musicC’est le bad buzz du moment…. Après avoir séduit les internautes, Deezer revoit son offre à la baisse. Inscription obligatoire, titres disponibles en baisse… En effet, le succès en terme de trafic n’est pas suivi de résultats financiers suffisants. La nouvelle avait fait grand bruit l’été dernier : le site musical n’avait rapporté que 70 000 euros en six mois à la SACEM. Autant dire une goutte d’eau en comparaison des plus de 750 millions d’euros collectés sur l’année. Le tout gratuit en ligne a ses limites, la monétisation et la rentabilité en premier lieu. Demandez à Mark Zuckerberg ! Deezer est donc obligé de revoir sa ligne de conduite, sans doute poussé par des majors peu enclines à laisser s’échapper la poule aux oeufs d’or. Les ventes de disques sont en baisse, les ventes de MP3 ne compensent pas, les tentatives législatives maladroites ne font pas baisser les téléchargement illégaux… Cette tentative d’adaptation aux usages du web et aux nouveaux modes de consommation fait donc un pas en arrière. Un double même, avec la récente autorisation des collectes d’IP. L’annonce récente de l’ajout de publicité audio entre les chansons diffusées et le lancement d’une application payante pour iPhone n’ont pas empêché plusieurs majors de réagir. Deezer l’annonce lui-même sur son blog, plusieurs choses importantes vont changer. Les voici :

  • Inscription obligatoire : vous n’avez plus la possibilité d’écouter de la musique sur le site sans vous logguer. Vous devrez désormais vous inscrire.
  • Restrictions territoriales : certaines chansons sont disponibles à l’écoute uniquement dans certains pays. Une partie du catalogue a donc disparu… Si vous aviez concocté une ou plusieurs playlists, vous aurez la mauvaise surprise de les voir réduites.
  • Apparition de la publicité audio : comme je vous le disais plus haut, vous aurez désormais droit à de la publicité entre les titres. Cela reste peu cher payé pour avoir de la musique gratuite, reste à voir si le catalogue va s’étoffer…

Les choses changent donc, le modèle s’adapte pour coller au mieux aux impératifs de rentabilité. Pas facile de ménager la susceptibilité des Majors déjà à cran… Pour profiter de musique en ligne gratuite, d’autres alternatives s’offrent à vous. C’est toujours bien d’avoir du choix et de ne pas être tributaire d’une seule source. Voici donc trois alternatives légales.

spotifySpotify : Spotify se présente sous la forme d’un logiciel à télécharger. Il vous permettra d’écouter vos titres préférés en streaming. Les avantages sont nombreux et les échos sont excellents un peu partout dans la blogosphère. Il n’est disponible que sur invitation pour le moment. Fred en a 250, Web is Well en a 100, et des dizaines d’autres blogs en fournissent. Il s’agit plus d’un teasing qu’une vraie restriction ! Deux modèles sont proposés : gratuit avec publicité ou payant sans.

jiwaJiwa : ce site a ouvert ses portes il y a un an. Concurrent direct de Deezer, il propose à peu près les mêmes fonctionnalités. Là encore, l’offre est légale puisque des accords ont été passés avec les maisons de disques. Reste à voir si les restriction ne vont pas également arriver jusqu’ici…

jamendoJamendo : il existe bien sûr une autre solution. Opter pour les artistes qui autorisent le téléchargement et l’écoute de leur disque gratuitement. C’est un bon moyen de découvrir de nouveaux talents et de sortir des sentiers battus. La génération Internet a vu l’éclosion de ces musiciens et chanteurs révélés par le web, et c’est loin d’être fini ! Comme quoi, là où certains perdent, d’autres gagnent… Jamendo propose plus de 15 000 albums en écoute et en téléchargement.