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Quand l’innovation technologique réinvente le divertissement

Juliette Pignol, le 18 janvier 2017

« Tout ce qui n’est pas vital pour l’Homme est perçu comme divertissement ». Ce qui offre une palette très large comprenant, entre autres, le sport, la culture, le tourisme ou encore les médias. Contrairement à l’époque de nos parents ou grands-parents, la génération 2000 a donné une place prépondérante, voire vitale, à l’entertainment. Aujourd’hui, le monde est connecté en permanence sur son smartphone, mais également sur les réseaux sociaux ou via les plateformes de jeux en ligne. Le divertissement est naturellement devenu un bien de consommation comme un autre mais aux perspectives d’innovation offrant d’immenses opportunités pour les producteurs culturels, les développeurs ou encore les data scientists. À l’ère de la transformation digitale, réalité virtuelle et intelligence artificielle, on peut se demander à quoi ressembleront nos sources de divertissement dans quelques années…

94 millions, c’est le nombre de personnes qui ont joué à Pokémon Go cette année à travers le monde. Une grande première pour un jeu sur smartphone. La recette de son succès ? Il a su grandir avec ses fans et son époque en passant du jeu en noir et blanc sur Game Boy à un jeu de réalité augmentée.

« La technologie se doit d’être au service de la narration » explique Olivier Abecassis

Pendant la Maddy Keynote 2017, le chief digital officer de TF1 salue le caractère engageant de Pokemon Go mais surtout le « nouveau contrat de lecture qu’il a su proposer à l’utilisateur ». Car si on veut faire adhérer les gens autour d’un nouveau type de divertissement, il faut que ce dernier y voit la valeur ajoutée. Ce qui explique d’ailleurs pourquoi la 3D au cinéma et les hologrammes intégrés aux spectacles par exemple (en faisant renaître Dalida, Michael Jackson ou Joe Dassin) peinent à faire l’unanimité, personne ne comprend vraiment ce que cela ajoute à l’œuvre originale. Olivier Abecassis poursuit en exposant sa volonté de faire des captations de match de foot à 360 degrés afin que le spectateur puisse, d’ici quelques mois, vivre son match comme s’il était au stade.

Pour d’autres, c’est la tendance du e-sport qui sera l’avenir du divertissement. S’il est vrai que les Lego et les Kapla ont dû laisser le pas à Candy Crush et World of Warcraft depuis une dizaine d’années, le e-sport n’a pas convaincu tout le monde tout de suite. Mais avec le temps et en se penchant sur les centres d’intérêt et les attentes des gens, les éditeurs de jeux sont aujourd’hui capables de proposer des choses vraiment innovantes. Par exemple, en décembre dernier, la finale de la compétition de Fifa 17 s’est déroulée à l’Olympia et a été retransmise sur Canal+ Sport. Les prédictions disent que d’ici 10 ans, la planète devrait compter plus de 6 milliards de joueurs en ligne.

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Une aubaine pour Mehdi Sakaly, le CEO World Gaming Fédération, qui insiste sur l’importance de « scénariser l’expérience pour qu’elle ne soit pas subie mais vécue ». Il faut sans cesse créer des activités, des espaces, des contenus sur toutes les nouvelles plateformes.

« On aura réussi quand on sera capable de faire jouer quelqu’un en live à la roulette russe à Las Vegas »

C’est donc l’immersion dans un nouvel espace qui serait le nec plus ultra du divertissement de demain ? Certains précurseurs ont pu tester son succès comme Marc Dorcel, le leader français de la pornographie, qui a tenté l’expérience érotique en vidéos 3D 360 degrés pour le plus grand bonheur de ces messieurs. Quand XXII Group profitait du Geek’s Live 2016 pour présenter une toute nouvelle façon de jouer : la télékinésie. Grâce à des capteurs corporels, le joueur n’a qu’à imaginer une action de jeu pour que celle-ci se réalise sur son écran.

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Dans un contexte où les algorithmes sont tellement puissants et capables de proposer aux utilisateurs des contenus de plus en plus personnalisés, on peut imaginer que d’ici peu nos téléphones, nos télés et nos frigos seront capables d’étudier nos comportements, nos habitudes et d’anticiper nos besoins avant même que nous en ayons conscience nous-même.

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