Le raz de marée provoqué par l’affaire des Conditions Générales de Facebook est à l’échelle du premier réseau social. Immense. Ce dernier, qui vient de dépasser les skyblogs en France en terme d’audience, a en effet décidé il y a quelques jours de changer ses CGU. Au menu de cette « menu » retouche, la suppression d’un paragraphe indiquant la possibilité de supprimer les données vous concernant. Autrement dit, tout le contenu mis en ligne par les utilisateurs appartient à Facebook qui sera en droit de l’utiliser dans des buts commerciaux (entre autres).

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Le spectre d’un fichier Edwige puissance 10 000 construit sur le bon vouloir des utilisateurs va alors rapidement gagner le grand public. C’est le blog Consumerist qui va dégainer le premier avec un billet intitulé Facebook’s New Terms Of Service: « We Can Do Anything We Want With Your Content. Forever. ». Il va se répandre comme une trainée de poudre à travers la blogosphère et les médias traditionnels. Une recherche sur Twitter (plusieurs résultats à la minute) ou sur Google blogs suffit pour se faire une idée de l’ampleur du mouvement. Blogs, mais aussi sites d’informations et médias traditionnels s’emparent vite de l’affaire. De nombreux groupes sont bien sûr créés sur le site communautaire, à l’instar de People Against the new Terms of Service (TOS) et ses 70 000 membres. Ces nouvelles CGU seraient même illégales

Après le flop Beacon, Mark Zuckerberg n’a pas besoin d’un autre scandale. Première marche vers la rédemption, il va tenter de s’expliquer chez Techcrunch : « En réalité nous ne souhaitons pas utiliser vos données d’une façon qui ne serait pas tolérable pour vous. La confiance dans notre réseau afin de partager des informations est l’aspect le plus important de notre travail et de nos efforts…« . Très bien. Mais visiblement pas suffisant pour enrayer le bad buzz qui s’étend.

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Dernier épisode en date du feuilleton « Facebook contre votre vie privée« , le retour aux anciennes Conditions générales d’utilisation… Des fois il ne faut pas lutter ! Mark Zuckerberg s’explique dans un billet publié hier soir sur le « blog » de Facebook. Traduction d’un paragraphe : « Plus de 175 millions de personnes utilisent Facebook. Si nous étions un pays, nous serions le sixième du monde en terme de population. Nos conditions d’utilisation ne sont pas juste un document qui protège nos droits. C’est le document qui administre la façon dont le service est utilisé par ses membres à travers le monde. Étant donné son importance, nous devons nous assurer qu’il reflète les principes et les valeurs des gens qui s’en servent. » J’en ai presque la larme à l’œil. Les utilisateurs ont donc réussi à faire plier le géant.

Facebook est l’emblème de la nouvelle génération de sites qui battent les records d’audience. Ses difficultés sont symptomatiques : le succès est au rendez-vous, les utilisateurs sont toujours plus nombreux, mais la monétisation de ce public est difficile. Facebook a essayé deux fois de titiller ses membres à propos de leur vie privée, ce fut deux échecs. Après avoir été valorisé 16 milliards lors du rachat d’une partie du capital par Microsoft, le site ne vaudrait plus aujourd’hui qu’à peine 4 milliards. Certes, ces chiffres ne veulent pas dire grand chose… Mais quid du futur de Facebook, de sa rentabilité et de son exploitation de son énorme fichier commercial potentiel de 175 000 000 de prospects ?

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