Reporting : les 5 outils indispensables du community manager
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Arrêtons de parler du Community manager

qualités CMSi vous êtes utilisateur régulier de Twitter ou lecteur régulier de blogs High-tech/marketing, vous avez sans doute repéré le buzzword de l’année 2010 : Community manager. Il ne se passe pas un jour sans qu’un blog y aille de son analyse sur le sujet : le rôle du CM, les qualités du CM, la définition du poste… Ce qui il y a quelques mois permettait (à la limite) de mettre en lumière un nouveau métier du web est devenu un marronnier pour tout blogueur souhaitant dépasser 10 RT sur un de ses articles. Reste à voir si le trafic et les mentions rapidement apportées se concrétisent en réelles lectures et fidélisent le lecteur, mais ça c’est autre chose. Étant Community manager depuis quelques années, le sujet m’intéresse forcément. Mais l’accumulation de clichés, de billets sans fond et autres coquilles vides me poussent comme beaucoup d’autres à dire stop. Voici quelques raisons de ce ras-le-bol.

Qui est Community manager ?

C’est la première question à se poser. Combien de Community managers sont actuellement en poste en France ? Pire : combien sont en poste chez l’annonceur ? Les community managers sont très peu nombreux. Et vu l’apparition récente du métier, nombre d’entre eux ont une expérience limitée ne permettant pas forcément de dégager de bonnes pratiques. Pourtant, si on en croit les profils et blogs de beaucoup, les community managers sont des milliers. Cela doit certainement être le seul métier où il y a plus de candidats que de personnes en poste. Est-ce grave docteur ? Absolument pas ! Le métier est en pleine expansion, chacun a le droit de tenter sa chance. Les communiquants et autres marketeux sont nombreux à se tourner vers cette filière, leur secteur étant sinistré. Les autodidactes et passionnés de web aussi. Feraient-ils de bons community managers ? Pourquoi pas. Leurs premières expériences leur permettra de confronter leur théorie avec la réalité du monde du travail.

Mais seulement voilà : les Community managers en herbe ont compris que le seul statut permettant de se démarquer est celui d’expert. Problème, donner des conseils sur un métier que l’on a jamais pratiqué est difficile. Cela peut même être dangereux quand on est écouté par d’autres néophytes qui prennent ces éclairages pour des réalités. D’autant que la principale difficulté du poste est la confrontation avec les réalités économiques, les besoins réels de son employeur et les objectifs à réaliser. On est souvent loin de la théorie sur ces différents points. Attention donc aux analyses que vous pouvez parfois prendre comme argent comptant : sont-elles vraiment crédibles ?

Chaque besoin est différent

Dur de définir les bonnes pratiques du Community management quand on sait que chaque cas est différent. Selon le secteur d’activité de l’entreprise, sa notoriété, ses objectifs ou encore ses moyens financiers et humains, la stratégie sera différente. Et la communauté ? Est-elle interne ou externe à l’entreprise, composée de clients, de prospects, de candidats, de fans ? Chaque poste de Community manager est différent. Certes, il y a des points communs, des outils de référence, des stratégies qui peuvent se recouper. Mais de là à généraliser le rôle ou les objectifs du Community manager, il y a un gap.

Les conseils que l’on peut trouver en ligne vous seront-ils utiles dans la démarche que vous souhaitez mettre en place ? Dans la plupart des cas, non. Les informations les plus importantes pour un Community manager sont généralement les études de cas, l’actualité des différents médias et réseaux sociaux, les tests d’outils. Pas le énième récapitulatif des 10 qualités qu’un CM doit avoir. Pour le reste, le web évolue sans cesse, il n’y a aucune vérité absolue. A vous d’adapter vos démarches en fonction de vos connaissances, de vos objectifs et des retours que vous avez pu mesurer.

Un rôle à ne pas surévaluer

Le Community manager a un rôle important dans un service web. Mais pas plus qu’un autre ! Webmarketeurs, référenceurs, développeurs graphistes et autres travailleurs du web sont au moins aussi importants. Ils le sont même généralement plus. Pourtant, quand on regarde les textes publiés chaque jour sur le sujet, on pourrait croire que le Community manager est l’unique garant de la stratégie web de l’entreprise. C’est à lui de prendre toutes les initiatives, d’obtenir des résultats mirobolants avec trois bouts de ficelle. Un vrai magicien en somme.

Dans les faits, la situation est bien différente. Le community manager ne rendra pas votre société sociale en trois clics. Il ne créera pas une communauté sans moyen à partir de rien. Il n’est pas le mouton à 5 pattes du service web d’une entreprise, il n’en est qu’une des composantes. Avancer le contraire ne fait qu’embrouiller les décideurs et les entreprises qui ont une vision limitée du web et des possibilités qu’il offre. Finalement, le rôle du CM est aussi exagéré que l’importance des réseaux sociaux. Vulgariser leur importance revient à réduire leur crédibilité.

Il existe autant de types de Community manager que de postes. Les besoins, les communautés, les stratégies sont à chaque fois différentes. Le profil de la personne en poste influera également grandement sur le contenu des missions. Il n’existe donc pas de recettes miracles. Méfiez-vous des discours ambiants, comme dans de nombreux autres domaines ! Le community manager a un vrai rôle à jouer, pour autant qu’on discerne bien sa fonction.

A lire aussi sur le sujet :
Le community management c’est magique
Demain tous experts
Community management : stratégie vs opérationnel ?

Commentaires

  1. celinecrespin
    13 septembre 2010 - 12h15

    « Étant Community manager depuis quelques années, le sujet m’intéresse forcément. Mais l’accumulation de clichés, de billets sans fond et autres coquilles vides me poussent comme beaucoup d’autres à dire stop. Voici quelques raisons de ce raz-le-bol. »

    => Il y a 2 mois, j’ai failli faire un article exactement comme le tien pour les mêmes raisons… Il est d’ailleurs fini à 75% mais toujours dans mes brouillons et je suis ravie que tu ai publié le tien.

    Tout comme toi, je suis #CM depuis quelques années. J’ai commencé officiellement il y a 4 ans, à l’époque où ma fonction était « Responsable communication et communauté »… Au fur et à mesure du temps, ma fonction a évolué mais le coeur même de mon métier est resté le même… Passé ensuite à « Digital P.R » puis transformé en fameuse « Community Manager » pour que mon poste « parle a tout le monde ». Depuis 1 an et demi, c’est l’enfer.. les « community managers » poussent comme des champignons, quelque soit l’age, l’expérience, la formation de départ. Un blogueur depuis 6 mois, avec un compte twitter et un iphone peut devenir CM, stagiaire la plupart du temps ou en CDD… Une banalisation et diabolisation d’un métier qui demande beaucoup + de compétences que l’on ne le croit.

    Bref, tout ça pour te dire merci de cet article salvateur auquel je m’associe bien volontiers :)
    Céline -

  2. Benoit Faverial
    13 septembre 2010 - 12h17

    Merci !

    Je commençais vraiment à me lasser de prêcher dans le désert au sujet de la génération spontanée de Community Managers en herbe !

    Surtout que pour un métier éminemment humain, dégager des constantes est déjà bien assez dur, alors se proclamer expert quand les plus vieux pratiquants n’osent pas parler d’expertise en dehors d’un secteur ou d’une communauté précise …

  3. Modérateur
    13 septembre 2010 - 12h25

    @Céline : oui, tu me fais penser que j’ai oublié un des points que je souhaitais aborder : le métier de Community manager n’est pas du tout nouveau. C’est une évolution de différents postes existant auparavant et utilisant de nouveaux médias… Mais oui, ça fait un peu peur des fois cet écosystème, quand on sait qu’au bout de quelques années on n’a pas du tout fait le tour de la question sur sa propre communauté, alors devenir expert en CM en général en quelques mois, bravo…

    @Benoit : entièrement d’accord. L’expertise en général est à prendre avec des pincettes, encore plus sur ce type de sujet. Reste à savoir ce que l’on nomme expertise, savoir-faire me parait plus juste.

  4. Sophie Gironi
    13 septembre 2010 - 12h33

    Mmmmm, voilà un article qui me plait. J’ai testé malgrè moi l’effet CM sur mon blog la semaine dernière, en écrivant un article expliquant pourquoi je ne vends pas de community management, et j’ai bien senti tout l’intérêt de la blogosphère pour le sujet, mes stats ont grimpé en flèche, j’ai été RT plus en 2h qu’en un mois habituellement, bref, c’est le sujet chaud du moment.
    Ton article rejoint mon ressenti. J’ai l’impression que l’engouement pour le CM est lié à une apparente ‘facilité’ d’exercer ce métier (après tout, tout le monde est sur FB, nan ?) qui séduit les marketeux en devenir. Après tout, il est facile de se dire « Social media expert », vu la jeunesse de la fonction… alors que c’est l’expérience antérieure à cette fonction qui fait toute la richesse du community manager.

  5. FilGB
    13 septembre 2010 - 12h37

    Tiens, voilà un article sur les CM de plus ! Tsss (Je plaisante ;-) )

    Est-ce que les novices de l’Internet possesseurs d’Iphone depuis 3 mois et blogueurs depuis 6 mois peuvent réellement briguer un poste de CM, même en CDD, même en stage ??
    Je reste sceptique.
    Internaute depuis 10 ans, blogueur depuis 7 ans, modérateur depuis 4 ans et plus ou moins webmaster depuis 3 ans, je ne me sens absolument pas capable de répondre aux problématiques qu’une boite pourrait avoir et qui rechercherait qqun pour s’occuper de sa comm sur le web social et avec ses propres collaborateurs. Alors un « noob »… WTF ? Le mec qui réussit est effectivement un sacré communiquant/autodidacte/magicien(/escroc ?, mesdemoiselles, jetez-vous sur lui, c’est l’homme parfait, il vous vendra du rêve.
    Non, sans déconner, après c’est aux recruteurs de ne pas faire n’importe quoi aussi mais quand on ne s’y connait pas dans un domaine, on cherche pas un taff dedans. Pas avant d’avoir eu une formation en tout cas. D’ailleurs si quelqu’un cherche un alternant sur Lyon à partir de septembre 2011 dans le cadre d’une LP Marketing Digital, qu’il me fasse signe ! :D

  6. Matthieu Blanco
    13 septembre 2010 - 12h41

    Ca me fait penser à pas mal de gens qui écrivent « je suis Community Manager ». A chaque fois que je vois ça, je me dis en rigolant, t’imagine si quelqu’un écrivait « je suis Designer Infographiste » ou « je suis Chef de Production ».

    C’est un métier en pleine création et recherche de crédibilité qui transpire inconsciemment jusqu’à dans l’usage des majuscule :-)

  7. Hubert_SENANT
    13 septembre 2010 - 13h22

    Bien le bonjour,

    Tout le monde parle des mêmes sujets. La concurrence entre blogs relativement intense. Aujourd’hui sur les médias sociaux il est de bon ton de se dire community manager… Sur Viadeo, le nombre de webmarketeur s’auto proclamant « CM » est ahurissant.

    Mais cet engouement pour le CM ne reposerait il pas sur du vent ?

    -En regardant mon google analytics, je me suis rendu compte que certains de mes articles étaient plus ReTweetés que lus… Celà en dit long sur l’intérêt réel des internautes pour le contenu…
    -Cette mode qui s’étouffe elle-même… La plupart des entreprises ne sont pas prêtes à recruter du CM… Pour s’en convaincre il n’y a qu’à regarder le nombre d’offres de stage en CM.

    Il y a quelques mois, certains mettaient en cause la pertinence de ces stages/création de poste… Maintenant, je pense que nous sommes tous plus ou moins résignés.

  8. tregor
    13 septembre 2010 - 13h48

    Bonjour,

    Apres avoir lu cet article, ma réponse est claire , vous avez raison on parle trop du community manager et même souvent + en large que « en fond ». On voit peu de retour d’expérience de personne ayant réalisé des actions intéressantes en social media et beaucoup de « à quoi sert le community manager » (même si les actions qu’un CM réalisent dans une société ne doivent pas être copiés car relatives à une communauté spécifique, c’est toujours intéressant).

    Pour ma part j’en ai parlé énormément sur mon blog, à ma décharge , je pense que mon blog me permets surtout d’échanger sur ce métier et sur les difficultés qu’il comporte . Il me permets de ne pas « apprendre par moi même » mais de débattre sur des sujets pour nourrir ma réflexion.

    « la plupart des entreprises ne sont pas prêtes à recruter un CM » –> C’est vrai mais je pense justement que certaines entreprises ne sont tout simplement pas au courant des « charges » que comporte l’élaboration d’une stratégie sur les réseaux sociaux, et que ,en tombant ne serait ce que sur un article sur le community management , cela peut nourrir leur réflexion et peut être leur permettre de se dire qu’un simple stagiaire ne correspondra pas à ce type de poste.

    En tout cas c’est mon avis :)

  9. Yann-Cédric
    13 septembre 2010 - 14h00

    A la lecture de l’article j’ai effectivement été rallié à la cause en moins d’un paragraphe. Tout mon entourage ne fait que me rabâcher les mêmes articles bidons depuis que j’ai mi un nom sur le métier que j’exerce depuis 4 ans sans le savoir. De l’article de blog sur les CM, en veux tu en voilà, à tel point que quand je vois les initiales CM quelque part (même si ça ne parle pas de Community Management), j’ai un mouvement de dégoût automatique.

    En revanche, il aurait été intéressant de parler de la solution qui mettra fin à cet engouement. Selon moi : commencer à montrer les résultats des CM.

    Quel CM peut établir à l’heure actuelle un bilan de son travail sur un / deux ans ? Quand j’ai rejoins la boite pour laquelle je travaille maintenant afin de gérer leur communauté, je leur ai tout de suite fait comprendre que s’ils voulaient un CM, il allait falloir se mettre en tête que les résultats ne seraient pas visibles avant un moment, et qu’il serait difficile de quantifier ces résultats.

    Je pense donc que si on passait outre l’aspect « c’est tout nouveau tout beau et c’est shiny, ça fait du RT » et qu’on s’attardait à montrer un peu aux wanabee CM ou wanahave a CM, les résultats actuels du Community Management, le pot au roses serait découvert, et l’état de grâce qui entoure ce métier disparaitrait. On pourrait dès lors gagner en crédibilité à se dire CM.

    Mais on se retrouve de nouveau devant la problématique ? Comment quantifier les résultats d’un CM? Augmentation du trafic d’un site uniquement ? Augmentation du nombre de membres de la communauté ?

    Pour ma part, j’ai beaucoup de mal à me dire CM en public car j’ai toujours peur d’être pris pour le cliché cité au dessus, blogueur 6 mois et Iphone.

  10. larcenette
    13 septembre 2010 - 14h08

    Je crois que je n’ai rien d’autres à ajouter. Tu mets en lumière ce que ressentent beaucoup de « vieux » community managers. Par vieux, entendre expérimenté et qui font ce boulot depuis un petit moment déjà.
    Je bondis souvent quand je lis des âneries du type « j’ai un blog, je suis community manager ».

    Mais partant du principe que la sélection naturelle fait bien les choses, seuls les vrais CM resteront (j’y crois, j’y crois :))

  11. Michelle
    13 septembre 2010 - 14h32

    Trop juste! J’avoue que je participe parce que je m’intéresse, mais parler QUE de ça me semble un peu (très) lourd..c’est comme les réunions dites médias sociaux où l’on parle que des médias sociaux.. **me tape la tête contre le mur**
    j’adore avoir les retours dessus – bien sûr! – mais d’autre chose aussi :)
    en tout cas, j’adore toujours tes billets :)
    bonne journée et à bientôt,
    Michelle

  12. Priscilla
    13 septembre 2010 - 16h57

    C’est avec des billets comme ceux-là que les vrais CM se démarquent… (C’était la minute « compliment gratuit »…!) Assez d’accord avec ton analyse en tous cas. Mais le métier de CM se « définira-t-il » vraiment un jour ? Les communautés sont tellement en perpétuel changement, autant sur les outils que les pratiques, qu’il semble difficile d’analyser le phénomène en temps et en heure. Sans doute un CM digne de ce nom doit être en perpétuelle adaptation à cela, justement…

  13. Arnaud
    13 septembre 2010 - 17h14

    Merci pour ce billet. Le fait est qu’aujourd’hui, en septembre 2010, vous aurez du mal à trouver quelqu’un qui puisse sérieusement contredire ce que vous avancez.
    Le phénomène de mode autour du terme générique « community manager » est toujours très en vogue et cela va durer encore un certain temps. Pour se démarquer du côté « bling-bling » tendance de la fonction, le seul discours valable à tenir auprès de ses interlocuteurs et prospects devrait être un discours « modeste », désacralisateur, autour de la motivation et des attentes profondes du demandeur, de la spécificité des actions à mener, du temps à investir et des efforts à fournir pour obtenir des résultats tangibles, de la dimension floue du ROI, de sa propre aptitude à être efficace sur une problématique donnée et de l’incertitude qui préside à toute initiative sur les RS etc.
    … Ce qui ne limitera pas les risques malgré tout puisque ce discours « profil bas » risque de devenir à court-moyen terme la seule norme en vigueur :D

  14. Zette
    13 septembre 2010 - 17h30

    Je rejoins Céline Crespin (comme souvent), et le tien sur le fait que le métier n’est pas nouveau, mais c’est plutôt les besoins des annonceurs, marques ou sites qui ont évolué et ont besoin de ce personnage, cette forme humaine et cette présence.
    Et comme on en avait déjà débattu, je crois qu’il faut aussi dire qu’on est CM pour ou chez, parce que c’est vraiment le métier qui s’adapte au site et non l’inverse. Et à nous de marquer nos territoires, laisser nos empreintes chez nos clients.

  15. Anthony
    13 septembre 2010 - 18h04

    Bonjour à tous,
    Je me sens particulièrement visé dans cet article car je m’y retrouve beaucoup, bien que je n’ai pas d’Iphone (c’est vraiment obligatoire ?).
    Oui, je me dis « Community Manager » et je cherche depuis quelques temps un travail de cet envergure.
    Pourtant, j’ai déjà un CDI dans une boîte qui fait autre chose et je n’occupe pas du tout ce poste. Pire, je n’ai jamais exercé en tant que CM. Bouhh !!!

    Pourquoi je me nomme « Community Manager » ?
    Depuis 2-3 ans, j’ai l’impression d’avoir fait le tour de mon métier, pourtant, j’y suis assez bien, j’ai un bulletin de paye tous les mois que beaucoup envieraient et d’énormes avantages (je suis à 1 min de ma maison, 3 min de chez la nourrice, école etc…)
    J’ai maintenant 30 ans, l’impression de tourner en rond, et je suis prêt à perdre tous ce que j’ai mentionné ci-dessus par effet de mode ?

    Absolument pas, je me suis formé à ce métier : 10 ans de net intense à former des communautés, créer des forums, des blogs, des applications, des sites webs, écrire, faire participer les gens, communiquer, participer à des conférences sur Nantes, Rennes, Paris, rencontrer des gens du métier, en discuter avec eux. Une passion qui dévore mon intérieur.

    Et du coup, depuis quelques mois, j’intensifie mes recherches car je me sens prêt. J’ose même écrire sur le sujet depuis peu car je n’arrive plus contenir cette flamme.

    Comme je vous l’ai dit, j’ai 30 ans et je pense qu’à un moment de sa vie, il faut trouver sa voix et savoir se lancer même si ça veut dire baisse de salaire, 45 min de trajet (quasi sûrement) et heures en pagailles.

    En tout cas, bel article et j’espère avoir apporté ma pierre avec mon témoignage.

  16. Julia
    13 septembre 2010 - 18h48

    Merci, maintenant on sait ce que n’est pas un CM. Mais il faudrait encore nous éclairer sur un sujet… c’est quoi un bon CM??

  17. Modérateur
    13 septembre 2010 - 18h50

    @Sophie : oui, j’ai vu passer ton article, très bon d’ailleurs. On est d’accord sur le côté expérience, le métier attire parce qu’il semble aisé. Ce qui n’est pas toujours le cas… Le problème vient quand les entreprises ne savent elles-mêmes pas pourquoi elles ont besoin d’un CM, le serpent se mord la queue quand on ne sait pas définir et prioriser les objectifs…

    @filgb : effectivement, c’est aux recruteurs qu’incombe l’arbitrage !

    @Mathieu Blanco : ah oui, je n’avais pas vu cela comme ça. Va falloir que je fasse attention à mon orthographe ^^

    @Hubert : le nombre de RT dépassant le nombre de lectures, c’est fort. Mais ça vient aussi de l’utilisation de Twitter faite par beaucoup, donner un bel aspect au contenant sans trop se soucier du contenu… Pour la réalité du terrain, les entreprises y viendront un jour. Pas toute, mais sans doute plus. Mais pas avant que les usages soient un peu mieux établis…

    @tregor : pas sûr que ce soit des décideurs qui lisent ce genre d’articles justement. Les lecteurs sont généralement des convaincus, on parle donc un peu dans le vent…

    @Yann-Cédric : rien que le nom du poste peut paraitre ronflant, je te comprends. Pour le bilan, il y a tellement de buts possibles que c’est dur de pouvoir mettre en avant des résultats… Chaque besoin d’entreprise est différent (retours presse, trafic, SAV, notoriété, …), l’idéal serait d’avoir des retours de différentes personnes aux stratégies/objectifs différents. Mais pas facile de lâcher trop d’infos quand on est CM en poste aussi ;-)

    @larcenette : possible… Espérons !

    @Michelle : merci ! :-)

    @Priscilla : il se définira peut-être sous plusieurs autres noms :-D Et évoluera en fonction des outils et réseaux, tu as tout à fait raison. Même si le fond restera le même, tout comme le CM actuel n’est que la suite logique d’autres fonctions (marketing et com notamment).

    @Arnaud : les discours profils-bas sont durs à tenir, ils discréditent l’entreprise, le freelance ou le demandeur d’emploi qui les tient, malheureusement. S’ils étaient réalistes, ce serait déjà pas mal.

    @Zette : être pour, c’est une bonne idée ça. C’est vrai que c’est plus logique.

    @Anthony : non, l’iPhone n’est pas obligatoire, la preuve je n’en ai pas :-) Concernant ton profil, tu m’as l’air de tout sauf de quelqu’un qui n’a pas d’expérience. Le but de mon billet n’est pas de fermer la porte à tous les arrivants, attention. Mais de dire qu’il faut se méfier des discours ambiants, qu’il ne faut pas prendre au pied de la lettre tout ce qu’il se dit et que l’habit ne fait pas le moine. Pour être un bon CM, une base théorique (en com/marketing) est importante. Les autodidactes peuvent également très bien s’en tirer, le tout est d’avoir expérimenté, testé… Et surtout de ne pas prendre la posture d’un expert quand on a jamais travaillé dans un domaine. Je suis fan de séries TV, mais je ne suis ni scénariste ni acteur. Bonne chance pour ta recherche en tout cas ;-)

  18. Jojo4445
    13 septembre 2010 - 19h30

    Bonjour à tous. Je ne peux rien dire de plus, très bon article qui fait tout à fait la part des choses. Je rajouterai que la théorie/conseil n’a absolument rien à voir avec la pratique du community management, il est très facile de faire de beaux petits slides de digital marketing, de social media et de conseiller sur ce que l’on a jamais fait, beaucoup moins de gérer au jour le jour une ou plusieurs communautés sur des plateformes sociales différentes avec toutes les contraintes inhérentes à l’entreprise. Un CM qui travaille pour une marque est aussi le porte-parole de celle-ci et le discours de la marque transparait dans ses propos, ce n’est pas non plus une chose à prendre à la légère et à ne pas oublier. Je pense que le CM doit aussi avoir un réel profil de marketeur pour pouvoir toucher à tous les aspects de son travail et gérer les conflits importants, il doit avoir aussi de l’expérience dans le métier, car ce n’est qu’en faisant que l’on apprend à éviter les pièges récurrents ou non récurrents de ce métier. Je pensais moi même tout connaitre du travail d’un community manager, il s’est avéré que non et que personne ne peut connaitre ce métier sans l’avoir réellement pratiqué.

  19. Jojo4445
    13 septembre 2010 - 19h31

    Bonjour à tous. Je ne peux rien dire de plus, très bon article qui fait tout à fait la part des choses. Je rajouterai que la théorie/conseil n’a absolument rien à voir avec la pratique du community management, il est très facile de faire de beaux petits slides de digital marketing, de social media et de conseiller sur ce que l’on a jamais fait, beaucoup moins de gérer au jour le jour une ou plusieurs communautés sur des plateformes sociales différentes avec toutes les contraintes inhérentes à l’entreprise. Un CM qui travaille pour une marque est aussi le porte-parole de celle-ci et le discours de la marque transparait dans ses propos, ce n’est pas non plus une chose à prendre à la légère et à ne pas oublier. Je pense que le CM doit aussi avoir un réel profil de marketeur pour pouvoir toucher à tous les aspects de son travail et gérer les conflits importants, il doit avoir aussi de l’expérience dans le métier, car ce n’est qu’en faisant que l’on apprend à éviter les pièges récurrents ou non récurrents de ce métier. Je pensais moi même tout connaitre du travail d’un community manager, il s’est avéré que non et que personne ne peut connaitre ce métier sans l’avoir réellement pratiqué.

  20. Benoit Faverial
    13 septembre 2010 - 19h46

    grmbl, j’avais fait un gros commentaire bien détaillé et tout, et mon browser a décidé qu’en fait, non.

    Bon, globalement, j’allais dire que le problème était moins sur les nouveaux arrivants sur le marché que sur la sur-visibilité artificielle de certains. Le Community Management est un métier qui ne peut s’envisager qu’avec humilité et un apprentissage empirique. On ne peut pas être un expert Community Manager, jamais, et personne. On peut le devenir sur les communautés que l’on pratique depuis longtemps, mais jamais globalement, vu que chaque communauté est différente.

    Certains « jeunes » CMs l’ont compris et ont ce recul et cette humilité. D’autres pas, et sont instigateurs de cette sur-médiatisation et cible de ce billet (et d’autres, allez voir le mien de blog, je les rate rarement ces oiseaux là)

    My2C comme on dit ailleurs

  21. vincent
    13 septembre 2010 - 20h29

    En effet ce billet est juste sans tomber dans ils sont pas sérieux les petits nouveaux on vous le dit avec nos 13 mois d’expérience de vieux loups du CM ;-)

    Le problème est lié aussi à l’explosion des web agency qui vendent moins de sites et veulent donc placer plus de CM

    Pour ma part je me suis attaqué au problème de la survisibilité de ce poste qui n’est et ne doit pas être stratégique à part quelques rares exceptions par la fiche de poste de son « supérieur » le gestionnaire des médias sociaux

    http://www.conseilwebsocial.com/index.php/2010/le-community-manager-cache-le-gestionnaire-de-media-sociaux/

  22. Danielito
    13 septembre 2010 - 20h37

    100% d’accord.
    Pour le recrutement du chargé d’animation de la cantine numérique rennaise nous n’avons pas utilisé ce terme ultra rabâché alors que certaines des missions du poste s’en rapprochent.

  23. Marie-Amélie
    13 septembre 2010 - 22h53

    Mais, c’est l’hystérie moi qui me surprend autour de ce métier. Je vous jure je ne la comprends pas, ça génère beaucoup de passion.
    Sur mon contrat, cdi, machin machin, il y a écrit community manager, mais c’est pas forcément comme ça que je me présente quand je parle de mes activités. Je trouve que ça fait couler beaucoup d’encre, réagir excessivement (et vous y participez ainsi que moi en ce moment même même si je m’abstiens le plus souvent).
    Je suis entièrement d’accord sur vos propos quant à la définition du poste. Il m’arrive de bondir quand je lis qu’un community manager doit faire ci ou ça, publier là ou par là.
    J’en veux pour preuve mon secteur qui ne nécessite absolument pas que je passe par twitter : les personnes à qui je m’adresse n’ont pas le reflexe twitter et il serait complètement inutile que j’aille y perdre du temps par là bas, tout du moins pour l’instant. Ce que je développe actuellement pour la société qui m’a recrutée (depuis peu, bouh ouh la jeune !) ne serait absolument pas valable pour une autre boite, les outils que j’utilise ne seraient pas les mêmes, les supports non plus, le projet itou.

    Merci de faire une petit mise au point à ce sujet, et j’ai envie de dire, arrêtons d’en parler ! J’ai envie de dire que c’est un boulot comme un autre et que je n’y mets aucune pointe de snobisme là dessous. Si quelqu’un de ma famille me demande « tu fais quoi » , je lui réponds pas que je suis community manager, je lui explique que je fais le lien entre la société qui m’emploie et les clients présents et potentiels et tout ceci se passe sur internet. Point barre.

    Ceci était un message con comme le jour, simple comme bonjour, mais ça manque parfois.

  24. Camille A
    13 septembre 2010 - 23h17

    Merci pour ce billet (et pour la citation :-) )!

    Comme tu le souligne, le problème réside dans le fait que beaucoup confondent la connaissance de l’outil avec l’apprentissage des usages… Un peu comme les enseignants à l’heure actuelle tu remarqueras : on les jètent devant 30 élèves alors qu’ils n’ont que la maîtrise de l’outil (leur matière de prédilection) et aucune pratique de la pédagogie !

    Ou alors comme au football : si on perd la coupe du monde c’est qu’il n’y a pas Zidane : un joueur peut mener à la victoire toute une équipe…

    Bref, j’arrête avec les analogies de comptoir :-) tu as bien résumé le tout, et comme pour les histoires « d’influence », de nettoyage du web, peut-être que le temps permettra de rendre tout ça plus réfléchi ?!

  25. Michael
    14 septembre 2010 - 3h15

    Bon ce n’est pas la première fois que je lis un billet de ce style. Rien de bien nouveau sous le soleil. Je me rappelle d’il y a 3 ans des grandes discussions sur l’e-branding qui est devenu l’e-réputation et que le marketeur-journaliste a transformé pour lui en e-réputation. L’expert en e-réputation, c’est l’alter-ego du community manager. Et souvent le CM était auparavant EER (expert e-réputation). Mais on peut aller plus loin et réfléchir aux mêmes controverses autour d’anciens nouveaux métiers qui ont fait couler un paquet de cartouches Watermann : responsable SEM, expert SEO, chef de produit stratégie numérique, chef de projet stratégie 360°…

    Il n’y a rien de plus normal que de voir certains se battre pour être le nouveau Robert Scoble ou Seth Godin… français… du community management. Certes c’est restrictif mais combien sont ceux qui aimeraient tant passer à la télé ou à la radio tel un Emery Doligé ou un Versac pour expliquer le beau métier qu’il fait ?

    La chose est entendue. Nous sommes à un pique du métier de community management. Il y a de moins en moins de postes proposés à l’embauche alors que nous sommes début septembre. La mode du community manager passera-t-elle l’hiver ? Rien n’est moins sûr.

  26. Kriisiis
    14 septembre 2010 - 9h34

    Je suis tellement d’accord avec cet article… mais tellement !
    Cela fait du bien de mettre les points sur les (communit) i.

  27. Modérateur
    14 septembre 2010 - 10h17

    @Jojo : oui, l’expérience est forcément la clé. Et effectivement, étant le porte-parole de l’entreprise, il faut être prudent…

    @Benoit : expert de sa communauté, pas de toutes les communautés, je suis bien d’accord. De même pour le côté empirique, à cela près que ce que l’on apprend peut rapidement devenir inutile (notamment au niveau des outils), ce qui rajoute encore à la difficulté et qui oblige à se renouveler en permanence.

    @Daniel : vous avez bien fait !

    @Marie-Amélie : c’est ça qui m’a poussé à réagir. Promis, après j’arrête d’en parler ;-) Pour Twitter, c’est valable pour énormément d’entreprises je pense. A deux/trois utilités près tout de même, à ne pas surévaluer…

    @Camille : j’aime bien les analogies de comptoir (pardon, la vulgarisation), tu peux continuer pas de souci :-)

    @Michael : oui, c’est un débat inhérent à tout nouveau métier. Mais avec une ampleur assez grande tout de même… Et l’expert e-réputation rôde toujours ^^ De moins en moins de poste en ce moment ? A vérifier. Je ne suis pas sûr qu’il y en ai eu tant que ça il y a quelques mois, c’est juste que la caisse de résonance était énorme.

  28. Simon
    14 septembre 2010 - 12h19

    Je pense que c’est aussi le rôle de la communauté web de désacraliser et tenter de comprendre. Ainsi l’interview que j’ai fait passer à Flav permet de comprendre dans le concret en quoi consiste le job de CM, presque heures par heures. J’ai d’ailleurs lancé l’invitation à Kriisiis aussi sur qui je compte pour raconter dans les détails son action.

  29. Modérateur
    14 septembre 2010 - 14h08

    @Simon : exact. Pour l’interview c’est par ici que ça se passe :
    http://www.tribords.com/?interview-blog-du-moderateur

    ;-)

  30. Jean-Baptiste Pennes
    14 septembre 2010 - 18h23

    Tout simplement d’accord. Ça fait du bien de lire cela, on a la sensation de ne pas être totalement fou ou décalé avec ce qu’il se passe actuellement et qui est vraiment dommageable au métier/pratique.

    Il faut faire évoluer les titres et les expertises pour cesser de tout mettre sous le doux nom de CM. Reste à voir quelles expertises sont vraiment indiscutables dans cette nouvelle jungle du web « social », hum…

  31. Michael
    14 septembre 2010 - 18h35

    Bon j’écris à une heure un peu plus décente que mon premier commentaire. A ce que je vois, la fièvre ne m’a pas trop attaqué au niveau de la contenance du discours.
    Je pense qu’il y a un article qui donne des pistes à l’évolution du community manager : http://ebullition.ca/reseaux-sociaux/les-metiers-du-web-social-il-ny-a-pas-que-le-community-manager/comment-page-1/

    Et personnellement, mon poste se situe plus dans la 2e communauté comme community builder plutôt que comme community manager.

  32. Mathieu Denel
    14 septembre 2010 - 20h46

    Ouf! Merci pour cet article.

    De mon point de vue je trouve qu’on parle un peu vite de community management, tous ceux qui en font depuis de nombreuses années sont évidemment d’accord pour dire qu’il ne suffit pas de créer et d’animer une page facebook ou viadeo pour être CM.

    Il est clair qu’en ce moment la plupart des offres de CM sont à pourvoir en stage mais je trouve que c’est bien souvent un nouveau mot qui remplace des postes moins glamour du genre « pige web » ou « rédacteur de news ».

    C’est à mon sens un métier très complexe qui nécessite des qualités humaines et pas seulement des compétences Web 2.0.

  33. Modérateur
    15 septembre 2010 - 10h45

    @Jean-Baptiste : oui, faire évoluer les titres serait bien. Mais compliqué, créer des noms de postes pour si peu de personnes à chaque fois, pas forcément simple…

    @Michael : Je vais lire ça, merci.

    @Matthieu : c’est bien le problème, la vulgarisation du nom de poste qui n’était pas vraiment nécessaire. Il faut croire que « Community manager » sonne mieux que rédacteur web, je me demande bien pourquoi.

  34. Modérateur
    15 septembre 2010 - 10h47

    @Michael : ah, pour ton article, autant se tourner vers l’article original et non la copie ;-)
    http://www.fredcavazza.net/2010/05/13/les-metiers-du-social-media-marketing/

  35. Michael
    15 septembre 2010 - 11h00

    @Modérateur

    Aaaarg ! Je me suis fait possédé :-)

    D’après ce que j’ai survolé c’est quasiment le même article en effet.

  36. Secteur Sud
    15 septembre 2010 - 13h51

    Ah ah ah tout le monde est d’accord avec toi :) Mais c’était bien tenté. Dommage c’est pas encore pour cette fois que le débat avancera :)

  37. Modérateur
    15 septembre 2010 - 14h04

    @Michael : ça arrive :-) L’article original étant très intéressant, le deuxième inspiré du premier reste très bien ;-)

    @Secteur_Sud : c’est le problème de ce genre de billets, commenté par les convaincus. ça revient un peu à prêcher pour sa paroisse, en même temps je vois mal les gens visés venir réagir.

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