Etudes : les conséquences de Facebook sur votre vie

C’est connu, on peut faire dire ce que l’on veut à une enquête. Ou même réaliser une enquête à charge avec les conclusions de tirées avant l’obtention des résultats. C’est encore mieux ! Un des sujets sur lesquels on peut lire le plus de conclusions plus ou moins sérieuses et souvent contradictoires reste Facebook. Il ne se passe pas une semaine sans que des chercheurs ou des panélistes ne cherchent à comprendre en quoi Facebook influence notre vie. Et ce qu’il se dit peut parfois surprendre. Voici un petit pot-pourri de ce que les enquêtes sur Facebook nous ont révélé ces derniers mois.

 

Facebook aiderait à se sentir moins seul

L’Université de Berlin a observé pendant une semaine un groupe d’une centaine d’étudiants de l’Université de l’Arizona. La moitié d’entre eux devait poster plus régulièrement que d’habitude, l’autre moitié ne changeant rien. Ils remplissaient ensuite une grille d’évaluation sur leur bien-être mental. Résultat, ceux qui postaient plus se sont sentis moins seuls que ceux qui postaient normalement, peu importe le nombre d’interactions réellement constatées.

Une utilisation intensive de Facebook ferait baisser l’estime de soi

La University of Gothenburg en Suède a mené une étude sur un panel de 1 011 personnes d’un âge moyen de 32,6 ans. Il semblerait que ceux qui utilisent le plus Facebook auraient tendance à avoir une plus faible estime de soi que les autres. Si cette conclusion était forte chez les femmes, elle le serait beaucoup moins chez les hommes. Et en regardant de plus près certaines variables (salaires, âge, diplôme…), il semblerait même que la relation de cause-à-effet est tout sauf évidente. Un coup pour rien ?

Avoir beaucoup d’amis Facebook serait un signe de narcissisme

Vous êtes fier de vos 2 000 amis Facebook ? Attention à ne pas trop pavoiser tout de même, la collectionnite ne serait pas forcément bon signe. Le journal « Personality and Individual Differences » a en effet publié une étude portant sur 284 personnes âgées de 18 à 65 ans. En dehors de leur présence sur Facebook, ils ont passé deux tests d’évaluation de leur narcissisme. Et le verdict est tombé : plus on est narcissique, plus on a tendance à avoir beaucoup d’amis sur le réseau. Bon, en même temps, on s’en serait douté.

Facebook rendrait triste

Deux sociologues de la Utah Valley University ont étudié la corrélation qui existe entre le temps passé sur les réseaux sociaux et le regard que l’on a sur sa vie. 425 étudiants se sont prêtés au jeu. Et il semblerait que plus on passe de temps sur Facebook, et plus on a l’impression que ses « amis » ont une vie formidable. Et donc, par ricochet, que la nôtre a moins de saveur. Mais aussi que ceux qui y passent moins de temps mais préfèrent partager des moments IRL avec leurs vrais amis ont tendance à être plus heureux. Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Facebook baisserait les chances de contracter une maladie sexuellement transmissible

C’est la conclusion d’une étude menée par la University of Colorado sur 1 578 jeunes âgés de 18 à 24 ans. On a demandé à une partie d’entre eux de « liker » une page informative et éducative sur la sexualité. Deux mois plus tard, l’usage de préservatifs était plus grand chez eux (63%) que chez le reste du groupe (57%). 6 mois plus tard, les chiffres étaient malheureusement revenus à la normale.

Avoir trop d’amis sur Facebook serait stressant

La University of Edinburgh Business School l’affirme : avoir trop d’amis sur Facebook causerait du stress, surtout s’ils sont issus de différents groupes. L’échantillon porte sur 300 personnes, en majorité des étudiants. Cela reposerait sur l’image que l’on projette, avec laquelle on ne serait pas forcément à l’aise avec tous ses contacts. Des posts contenant des images de soirées, par exemple, ne seraient pas les bienvenus sur votre timeline si vous avez des collègues ou de la famille de présente. Être en accord avec soi-même, le défi du 21° siècle.

Votre profil Facebook reflèterait vos performances au travail

La googlisation des candidats est un phénomène qui n’est pas prêt de s’achever, si l’on en croit les résultats de l’étude menée par la Northern Illinois University, la University of Evansville and la Auburn University. Il a été demandé à des RH de noter 56 personnes sur 5 différents traits de personnalité en regardant leur profil. Ces observations ont été recoupées 6 mois plus tard avec les évaluations des supérieurs hiérarchiques, et cela collait visiblement parfaitement. Mais les auteurs de l’étude le précisent bien : une photo de soirée ne sera pas forcément négative, rassurez-vous. Ouf.

Vos amis ne sont pas vraiment vos amis

On ne peut pas dire que c’est une surprise : vos amis sur Facebook ne seraient pas vraiment vos amis dans la vie. Pire, avoir plein d’amis sur Facebook n’agrandirait même pas votre cercle de connaissances habituel. C’est la Oxford University qui le dit. La faute à notre condition humaine qui rend difficile le fait de maintenir plus de 150 relations en même temps. Même avec plus d’amis virtuels, on n’échangerait pas pour autant avec plus de monde. C’était bien essayé.

Tous ces chiffres sont bien sûr à relativiser, certains d’entre eux étant contradictoires. Ce qui est sûr, c’est que l’on a pas fini de s’intéresser à la portée sociale du réseau.

Commentaires

  1. Franck La Pinta
    15 janvier 2013 - 11h53

    bonjour Flavien,
    merci pour cette compilation : effectivement, la principale vertu de ces études est de parler des commanditaires, et le point commun d’enfoncer des portes ouvertes.

    j’attends avec impatience la prochaine, oh combien indispensable à l’élaboration d’une stratégie digitale digne de ce nom, qui aura le courage de se pencher enfin sérieusement sur Facebook et son impact sur la pilosité de ses membres.
    :)

  2. Priscilla
    16 janvier 2013 - 9h15

    Y’a aussi celle qui dit que Facebook fait grossir :-) : http://www.7sur7.be/7s7/fr/1518/Sante/article/detail/1551964/2012/12/20/Facebook-fait-grossir.dhtml (Etude relayée par 7sur7.be évidemment !)

  3. iCe
    16 janvier 2013 - 10h03

    Je n’utilise pas Facebook et je ne l’utiliserais jamais, le seul effet que j’ai constaté :
    cela rend très con.

2 commentaires supplémentaires

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