Le média des professionnels du digital
Le média des professionnels du digital

Mauvaises pratiques illustrées : identité numérique failed

Flavien Chantrel, le 23 mars 2009

féeLa meilleure démonstration reste bien souvent l’exemple. En matière d‘identité numérique, les échecs sont généralement les plus mis en avant. Il suffit d’analyser le traitement médiatique fait de l’utilisation d’Internet pour s’en rendre compte. Laisser des traces en ligne serait dangereux et vous exposerait aux pires conséquences. Cette mauvaise habitude de certains journalistes à faire de l’écho aux exceptions n’est pas à prendre au pied de la lettre. Certes, certains se sont brûlés en jouant avec le feu. Ce n’est pas pour autant qu’utiliser le web pour vous donner de la visibilité vous rendra inemployable. Ces buzzs d’un jour ont pourtant l’avantage de grossir les traits des mauvaises pratiques pour les rendre plus évidentes. Une identité numérique se construit avec un minimum de stratégie et de réflexion. Quand on signe de son nom une diatribe contre son employeur ou que l’on se met en scène dans des situations pas très catholiques, les retombées peuvent être négatives. Cela peut paraitre évident, mais la prise de conscience des conséquences de ses actes et surtout de la viralité des contenus sur le web est indispensable quand on se lance. Pour illustrer les mauvaises pratique, voici six cas pratiques, réels on non, qui se sont propagés à la vitesse de la lumière fibre optique. Ou comment mêler fail et recrutement. Puissent leurs échecs cuisants vous servir de leçon.

  • On lui présente une photo de ses fesses lors d’un entretien

Il arrive à (presque) tout le monde de faire une soirée arrosée de temps en temps. Il arrive parfois que certains prennent des photos pour immortaliser l’évènement. Le problème intervient lorsque celles-ci se retrouvent en ligne, visibles par tout le monde. Ce chercheur d’emploi pourra témoigner. On lui a présenté une photo de ses fesses trouvée sur Facebook lors de son entretien de recrutement… Inutile de dire qu’il n’a pas été retenu.

  • Faux arrêt maladie, vraie soirée déguisée

Prétexter un faux évènement familial pour obtenir un jour de congé, c’est mal, même quand on est en stage… Surtout lorsque la personne à laquelle on a envoyé le mail fallacieux trouve le lendemain une photo de vous habillé en fée clochette (voir photo) lors d’une soirée déguisée. Facebook a ses limites. Pour la peine, le reste de l’entreprise a eu le droit de recevoir une copie du mail. Et le stagiaire a été licencié.

  • Licenciée avant d’être embauchée à cause de Twitter

L’information a fait grand bruit il y a peu. Chacun a le droit de penser ce qu’il veut sur son (futur) employeur, ce n’est pas une raison de le crier sur les toits. Ni même sur Twitter… Comme le prouve cette anecdote. Cette jeune femme s’était vue offrir un job chez Cisco. Elle hésitait pourtant à franchir le pas, et elle l’a clairement exprimé : « Cisco just offered me a job! Now I have to weigh the utility of a fatty paycheck against the daily commute to San Jose and hating the work. » En résumé, elle pèse le pour (un gros chèque) et le contre (un boulot qu’elle n’aime pas). Elle a visiblement sous-estimé la veille de Cisco, qui lui a répondu dans la foulée : « Who is the hiring manager. I’m sure they would love to know that you will hate the work. We here at Cisco are versed in the web. » Dommage, ce sera pour la prochaine fois…

  • Elle met à jour son profil Facebook une fois de trop

La mode est au micro-blogging et au « live activity ». Vous faites quelque chose d’intéressant ? Signalez-le sur Twitter ou Facebook ! Vous ne faites rien ? Dites le à tous vos contacts ! Vous vous ennuyez au boulot ? Heu… Vous devriez peut-être vous abstenir, vous pourriez finir comme cette jeune fille qui s’est fait licencier pour l’avoir clamé trop fort…

  • Un pirate arrêté à cause son CV en ligne

Attention, on ne parle pas là d’un vulgaire pirate comme il en existe des millions en France qui se contente de copier quelques contenus culturels. Il s’agit d’un jeune roumain qui installait des chevaux de Troie sur de nombreuses machines. Dont une du Ministère de la Défense US… Seul problème, il a utilisé la même adresse email que celle présente sur un de ses CVs en ligne. Dommage. Merci à Véronique pour l’info.

  • Savoir rebondir après un échec

Heureusement, certains savent rebondir après un échec. C’est le cas de Mathieu, qui a eu la malchance d’être un des premiers à (mal) utiliser le fameux CV vidéo. A la différence près que ce dernier a fait le tour du net, parodies et moqueries à l’appui, là où la plupart des CVs vidéos qui sortent depuis quelques mois sont au moins d’aussi piètre qualité… Aujourd’hui en poste, il a transformé ce buzz négatif en affichant sur son blog les couleurs de l’UNICEF et en lançant un appel au don. Bravo, au moins il prouve qu’il est possible de rebondir.

Vous en connaissez d’autres ? N’hésitez pas, ajoutez votre pierre à l’édifice 😉

Recevez nos meilleurs articles
Commentaires
  1. Véronique dit :

    Merci pour le lien et les exemples; dommage, l’inverse n’est pas vrai, si j’écris sur Twitter « I love Cisco », hum, je doute qu’ils m’embauchent…;)

  2. Modérateur dit :

    @Véronique : effectivement, çà serait sympa comme démarche 🙂 Mais c’est un coup à avoir 2 millions de followers en deux jours pour Cisco…

  3. OSteEL dit :

    Certains de ces exemples impliquent un simple conseil : ne soyez pas stupide -_-‘

    Il faut quand même en tenir une bonne pour poster des clichés de guindaille lorsqu’on est censé être en congé maladie… Surtout pour les laisser publiques.

  4. jessyca dit :

    Franchement…faut pas être bete! Faut réfléchir deux seconde avant de publier quoi que ce soit. Et aussi demander aux potes de pas tagger des photos débiles ou ce genre de choses.

    Franchement, un employeur trouve un truc vraiment compromettant sur moi sur le web…si c’est vrai, je ferme ma bouche et je m’en prends qu’à moi même….

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *