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Identité numérique

Les paramètres de confidentialité mal connus sur Facebook

En 2010, Mark Zuckerberg décrétait la fin de la vie privée sur Facebook. En rendant plus accessibles les données de ses utilisateurs, le fondateur du réseau social annonçait vouloir suivre l’évolution des mœurs… et sans doute augmenter ses revenus. Pour répondre aux multiples critiques, Facebook a mis en place une page qui permet à chaque utilisateur de modifier ses paramètres de confidentialité.L’objectif est de permettre à chacun de contrôler qui voit les contenus partagés. Cependant, encore faut-il que les utilisateurs soient au courant et comprennent la portée de leurs actions.

Une étude, publiée par le Consumer Reports National Research Center, fait aujourd’hui le point sur les pratiques des membres sur Facebook. Elle concerne les 150 millions d’utilisateurs américains, mais les résultats sont intéressants et sans doute proches des usages du réseau social en France. L’étude a été menée sur un échantillon représentatif de plus de 2000 ménages, sélectionnés par l’institut TNS. Voici les principales conclusions :

Une confidentialité mal maîtrisée : près de 9% des utilisateurs n’ont jamais modifié les paramètres de confidentialité. Ils sont 28% à partager tous leurs statuts ou la majorité d’entre eux à un public plus large que leurs cercles d’amis. Enfin, 63% des utilisateurs n’ont jamais modifié les paramètres de confidentialité liés aux applications tierces du site.

Des interactions préjudiciables : plus de 3% des utilisateurs ont indiqué partir en vacances ou se rendre à un rendez-vous, de quoi intéresser d’éventuels cambrioleurs. Ils sont également plus de 3% à aimer une page sur les traitements médicaux et les conditions de santé, ce qu’un assureur peut utiliser contre les assurés.

Des problèmes de sécurité : l’an dernier, 11% des utilisateurs ont déclaré qu’au moins une personne s’était connectée à leur compte sans autorisation, ou qu’ils avaient été menacés ou harcelés. En un an, cette proportion a augmenté de 30%.

Les mineurs, cible de choix : près de 15% des mineurs ont déjà été intimidés ou harcelés sur Facebook. Ils sont une cible de choix en ce sens qu’ils maîtrisent souvent mal la portée des paramètres de confidentialité et personnalisent moins la visibilité des contenus. La plupart des parents n’ont jamais parlé des menaces en ligne à leurs enfants alors qu’ils savent pertinemment qu’ils utilisent fréquemment les réseaux sociaux. Enfin, environ un tiers des parents déclarent ne pas maîtriser la façon dont leurs enfants rendent publiques certaines informations les concernant.

 

 

L’étude pointe également certains détails, peu contrôlables, et dont on parle rarement : saviez-vous par exemple que Facebook collecte des données sur tous les sites qui affichent des boutons « like », que vous cliquiez dessus ou non, et que vous soyez ou non connecté sur le réseau social ? On apprend également que les paramètres de confidentialité ne sont pas aussi stricts qu’ils en ont l’air. Ainsi, malgré le fait que vous partagiez vos contenus qu’avec vos amis, ceux-ci peuvent donner l’autorisation à une application externe d’utiliser vos données, sans que vous ne soyez consulté. De ce fait, même en contrôlant scrupuleusement la confidentialité de ses données, certaines d’entre elles peuvent facilement nous échapper.

Pour mieux maîtriser ces paramètres, n’hésitez pas à consulter notre Guide pratique de l’identité numérique.
Crédits photo : Sean MacEntee et Duncan Hull.

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