Les services nomades et la ville : l’exemple de Toulouse

Pour continuer notre série d’articles sur le CapCom de Rennes, retour sur l’un des ateliers qui y étaient organisés : « Déployer des services publics nomades et distribués », animés par Laetitia Gazel-Anthoine, Connecthings, Jean-Philippe Clément, chargé de mission TIC Ville de Paris et Franck Ménigou, chargé de mission médias numériques à la mairie de Toulouse. Voici la partie concernant les services mis en place par la ville de Toulouse, narrée par Antoine Dupin.

Capcom Rennes

La surveillance de l’espace public

Toulouse a mis en place un système mobile et équipé ses employés terrains de smartphones. L’objectif est de signaler des dérangements matériels de tout ordre. 6 000 agents, principalement ceux de la voirie, sont équipés.

Les utilisations du smartphone sont multiples :

– Prendre des photographies
– Géolocaliser la déclaration d’incident
– Ergonomie et simplicité d’usage
– Envoyer instantanément la déclaration

Pour éviter de perdre du temps à traiter les données émises, les employés doivent au préalable catégoriser l’information. Tous reçoivent une formation afin de déterminer quelle donnée doit être envoyée, et dans quelle catégorie elle doit être classée, à savoir :

– Dépôt sauvage
– Tags
– Mobilier urbain abimé
– Affiches
– Déjections

Les agents n’ont pas été obligés d’être équipés de smartphones. On leur a expliqué les intérêts, les inconvénients. Les résistances ont plutôt concerner la peur de pas y arriver techniquement.

Il y a une traçabilité des reportings des agents municipaux. Dossiers suivis, affaires classées … cela crée un observatoire des informations remontées par les services publics. De même, ils peuvent créer une foire aux questions en travaillant également sur les remontées publiques type « On a brulé ma poubelle ».

Le dispositif est toujours en expérimentation. Il faut attendre pour avoir des retours, pour faire des améliorations ou connaître le retour sur investissement.

Le stationnement

Dans la technopole, au CNES, des ingénieurs ont inventé une puce, un capteur sensoriel. Puis ils ont monté leur entreprise et travaillent avec la mairie. Cela a donné lieu à la mise en place de puces sur les places de parking.

– Installation de sondes sensorielle sur les places
– Identification du mobile de l’usager ou du véhicule (puce RFID)
– Paiement automatique
– Informations sur les places disponibles

Par exemple, lorsque l’on tourne dans un quartier, cela nous donne les places disponibles.

flashcode

Toulouse.fr version mobile

Une version mobile en HTML 5 du site de l’agglomération a également été lancée. Pourquoi une version mobile et pas une application ? Pour donner l’information à un plus grand nombre. Or, une application pour iPhone exclut d’emblée beaucoup de gens. La version mobile de Toulouse.fr est une version allégée du site officiel : 4000 pages ne sont pas présentes.

A Toulouse, le magazine municipal

Des flashcodes ont également été insérés, pour établir une convergence entre la version papier et le Web.

– Enregistrement des pages cultures
– Programmation Agenda
– Interview – audio – vidéo
– Téléchargement
– Etc …

La ville de Toulouse compte plus 400 000 personnes, dont 120 000 étudiants. 85 000 d’entre eux sont équipés de smartphones. Au total, on estime qu’un tiers des personnes auraient l’outil pour se connecter.

Services sans contact mobile pour la ville interactive

Le système Mobulles a été lancé en décembre 2009. Il s’agit de flashcodes apposés sur le mobilier urbain. Ils sont de trois sortes différentes : les vignettes « quartier », « transport » et « petites annonces ». Cela a débouché sur un service de proximité. Par exemple, les panneaux de chantier ont été équipés avec avec ces flashcodes pour expliquer ce qu’il y a derrière le chantier (images de synthèse, planifications, entretien avec l’architecte… ).

Un code est affiché sur du mobilier urbain. Les espaces d’affichages deviennent interactifs et délivrent des contenus géolocalisés, multilingues, planifiés, évolutifs. L’objectif est d’associer une information vraiment pertinente, interactive et en temps réel. Par exemple, avec un arrêt de bus.

Partout dans la ville, il y a un réel besoin de donner de l’information. L’objectif est d’utiliser les smartphones pour accéder à des informations vraiment pertinentes. Le téléphone portable peut être utilisé en tant que lecteur.

A Toulouse, 3000 codes ont été déployés dans la ville. Mais ce n’est pas la seule ville à avoir expérimenté un tel dispositif. Ainsi, à Nice, des étiquettes intelligentes ont été déployées aux 1 500 arrêts de bus (500 à 600 connectés ont été mesurés par jour, dont 55% de connections par Iphone). De tels codes sont également en cours de déploiement à Marseille.

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