Le feuilleton Hadopi continue encore et encore. Beaucoup n'auraient pourtant pas signé pour une nouvelle saison, mais les "producteurs" semblent bien décidés à maintenir cette saga à l'antenne. En attendant un probable spin-off dans les mois à venir... A une semaine du vote solennel sur le projet de loi Création et Internet, qui a été reporté au mardi 12 mai, je vous propose un tour d'horizon de ce qui s'en dit dans la blogosphère. L'actualité est riche en rebondissements !
Le Parlement européen contredit Hadopi
La loi Hadopi est quasiment assurée d'être votée la semaine prochaine. Problème, le Parlement européen vient de lui infliger un véritable camouflet. L'amendement 46 (ancien amendement 138) du Paquet Télécom impose, selon le Journal du geek, l'"obligation aux états membres de passer par un ordre préalable de l’autorité judiciaire avant toute suspension de l’accès à Internet." Il vient d'être voté à une imposante majorité, 407 voix contre 50, rendant hors-la-loi Hadopi en cas d'adoption de ce Paquet Télécom. Ce n'est toutefois pas fini, comme le précise Ozap : "le sort du Paquet Télécom n'est pas encore arrêté. Il convient en effet, pour que le texte soit entériné, que les ministres des télécommunications de l'Union l'acceptent ou, à défaut, que les 27 états membres et le Parlement européen trouvent un terrain d'entente sur le texte". Selon Jean Quatremer, il n'en reste pas moins que les intérêts en jeu "dépassent très largement la seule loi Hadopi : nouveau régulateur européen, protection de la vie privée sur le web, ouverture des marchés des réseaux à grande vitesse et des spectres radios, réforme de la directive GSM. Un rejet retarderait l’adoption d’un nouveau paquet de trois à quatre ans…" Mind Overflow se félicite : "la mobilisation de nombreux Européens a permis de montrer à tous l’importance des libertés numériques et d’affirmer que l’accès Internet, quoi qu’on en dise, est bien un droit fondamental en totale contradiction avec l’essence du projet Hadopi."


Ahhhh ! Le téléchargement illégal... Films, séries, jeux et musique à portée de clic, disponibles en quelques minutes seulement en toute illégalité. La carotte est trop tentante, mais le bâton n'est pas loin. Si bon nombre d'internautes ont intégré les réseaux de peer-to-peer à leurs habitudes de surf, les majors et les studios se rebiffent et le font savoir haut et fort. Mais voilà, le décalage est devenu tellement important que le dialogue entre pouvoirs publics, industrie du disque et internautes est (presque) impossible. Fléau destructeur d'emploi pour les premiers comme pour les deuxièmes, lois liberticides et inadaptées pour les autres... Le débat s'accélère en même temps que la baisse des ventes et que la hausse des téléchargements. Mais les deux sont-ils liés ? Les internautes lambda qui téléchargent sont-ils des criminels ? Qui accuser ? Une industrie qui n'a pas réussi à anticiper la dématérialisation des contenus et à adapter son offre ou un public trop opportuniste ? Le sénat a tranché hier, en adoptant le projet de loi Création et Internet. A défaut de proposer des solutions, ce billet expose les conséquences de cette loi et des liens utiles pour vous permettre d'en savoir plus. Vous voilà prévenus !









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