, même dans le digital. On pense parfois, à tort, que les jeunes disposent de toutes les compétences nécessaires pour travailler sur le web du fait de leur usage intensif du mobile ou des applications de messagerie. Si cette compréhension globale des usages modernes est un background intéressant, elle n’est pas suffisante dans un contexte professionnel.

Les compétences mobilisées pour utiliser ces outils ne sont pas les compétences techniques nécessaires pour concevoir ou mettre en place la stratégie digitale d’une entreprise. Cela nécessite des compétences techniques que ne perçoivent pas les personnes non-initiées.

Certains métiers nécessitent, à première vue, une moindre maîtrise technique. C’est notamment le cas du community manager, qui peut débuter sa carrière sans compétences techniques de pointe. Mais ce n’est pas suffisant pour évoluer.

Pour faire carrière et améliorer la qualité de son travail, il devra se former. Un community manager doit être capable d’extraire des statistiques, d’analyser la qualité de ses actions et de faire évoluer ses pratiques en fonction de ses résultats. Si ses compétences techniques n’évoluent pas, il ne pourra pas aller loin. On peut approcher le métier de community manager sans compétences techniques pointues, mais les community managers les plus performants disposent de ces compétences techniques qui leur permettent de faire la différence sur le marché de l’emploi.

Des formations pour acquérir ces compétences

Pour former les futurs professionnels du web, l’ESCCOT a fait le choix de l’alternance.

Dans les métiers du numérique, ce qui peut vraiment amener un jeune à passer de niveau basique à expert, c’est toute l’expérience qu’il peut acquérir en plus de la technicité.

L’expérience sur le terrain est indispensable pour faire la différence, notamment en tout début de carrière. L’alternance permet aux jeunes d’appliquer ce qu’ils apprennent à l’école sur des cas concrets. Ils apprennent à réagir en fonction des résultats, voire des erreurs qu’ils commettent, sur la durée.

Grâce à l’alternance, un étudiant va analyser un projet, faire des propositions pour sa mise en place, le mettre en place, analyser les résultats et réajuster le tir pour sa pérennisation. L’alternance le permet, contrairement aux formations courtes. L’étude de l’impact de la stratégie digitale est essentielle pour apprendre son métier.

Enfin, rappelons que dans l’entreprise, l’alternant est assimilé à un membre à part entière : après quelques mois, on peut lui confier des responsabilités. C’est important dans le secteur du digital : les étudiants ont besoin de prendre des initiatives, voire de coordonner : ce ne sont pas que des exécutants.

L’alternance permet de prendre ce temps nécessaire à l’apprentissage du digital. On voit clairement la différence entre un jeune qui a commencé sa formation en alternance par rapport à un simple stage court, en termes d’épanouissement, d’autonomie et de responsabilités.

Si vous souhaitez faire carrière dans le digital, l’ESCCOT proposera dès la rentrée prochaine un cursus en alternance pour devenir chef de projet digital. Vous pourrez rencontrer les enseignants et les étudiants lors de portes ouvertes organisées le 28 janvier, à partir de 9h30, au 29 avenue des Peupliers à Cesson-Sévigné.

Article réalisé dans le cadre d'un partenariat avec l'ESCCOT.
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