Métiers du web : 5 profils moins attractifs

La transformation digitale refaçonne le marché du travail en profondeur, et les métiers suivent la tendance. Certains, toutefois, la subissent. Une enquête du cabinet Robert Half pour le JDN a listé 5 profils qui voient leur cote baisser sur le marché de l’emploi. En cause : un manque d’élargissement et de renouvellement des compétences et une incompatibilité avec les nouvelles méthodes de travail. De nouveaux métiers, aux misions semblables mais plus transversales, sont préférés à des profils déjà considérés comme « anciens ». Cela se traduit notamment par des salaires qui stagnent et des perspectives d’évolution sclérosées.

Chefs de projet AMOA vs Product Owners

Avec l’arrivée des méthodes de travail « agiles », l’approche de la conception/production est reconsidérée. Les projets demandent donc une gestion différente, qu’un Product Owner prendra plus facilement en charge qu’un chef de projet AMOA plus classique, habitué aux cycles de production en V (ou en « waterfall »). Selon Robert Half, les écarts de salaire entre ces deux profils peuvent atteindre les 10 000 euros bruts annuels. Quand un chef de projet classique peinera à dépasser les 55 000 euros, le Product Owner pourra atteindre les 65 000 euros de salaire annuel.

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Community Manager vs Head of Social Media

Une seule chose les différencie : la dimension stratégique de leurs actions. Là où le CM peut être tenté de se cantonner à un rôle très opérationnel (animer, rassembler et fédérer une communauté), le responsable Social Media aura une vision plus globale de la diffusion de son contenu, avec une vision orientée Makerting et une logique ROIste. En termes de salaire, le CM oscillera entre 30 000 et 40 000 euros bruts annuels contre 50 000 à 70 000 euros bruts annuels pour le HSM.

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CTO « classique » vs CTO « business partner »

Christophe de Bueil de Robert Half donne une définition très précise du nouveau profil CTO : « Plus jeune, plus agile, au scope plus large, allant de l’IT au business […] pour qui la technologie n’est pas une fin en soi, mais un moyen. ». L’aspect technique de la fonction laisse une large place à une stratégie business, faisant évoluer le rôle du CTO qui devient un interlocuteur de choix entre les différents services et départements d’une entreprise. Par ailleurs, le cabinet de conseil note qu’une évolution identique se vérifie chez les DSI et les responsables de la sécurité. La rémunération des CTO dit « classiques » plafonnera à 110 000 quand celle des CTO « Business pertner » pourra atteindre les 140 000 euros.

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Directeur de la stratégie digitale « classique » (CDO) vs CDO de nouveau type

Le CDO que l’on connait est un communicant : il analyse et définit les prévisions, élabore la stratégie de transformation digitale d’une entreprise et assure la faisabilité, la rentabilité et la performance de son plan d’action. Or, cela ne suffit plus et il pâtit aujourd’hui d’un manque de compétences techniques. Désormais entouré de profils techniques aux missions de plus en plus importantes et transversales, il doit être à même de comprendre les tenants et les aboutissants de ce cœur de métier. La fourchette de salaires observe des écarts significatifs selon que le CDO est coupé de la technique ou non : de 90 000 à 130 000 pour un CDO classique et de 120 à 180 000 pour un CDO qui a su monter en compétences et connaissances.

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Expert UX design vs Expert UX

L’expertise de l’expérience utilisateur ne peut plus se contenter d’une approche ergonomique. Le spécialiste du cabinet Robert Half le constate : « il doit aujourd’hui bien comprendre les usages, et même les anticiper. Il doit aussi aider à concevoir les fonctionnalités et donc juger leur faisabilité, ce qui l’oblige à savoir bien communiquer avec différents services, techniques et marketing ». L’UX met de côté le design pour endosser bien d’autres casquettes. Et cela se traduit dans la rémunération. Les anciens profils d’experts peuvent espérer gagner entre 40 000 et 50 000 euros bruts annuels quand les nouveaux profils débuteront leur carrière à 50 000 pour terminer à 65 000 euros.

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Commentaires

  1. Boris
    4 mai 2016 - 19h20

    Il s’agit la d’une tendance à encourager le bavard et non le bosseur qui en plus d’etre qualifié est succint lorsqu’il s’exprime ou présente. C’est le drame de ce monde, Il y a d’une part ceux qui se tuent à étudier les technologies et à les appliquer pour construire des produits magnifiques, et d’autres qui bavardent autour et qui se font les gros sous sur ces produits.

  2. Ruf Vincent
    9 mai 2016 - 15h25

    dans le libellé du titre « Expert UX design vs Expert UX » je pense qu’il manque le mot « transverse » à la fin , c’est « Expert UX design vs Expert UX Transverse », sinon on ne comprend pas… 🙂

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