Identité numérique : l’avis des blogueurs

Voici un peu plus d’un mois que nous avons commencé à débattre sur le thème de l’identité numérique. Une quinzaine de contributions ont été recueillies sur les blogs emploi. Une dizaine d’intervenants extérieurs, spécialistes du sujet, se sont également succédé sur ce blog. J’aurais le plaisir de vous présenter avant la fin de la semaine un document complet reprenant l’intégralité des écrits des « experts » sur le sujet ainsi que vos témoignages. Ces derniers sont synthétisés dans ce billet. Merci à tous pour votre participation, bonne lecture !

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Identités multiples

Avant de penser à définir et à contrôler notre identité numérique, il est important de faire le point sur notre identité tout court. Pas aussi simple qu’il n’y parait, comme le souligne Nathalie : « Entre nos noms officiels, nos diminutifs, nos surnoms, nos pseudos et nos numéros d’immatriculation, il faut avouer que notre identité quoiqu’on en dise est déjà bien morcelée correspondant à toutes les facettes de notre personnalité. Je dirais aussi qu’à chaque identité, une image et une réputation. L’image et la réputation de la maman que vous êtes n’est sans doute pas la même que celle que vous provoquez en qualité d’amie, amante, collègue. » Richard appuie son propos : « Tous ces noms, surnoms, identifiants tracent l’identité d’un individu. Il le définisse. Tous ces noms sont à la croisée entre le regard de l’autre (celui qui prononce ces noms) et mon propre regard. Ils sont une transaction entre deux personnes, un objet qui relie.« 

 

Opter pour une absence d’identité ?

Pour protéger certains aspects de sa vie en ligne, le plus simple est encore d’utiliser des pseudos. L’important sera alors de bien séparer ce qui va devenir sa vie publique de ce qui doit rester anonyme. C’est le choix qu’a fait Nathalie « Personnellement, je me suis attachée à cloisonner autant que possible le numérique. Je dis autant que possible car forcément on ne maitrise pas tout et les cross-over arrivent plus vite qu’on ne le croit. » Jessyca pointe également du doigt ses petites choses qu’il vaut mieux cacher sur le net, de la même manière que dans la vraie vie : « en allant voir un futur employeur/collaborateur/fournisseur, est ce que vous direz « J’me présente je m’appelle Henri, j’chui chrétien, vote à droite, et je suis contre les boites qui licencient, comme la votre »? Si vous avez un minimum de réflexion vous ne le ferez pas. » Avant de conclure : « Si ça fait trop pour vous, prenez un pseudo sur le web pour vous lâcher! » Marie explique avec humour que certaines choses n’ont pas besoin d’être exposées au grand jour. Elle aborde en 7 points et avec beaucoup de justesse les principales erreurs à éviter.

 

identité numérique

Des risques aux bénéfices

Les bad buzzs dont nous abreuvent les médias ne sont pas la règle. Il convient toutefois de surveiller de près l’image que l’on donne de soi. C’est ce que nous confirme Carole :  » Il faut publier des choses positives et favorables nous concernant, je pense qu’il faut aussi une certaine cohérence dans le discours, ne pas dire une chose et son contraire. Pour un blog emploi, être clair en ce qui concerne l’objectif, le projet d’emploi que l’on a en tête. Après, tout est affaire de choix ; celui qui poste des billets sur ses vacances de folie ou bien arrosées avec la tête et le reste en vrac s’expose à un retour si par la suite il cherche un travail sérieux, car pour enlever les traces de ces photos, pas facile; mais si il veut en faire profiter ses amis, pas de problème ! » Sylve souligne le fait que que certains deviennent paranos, par exemple suite aux affaires de « photos de « beuveries estudiantines »… Entre rumeurs et préjudices, le tableau semble bien noir… » Elle ne tombe toutefois pas dans le pessimisme : « le meilleur moyen d’utiliser ce phénomène, non pour s’en plaindre, mais au contraire pour se valoriser, est de multiplier les informations favorables et positives vous concernant… Un travail quotidien que celui d’être acteur de notre identité… »

Un point trop peu souvent abordé est celui de la dilution de notre véritable identité. Construire une identité numérique, oui, mais pas à n’importe quel prix ! France l’exprime fort joliment : »Sommes-nous devenus à ce point des RMIstes sociaux que nous ne sachions plus exister pour ce que nous sommes réellement ? Tout se mélange : être et paraître, être et croire qu’on est. Se construire virtuellement dans un espace-temps qui au final condamne à l’isolement. C’est un univers éphémère où l’illusion de la liberté tient chaud. Attention donc à ce que notre identité en ligne ne vienne pas cannibaliser qui nous sommes vraiment. »

 

Et l’identité silencieuse ?

Piste de réflexion intéressante menée par Véronique. Une partie de notre identité se construit dans les non-dits, dans les attentions quotidiennes et dans les gestes désintéressés : « il en va de l’identité numérique comme de la vie, vous pouvez être élégant et discret ou ostentatoire et bavard, par exemple. A ceci près qu’ici, ça va d’une certaine façon beaucoup plus vite, que les écrits restent et qu’il y a aussi une distance et, parfois, un décalage. (…) Et, pendant que j’en parle, je pense aussi à tout ceux qui font des choses silencieusement sur le Web. Les discrets et élégants que je ne peux pas citer, et pour cause. Je crois que c’est une des choses que j’apprécie le plus dans les codes et usages en vigueur par ici. » L’identité numérique n’est pas toujours exposée. Elle se construit également via cette face cachée, notre relation aux autres, tout simplement. Cela permettra d’autant plus de la pérenniser.

 

Témoignages

La meilleure méthode pour passer de la théorie à la pratique est d’observer des cas concrets. Grégoire nous fait part de son expérience dans un billet détaillé qui vous permettra de mieux comprendre comment construire votre présence en ligne. Pari réussi pour lui ! Jessyca offre pour sa part 10 conseils concernant ce que l’on doit faire ou ne pas faire. Un résumé utile et progressif qui permettra à tout le monde d’y trouver son compte. Son avis et son expérience, Carlos a choisi de les partager en rédigeant un slam. Bel exercice de style, comme le prouve cet extrait : « La toile est tissé, à toi de t’y agripper. La toile se tisse, à toi de créer tes propres liens. La toile est une interaction entre une multitude de gens de passage. La toile part dans tous les sens.A toi de savoir où tu veux aller et avec qui. »

Au final, Pascale résume bien l’ambivalence de la situation : « La Web-attitude, c’est se rappeler que nous pouvons vivre heureux sans vivre cachés, mais…. un peu quand même, tout en se considérant et en respectant les autres!« .

Crédit photo : Xtof, alias Christophe Ducamp

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Commentaires

  1. Véronique
    21 avril 2009 - 16h46

    Merci pour tout ce travail. C’est intéressant d’avoir une vue d’ensemble et de s’y replonger avec une petite distance.

  2. Franck61
    22 avril 2009 - 18h34

    MERCI pour ce bon travail! Aujoud’hui c’est la journée de la Terre!

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