Avant-propos : ce billet à été rédigé par Rudy Turinay, Community Manager spécialisé dans la stratégie communautaire et le Buzz. Acteur freelance du community management, il est actuellement basé à la cite internationale de Lyon. Son blog, The-Community-Manager.com est l'occasion de partager son expérience propre et ainsi donner sa vision d'un métier encore à l'état de friche sur le vieux continent. Il met un point d'honneur à aborder des thèmes importants de cette profession tout en gardant à l'esprit que son audience est composée autant de spécialistes du métier que de curieux issus du grand public.

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Il est important de rappeler à ceux qui auraient vécu le calvaire de la séquestration aux cotés d'Ingrid Betancourt en Colombie ces dernières années, ce qu'est un community manager et ce qu'est un freelance.

Définition du (online) community manager : plus qu'un simple animateur de communauté sur le web, il est un véritable partenaire de marque sur l'internet social. De l'origine de la stratégie communautaire à la réalisation purement opérationnelle, il est en charge d'une communication alternative sur les miroirs sociaux que peuvent être les blogs, les réseaux sociaux ou encore les forums. Leader d'opinion, c'est aussi un ambassadeur privilégié.

Second anglicisme de ce titre, freelance : Au moyen-âge, lorsque les chevaliers battaient la campagne et que les combats se faisaient à dos de cheval avec un long bout de bois appelé lance, les mercenaires de l'époque étaient appelés « free lances ».Aujourd'hui, freelance peut désigner un écrivain, un graphiste, un développeur, etc. Les freelances sont des personnes offrant leurs services à des employeurs sans qu'il n'y ait d'accord à long terme entre eux. Ils sont généralement rémunérés à l'heure, au jour ou à la mission et travaillent bien souvent seuls (source : biologeek).

D'autres avant moi, se sont essayés à étayer les bénéfices d'être en freelance. Je m'attarderai donc plus précisément sur l'intérêt pour un acteur web 2, pour un community manager. Pour se faire, je vais tenter de répondre aux questions les plus simples qu'ils soient:

Pourquoi un community manager doit-il se lancer en freelance ?

  • Le community management est une profession en vogue. Les opportunités d'affaire vont donc croissant.
  • Les agences facturent jusqu'à 500€ la journée de travail. On peut imaginer que n'ayant que très peu de frais de structure, de charges sociales et autres frais de communication, un indépendant peut être compétitif en s'y retrouvant pas mal aussi.
  • Un community manager est souvent en charge de plusieurs comptes (marques) à la fois, il n'a donc pas de nécessité d'appartenir à une entité propre.
  • Un community manager doit développer sa créativité. En freelance, cette dernière ne pourra être bridée (dès lors qu'elle porte ses fruits).

Comment se jeter dans le grand bain?

  • Se déclarer auto entrepreneur des métiers des services et ainsi bénéficier d'une exonération d'impôts jusqu'à 32.000€ de CA annuels (soit plus de 2600€ mensuel, un bon début si on considère l'absence quasi totale de charges)
  • Garder de bonnes relations avec ses anciennes agences. Un ex-employeur satisfait peut rapidement se mouvoir en un client rentable. Vous pourrez ainsi continuer votre travail dans une relation gagnant-gagnant (plus de rémunération pour vous, moins de charges salariales pour elles)
  • Développer ses compétences. Un freelance, par définition est livré à lui même. Et le travaille qu'il n'est pas capable d'accomplir, il devra le sous traiter. Et donc, réduire ses marges bénéficiaires. Il est donc important d'élargir l'éventail de ses compétences afin d'être au plus près des attentes clients. Cependant, il est important de garder en tête son cœur de métier et ne pas trop se disperser pour garder une image "d'expert".

Quand juger qu'il est temps?

  • Si on considère la conjoncture, le plus tôt sera le mieux...
  • Malgré tout, se jeter à corps perdu dans une aventure sans avoir l'expérience et le recul nécessaire peut s'avérer dangereux et contre productif. Attendez donc d'avoir un background suffisant ainsi qu'une certaine légitimité au regard de la profession.

Enfin, ce n'est par parce que l'on est un freelance que l'on doit vivre en autarcie. Il est donc essentiel de continuer d'échanger, de partager sans omettre de déléguer aux plus compétents. En tant qu'acteur 2.0 nous faisons tous partie d'une communauté large et profonde. Aussi bien d'un point de vue qualitatif que quantitatif. Ne considérez donc moins vos pairs comme des concurrents que comme des alliés potentiels. Je terminerai avec une phrase que j'aime à croire de moi : sur l'internet social 1 + 1 = 3. A méditer pour les plus individualistes.

Le blog de Rudy : The-Community-Manager.com
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