Les bons et les mauvais élèves de la vie privée sur Internet

Comme tous les ans depuis 2011, l’ONG américaine EFF (Electronic Frontier Foundation) publie son rapport « Who has your back ? » qui analyse les politiques de 18 entreprises du web concernant la confidentialité des données des utilisateurs mais aussi, leur engagement politique pour la vie privée en ligne. Les critères, auparavant au nombre de quatre, sont maintenant six.

  1. L’entreprise exige un mandat en cas de demande d’accès à un contenu par le gouvernement.
  2. L’entreprise informe ses utilisateurs des requêtes du gouvernement.
  3. L’entreprise publie des rapports de transparence.
  4. L’entreprise informe ses utilisateurs de la manière dont elle traite les requêtes du gouvernement.
  5. L’entreprise se bat pour les droits de ses utilisateurs devant les tribunaux
  6. L’entreprise se bat pour les droits de ses utilisateurs devant le congrès.

Chaque entreprise gagne et perd des étoiles selon ses pratiques, ce qui permet d’établir un score global de bonne conduite.

Résultats très disparates avec cependant des évolutions par rapport à l’année dernière. Foursquare, qui n’avait aucune étoile en 2012, en a maintenant 4. De sérieux efforts ont été fait pour un service dont le cœur d’activité est tout de même la localisation de ses utilisateurs. Twitter et Sonic.net (un FAI californien) sont toujours irréprochables selon les critères de l’étude. Google, Dropbox ou encore LinkedIn sont aussi très bien évalués. Facebook, sûrement le plus regardé sur ses politiques concernant les données de ses utilisateurs, a encore à faire sur ce terrain, notamment sur la clarté de ses conditions d’utilisation.

L’EFF propose une analyse exhaustive de ces résultats, avec exemples à la clé. On apprend notamment que Google, malgré des rapports de transparence irréprochables, n’est pas encore assez clair dans sa politique d’accès aux données des utilisateurs sur demande du gouvernement. L’ONG a aussi regroupé dans un recueil de liens l’ensemble des documents en rapport avec les politiques de confidentialité de ces entreprises, ce qui peut être très utile.

Lire l'étude complète

Commentaires

  1. Bruno
    5 mai 2013 - 20h26

    Bonjour,

    Les résultats de cette étude sont sans grande surprise et on retrouve toujours à peu près les mêmes mauvais élèves.
    Le comble de tout cela, c’est qu’un d’entre eux, Fesse de Bouc pour ne pas le nommer, est aussi le plus populaire!
    Il serait peut-être bon de montrer ces résultats à tous les utilisateurs des réseaux sociaux, non?

  2. sebastien
    6 mai 2013 - 9h59

    Voilà un classement sur la transparence des sites web à gros trafic qui tente de montrer un peu plus de transparence pour les utilisateurs : et la boucle est bouclée ! Mon premier réflexe a été de regarder le classement de Facebook et de voir que, malgré leur campagne de sensibilisation (ou plutôt de « rassurance » !), leurs efforts ne sont que très partiels. Chapeau à Google, Twitter et Dropbox (avec le bémol présenté dans l’article). Une explication plus détaillée est bienvenue : merci l’EFF ! A étendre à de nombreux autres sites. Ce n’est que par le contrôle et la pression des utilisateurs que le web deviendra plus sûr (n’attendons pas que les webmasters soit vertueux d’eux-mêmes!) :)

  3. Wanetta
    6 mai 2013 - 21h27

    Wow! On comprend mieux pourquoi de plus en plus d’accros aux réseaux sociaux se désintéressent de facebook pour passer chez twitter où l’on se sent apparemment plus écouté et défendu. Une analyse qui mérite un grand partage je trouve!

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