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Les médias sociaux, réincarnation du mouvement punk rock

Flavien Chantrel, le 21 juillet 2009

punk

Les médias sociaux ne seraient rien de plus qu’une réincarnation du mouvement punk-rock. Rien que çà ! Ce n’est pas moi qui le dit, c’est cette vidéo particulièrement bien réalisée. Effectivement, des points communs existent entre ces deux mouvements qui semblent pourtant bien différents. En y regardant de plus près, il n’y a pourtant rien d’étonnant. Les deux phénomènes sont avant tout représentatifs de changements sociétaux et sociaux. La prise de parole par le plus grand nombre et la passion comme leitmotiv sont les deux arguments principaux développés dans cette démonstration. Pour ceux qui ne parlent pas anglais, voici une traduction rapide de la vidéo. Elle vaut le coup d’œil !

Dans les années 70, l’industrie de la musique était contrôlée et conservatrice. De la musique soft, sans danger. Elle avait besoin d’être secouée ! Cela a été fait par des gens qui se sont eux-mêmes appelés « punks ». Leurs armes révolutionnaires étaient des vieilles guitares, des amplis saturés et une attitude subversive. La qualité de son ne prenait que la seconde place après la nécessité d’être entendu. Ils ont parlé des sujets qui leur tenaient à cœur, et qui pourtant étaient souvent ignorés. Une audience de niche a suivi. Les maisons de disques pensaient que le mouvement n’étaient que speeding et cheveux ébouriffés. En fait, être punk était une question de prise de parole, un besoin d’être reconnu et représenté. çà ne vous rappelle rien ?

Beaucoup de punks étaient dans la confrontation, l’offensant. Ils bousculaient les doctrines établies, comme c’est le cas aujourd’hui pour les sites activistes. Au début, l’industrie du disque s’est détournée. Mais ce que les punks ont créé étaient énergique, vrai et fascinant. Certains ont créé des fanzines avec un design et un standard éditorial minimaux. Tout comme les blogs d’aujourd’hui. Ils ont inspiré les autres via le bouche-à-oreilles (la viralité), comme les virus informatiques, rependant et partageant de nouvelles manières de communiquer et de créer. Les labels Indie et les groupes de punks aidaient les autres groupes à enregistrer et à sortir leurs morceaux. Comme les thèmes de blogs et les templates mis à disposition. Les vrais punks étaient toujours motivés par la passion et la participation, pas le profit. Ils voulaient tirer le système hors de toute complaisance, et comme pour les médias sociaux, nous savions tous que les choses n’allaient plus jamais être pareil. Bien sûr, le business et les profits potentiels ont croisé la routé des punks. La new wave a notamment rendu le mouvement populaire pour le plus grand nombre. Tout comme les grand médias font maintenant avec des outils et technologies interactifs et les nouvelles technologies. Mais les entreprises ne pourront jamais aimer, écouter ou devenir punk. Ils pourront par contre écouter les médias sociaux, car ils sont plus répandus, puissants et mainstream. Le challenge pour les grands est d’écouter et de répondre avec respect.

Vu sur Blogging is a lifestyle, via FmR

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Commentaires
  1. Véronique dit :

    Excellent! Merci.

  2. taltos dit :

    oui ça existe depuis plus de vingt ans et ça s’appelle le Cyber punk.

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