Google présente son nouveau rapport de transparence

Tous les six mois, Google met à jour son rapport de transparence. Au sein d’un site web consacré, le géant américain expose aux yeux de tous les demandes de renseignements et suppressions de données transmises par les gouvernements. Si des tendances globales se dessinent, les données ne sont pas tout à fait exhaustives : Google se réserve en effet le droit de ne pas divulguer certaines informations, pour ne pas mettre en péril certaines enquêtes criminelles par exemple. Les pays ayant transmis peu de demandes sont les premiers concernés.

Globalement, le premier enseignement est que le nombre de demandes de renseignements a – encore une fois – augmenté lors des six derniers mois (+2% comparé la période précédente, +17% en un an et +70% en trois ans). Cependant, on remarque une diminution de la progression liée aux demandes. Dans le même temps, le pourcentage de requêtes acceptées par Google est passé de 67% à 66%.

Lorsqu’on se penche sur les statistiques pays par pays, on remarque que les États-Unis sont les premiers concernés : ils représentent près de 40% des demandes du monde entier ! Celles-ci ont été multipliée par 2,3 en trois ans. Les demandes américaines étaient toutefois justifiées dans la plupart des cas, puisqu’elles ont été acceptées à 88%.

La France n’est pas en reste : 1693 demandes ont été transmises. Nous sommes ainsi le troisième pays du monde a demander des renseignements à Google sur ses utilisateurs, derrière les États-Unis et l’Inde. Suivent l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Brésil et l’Italie.

Comparé aux États-Unis, le pourcentage de demandes approuvées est plutôt faible : seules 44% des demandes françaises ont été prises en compte par Google. C’est mieux que l’Allemagne et l’Italie, mais moins bien que la plupart des autres pays européens comme l’Espagne, le Danemark, ou encore l’Autriche. La France aurait donc tendance a trop solliciter Google pour des motifs qui ne répondent pas aux principes énoncés dans la constitution, les lois et autres règlements officiels…

Malheureusement, le détail des sources des demandes n’est pas disponible pour la France. Celui-ci n’est en fait disponible que pour les États-Unis. On y apprend que 68% des demandes provenaient d’une citation à comparaître, contre 22% d’un mandat de perquisition.

Pour le moment, seules les données liées aux demandes de renseignements ont été mises à jour. Celles qui concernent les demandes de suppression de contenus (relatives au non-respect du droit d’auteur ou émises par les gouvernements) seront bientôt disponibles.

A noter qu’à l’instar de Google, d’autres géants du web comme Twitter fournissent régulièrement un rapport de transparence, pour informer les utilisateurs des demandes gouvernementales.

Commentaires

  1. Cédric
    24 janvier 2013 - 14h20

    Je trouve étonnant que certains pays n’y soient pas, des pays européens par exemple. Est-ce que cela signifie que ces pays n’ont effectué aucune demande ??

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